Prise de Conscience

28 novembre 2001

Alors que j'en suis à extraire, relire, faire synthèse pour composer, mon âme m'a demandé de sortir aussi les perles cachées de mes 15 ans de mariage afin de m'en libérer.  Cela m'a aussi amenée à voir les perles derrière les années qui ont suivi.  Qu'à travers mon cheminement, la femme blessée en moi par les accusations de mon ex-mari, a cherché à lui prouver que cela n'était point vrai, que cela ne m'appartenait pas.

Dernièrement au tribunal, devant un juge, je l'ai laissé déverser ses accusations, à ses yeux j'étais coupable de tous ses maux.  J'avais choisi de ne point me défendre par amour pour mes enfants, par amour de moi-même afin de couper ce lien restant entre lui et moi, au niveau de l'argent.

Pourtant intérieurement, j'étais encore liée.  En jetant sur papier ce qui a suivi les années de mariage, je ne peux que constater qu'une part de moi a voulu lui prouver, me prouver à moi-même en fait, que je pouvais m'en sortir, être heureuse avec moins de moyens financiers que lui et sans aide de conjoint puisque lui était incapable de vivre seul et s'était rapidement trouvé quelqu'un à peine quelques mois après notre séparation. 

Inconsciemment, je ne me suis point donné le droit à vivre une relation de couple heureuse et avec plus de moyens financiers.  Tout cela  à partir d'une phrase qu'il m'a dite au moment de la séparation, au moment de faire chambre à part et qui était restée inconsciemment gravée en moi. "Que cela était de ma faute si notre mariage n'avait pas réussi de par le fait que j'avais choisi après plusieurs années et 3 enfants, de rester à la maison, de ne plus avoir double emploi en quelque sorte."

Pourtant les années qui ont suivi, nous avons réussi à vivre avec seulement son emploi et l'entente dans notre couple ne fut ni pire ni meilleure que lors des années où j'ai eu emploi quand il avait problèmes de dos ou autres circonstances.

J'aspire maintenant, de tout mon être, à le regarder avec amour et à enlever de mes épaules la responsabilité de sa vie.

J'aspire à intégrer dans mon coeur, que quoi que je fasse, je sois, il trouvera encore à redire et que cela ne m'appartient point.

J'aspire à arrêter de me punir inconsciemment, de me sentir coupable de ses maux.

J'aspire à arrêter de me prouver, de prouver à qui que ce soit, que je peux m'en sortir et faire des miracles avec peu.

J'aspire à me donner le droit à plus.

J'aspire à me libérer entièrement, à arrêter de lui donner encore inconsciemment, du pouvoir sur ma vie.

J'avais beau savoir avec mon mental, qu'il est ce qu'il est, pris dans la matière, malheureux, seul responsable de ses émotions.  La femme blessée en moi, blessures que je me suis infligées inconsciemment et cela pour grandir et apprendre, cette femme-là a réagi par la suite en cherchant à prouver son innocence tout en assumant les faits véridiques.  Cette femme qui tout au long des années de mariage lui criait intérieurement; aime-moi donc, donne-moi les mêmes droits, le même espace que je te donne.  Mais qui, par son non amour d'elle-même ne se donnait pas ses droits-là.

Femme blessée qui a aussi encaissé par amour pour ses enfants en justifiant continuellement  les gestes du père, en prenant encore sur ses épaules même après la séparation afin que les enfants ne le détestent pas, qu'ils apprennent à l'aimer tel qu'il est, car il est leur père et le restera continuellement même si sa façon de les aimer est différente de la mienne.

J'aspire à le regarder avec amour, à penser à lui avec amour et je le remercie d'être dans ma vie, d'avoir vécu avec moi, car de par qui il est, il fut et sera, je continuerai à grandir, à évoluer, à me regarder, à m'aimer.  Car de par mon vécu avec lui, je renais encore et encore de mes cendres pour devenir qui je suis.  Cela m'a permis de développer mes capacités extrasensorielles, aider, grandir, construire, avancer sur mon chemin de lumière.

Il est un maître merveilleux pour moi comme beaucoup d'autres, car me reflète les parties en moi à aimer.

Merci Marcel d'exister.  Merci d'être qui tu es.  Namaste

La femme blessée, c'est une partie de mon ego qui cherchait, espérait, demandait à ce qu'il reconnaisse une partie de ses torts afin de me sentir mieux, être apaisée.  Je cherchais encore à l'extérieur ce que j'avais besoin pour me reconnaître, pour me défaire de mon sentiment de culpabilité, pour me pardonner alors que tout était parfait dans les moments vécus puisque toujours  j'ai agi au meilleur de mes connaissances dans chaque moment présent.

© lumdam 2001