Femme-Mère

Durant cette période de ma vie que fut "Passage", je fus  souvent déchirée entre la femme en moi qui désirait donner à elle-même de par le voyage en Europe et la mère en moi de par les situations vécues avec chacun de mes 3 enfants.

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Les confrontations avec fiston et les difficultés vécues par ma plus jeune face à son nouveau programme scolaire, l'intensif international.

À la fin du mois d'août, je vis que chacun me reflétait certains aspects plus forts en moi à ce moment-là où je me posais plusieurs questions.  Gaby:  mon être, liberté et bonheur.  Nico:  ma dualité face à l'argent, ma sécurité intérieure.  Cricri:  ma propre non énergie à me ramasser dans la maison, à y faire du ménage.

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Dès septembre, Cricri éprouva des difficultés à suivre le rythme du programme, elle ratait des journées d'école car se levait avec des maux de ventre.  Je faisais alors mon possible pour l'aider à gérer ce qu'elle vivait, pour voir avec elle ce qui n'allait point.

Je me sentais fatiguée du poids de mes responsabilités parentales, des responsabilités pour les rénovations sur la maison.

De par le désir de Nico de quitter l'école, je vis que je ne me sentais point mauvaise mère, que je lui avais en outre montré les conséquences, guidé au meilleur de moi-même et qu'à lui de faire son choix et d'assumer celui-ci.

Il y eut des soirs où les filles vinrent discuter avec moi dans ma chambre, se vivait alors une belle complicité, de beaux moments.

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J'en voulais à Nico d'être là 24 heures sur 24, à Cricri de ne point se ramasser.  Je vis qu'inconsciemment j'étais dans le "paraître" pour répondre aux attentes que je supposais de mes parents.  mes enfants me reflétaient alors cela dans un contraire. 

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J'avais la crainte que Nico ne prenne point sa vie en main et perdre ainsi du temps.  J'avais la crainte que Cricri cherche trop à dépasser ses limites à l'école pour pas déplaire à son père, à son entourage. 

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Le 6 octobre, je pris conscience que j'avais dit que je trouvais lourde ma responsabilité de mère et là, Cricri soupait chez son père depuis 3 soirs.

Le 12, après une énième confrontation avec Nico, les difficultés que Cricri vivait, j'eus le goût de vendre la maison de par le peu d'aide que je recevais d'eux.  Je me sentais comme si j'avais raté mon rôle de mère avec eux alors que j'avais le rôle presque à temps plein de père-mère depuis 4 ans. 

Je demandai à mon fils de me laisser espace le temps d'une fin de semaine, de se trouver un ami chez qui aller loger.  Je vis que je prenais encore beaucoup sur moi afin que les enfants ne souffrent point, surtout Cricri qui vivait des situations avec son père, et de ses réactions suite à mon hypothèse de vendre la maison.

Inconsciemment je cherchais à contrôler mon fils afin de ne pas être contrôlée par lui.  Je réévaluai avec les enfants le système de tâche et de paie afin de les motiver plus à faire leur part.  Je reçois cadeau de ma grande qui m'offre à déjeuner au restaurant pour mon anniversaire prochain.

Le 17, Cricri s'ouvre réellement sur son vécu scolaire, sa difficulté surtout avec la pression, son manque de temps alors pour elle et relaxer, voir ses amitiés. On prend ensemble la décision de retourner au programme régulier.  Elle se sent bien avec cela.  Le professeur -conseil pour sa part soutien qu'elle a les capacités intellectuelles pour suivre le programme international.  De son côté, son père lui dit qu'elle ne peut pas changer, cela la chamboule et elle choisit alors de continuer.  Son père continue de se mêler de tout cela  sans vraiment discuter avec elle, de comment elle se sentait et écrivit au professeur-conseil.  J'avisai alors le professeur de la situation familiale vécue par ma fille et que le père ne voulait aucune communication avec moi. 

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Le 2 novembre, alors que Cricri continue à éprouver de plus en plus de difficultés dans son programme scolaire. Les maux de ventre le matin reviennent souvent et ainsi que les retards dans ses travaux.  Je lui parlai pour mettre fin à cela, qu'elle arrête de se rendre malade ainsi.  En accord avec elle, ce fut le choix définitif de changer de programme.  Dans les jours qui suivirent je la vis plus sereine avec elle-même et lors d'une rencontre quelques mois plus tard avec plusieurs de ses professeurs qui étaient sur les 2 programmes avec elle, ceux-ci me dirent que cela avait été le meilleur choix pour elle, qu'ils la voyaient beaucoup plus épanouie.

Le 28 janvier, j'eus à nouveau à aider Cricri à gérer ses émotions.  Son père ne voulait pas la prendre avec lui le temps de mon voyage si je ne lui donnais pas une pension pour cela, ni la prendre toutes les fins de semaine si c'était mes parents qui la gardait, il s'en tenait qu'à ses fins de semaine à lui.

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Le 23 février, Cricri revient de chez son père perturbée, son père ne peut la prendre 2 fins de semaine en ligne et lui offrait de "sauter" les fins de semaine avec lui.  Elle reporta alors sur moi sa colère en me disant:  Pourquoi tu travailles pas pour de l'argent? Pourquoi tu t'occupes pas de moi ?

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© lumdam 2004