Argent-2

À la fin de novembre 1998, je constatai que j'avais difficulté à lâcher prise, que je retombais dans des préoccupations matérielles, d'argent surtout.  Je repris donc l'habitude des affirmations sur ce plan-là.

Pourtant je savais qu'à chaque fois que je lâchais prise, il y avait de quoi qui arrivait, tel mon père qui m'offrait alors de travailler quelques jours, donc de l'argent en surplus.

Je me questionnais sur mon cheminement, si j'en faisais assez.  Comment  pouvais-je enseigner les miracles sur ce plan-là si je ne réussissais pas à en créer moi-même ?  Je vis qu'une partie en moi ne croyait pas mériter d'être riche.  J'avais beau regarder les résultats positifs du passé, je trouvais que je n'en faisais pas assez.

Un matin alors que je relisais mes journaux de 96-97, je pris conscience que je demandais du surplus mais qu'intérieurement, je ne me préparais point à le recevoir, encore une fois je trouvais les solutions au cas où.  Et je constatais que mon insécurité financière avait été la raison cachée qui m'avait fait entrer Pierre C. chez moi.

Noël approchait, je regardai tout ce que je pouvais faire avec peu de sous.  De penser au manque d'argent, me ramenait à penser à Pierre C., à cet argent qu'il me devait dans le passé alors que pourtant l'univers m'avait rendu cela et en surplus.  J'eus donc à détacher en moi, ce lien d'argent qui me rattachait à lui.  Je ne voyais que le peu que j'avais pour pouvoir faire des cadeaux à mes enfants. J'étais découragée.

Je me sentais déchirée entre mes désirs de prospérité, d'abondance financière et mes doutes, mes pensées dont je constatai, penchaient plus vers le pessimisme que l'optimisme.

J'eus à regarder ce que j'avais et non ce que je n'avais pas, me dire que cela était temporaire.  Voir aussi l'impatiente en moi.  J'avisai mes enfants de mes moyens plus restreints de cette année-là. Chacun me dit que c'était l'intention qui comptait. Cela m'amena donc à un certain lâcher prise et par la suite, de petits cadeaux, des petites sommes d'argent m'arrivèrent, des solutions comme cadeaux et je pus offrir un beau Noël à mes enfants. 

Je relus certains livres de Kreyon et je notai la phrase suivante:  Vous méritez de vivre dans l'aisance et l'abondance pendant que vous êtes en incarnation.

Dès le début de l'année 1999, à travers diverses situations, tout en travaillant sur moi aussi au niveau de la relation amoureuse, de mon fils, de la cigarette et autres, je pris conscience que j'avais encore de la difficulté à recevoir, même au niveau de l'argent, que je me jugeais alors beaucoup à travers le regard des autres.  J'avais la sensation que l'univers me plaçait en situation de peu d'argent, afin justement de recevoir.  Que lorsque j'en avais en surplus, je n'acceptais aucunement alors de recevoir des autres, surtout des hommes.

Tout doucement au fil du temps, ce que je nommais encore des "dettes" diminuaient.  Et je me faisais encore du souci pour le futur, car il y avait un voyage étude pour ma fille qui s'en venait, ainsi que ma fin de semaine à St-Côme, donc il me fallait de l'argent pour cela.  Pourtant  la suite me prouva que je n'avais point à m'en faire.  Ma fille fit son voyage et St-Côme fut tout simplement annulé de par l'absence des amitiés.

Je confiais souvent mes doutes, soucis au Christ en moi, sur papier aussi.  Je pris conscience que si mes visualisations pour l'argent n'avaient point fonctionné, cela était dû à mon manque de foi, mes doutes qui avaient été les plus forts.

Mes guides me ramenaient sans cesse à regarder ce qui avait fonctionné dans le passé, afin que mon mental ait des preuves, que cela fasse impact en lui.  Il me fut dit aussi, que c'était mon mental qui avait  amené l'idée qu'il me fallait être pauvre pour apprendre à recevoir, que je pouvais défaire cet égrégore-là.

Mon fils ne respectait pas son entente pour le déblaiement de la cour et je fus capable de payer le voisin afin qu'il le fasse.

Tout au long du début de l'année 99, je déclarais constamment que 99 serait année de victoire.  Vrai que cela m'avait réussi en 97.

De par l'échange Internet que je vivais avec Gilles M. et des batailles avec fiston pour l'utilisation de son ordinateur, de la ligne téléphonique, Je demandai alors  l'argent pour un nouvel ordinateur et pour payer une autre connexion internet.  Cela me prit un certain temps avant de comprendre que l'intention derrière ma demande n'était point dans l'amour.  Car lorsque je changeai cela, quelques mois plus tard, une amie me prêta un ordinateur et quelques autres mois plus tard, je m'offris la connexion par câble sur internet.

Je me questionnai, cherchais à comprendre ce qui faisait que souvent je me retrouvais avec aucun sou en poche ou en banque.  Que pourtant, je faisais les actions nécessaires, diminuaient mes "dettes".   Un certain jour, a monté ceci en moi:  Je me punis avec peu d'argent, pour mon manque de volonté envers la cigarette.    Je travaillais à ce moment là, ma dépendance face à la cigarette. 

Je pris aussi conscience que j'avais encore difficulté à ce qu'un homme dépense de l'argent pour moi.  Je me sentais mal que Gilles me téléphone, alors je lui téléphonais aussi malgré mon peu de moyens afin que cela lui coûte moins cher à lui.

Des semaines plus tard, je pris conscience de peur en moi qui pouvait bloquer l'argent, soit que cet argent aille aux enfants plus qu'à moi.  Comme cela avait été le cas durant mon mariage, que je travaillais afin que Marcel se paie plus de choses. Le lendemain, je trouvai que le fait de ne pas avoir d'argent, était alors l'excuse afin de ne pas avoir à m'affirmer face aux enfants et ainsi ne pas revenir dans le schéma qu'ils passent avant mes propres besoins et désirs.  Je vivais une certaine culpabilité de me servir de l'argent pour moi.  Culpabilité de voir la prospérité pour le futur et non le présent.  Encore une fois, Marie-Claire qui se brimait pour ne pas brimer les autres.

Mes affirmations, visualisations se firent par période durant ce temps de ma vie.  Cela n'était point régulier, je refaisais surtout quand les soucis me retombaient dessus.

Je voyais que ma fille aînée aurait bientôt 18 ans, donc que cela impliquerait une baisse des revenus.  Je me demandais comment l'univers y pourvoirait. Ce n'est que des mois plus tard, que l'univers répondit à cela.

Je fis un rêve qui me ramenait des mots de mon ex-mari comme quoi je ne savais pas gérer l'argent, que j'étais trop dépensière.  Cela m'indiquait le pourquoi que l'abondance financière ne rentrait pas encore.

Ce que je ne voyais point à l'époque c'est que bien souvent, ce qui est à se souvenir, c'est de faire confiance et surtout d'être patiente.

© lumdam 2003