FAIRE FACE AU PASSÉ
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Pour vivre une métamorphose, il est préférable d' identifier ce qui est à transformer. Lorsque je pris conscience en janvier 97, que Pierre C. avait des attitudes semblables à celle de mon ex-mari, je choisis alors de faire face à ce passé en m'observant et en changeant mes attitudes, mes réactions. Durant ce mois, je pris aussi conscience que je me bloquais inconsciemment à vivre une nouvelle relation amoureuse afin que mon fils ne revive point le chagrin vécu suite au départ de Jean C. de l'été précédent. Je déclarai alors qu'il était temps que je vive avec un homme pour savoir aussi où j'en étais rendu dans mon évolution puisqu'il serait alors miroir plus puissant pour moi. À la fin du mois, je prends conscience que je me suis mise en attente d'une rencontre avec un homme. Pierre C repassait souvent et je sentais cela comme un test à savoir si je m'étais détachée affectivement de lui suite à l'aventure de l'automne. Je réalisai que le soir où j'avais couché avec lui, je refaisais le même schéma qu'avec mon ex, j'avais été chercher dans une relation sexuelle du réconfort. La différence était dans la suite car j'avais alors compris que si je revivais des relations avec lui, cela aurait été vraiment pour combler un besoin émotionnel et de tendresse. Déjà une identification de faite. Février : Suite à une situation, une réaction négative avec mon ex à propos d'argent, je pris conscience de ma façon de réagir, que je me sentais encore incorrecte et réagissais alors de façon agressive pour me défendre. Je constatais ainsi que je lui laissais du pouvoir sur ma vie. Je me posais des questions, quelle partie en moi n'était point prête à s'engager dans une relation amoureuse et il en est ressorti que c'était celle qui avait peur, qui craignait d'être dominée, qui craignait de tout donner et de s'oublier. En même temps, mes désirs de tendresse, de partage, de sexualité revenaient très forts en moi. Je constatai aussi que lorsque je discutais avec Pierre C, j'avais la sensation qu'il ne m'écoutait pas. Je me demandai alors si moi-même je m'écoutais, écoutais l'autre. Suite à diverses rencontres avec plusieurs hommes, je remarquai que j'attirais surtout des hommes qui ne m'écoutaient point. Je posai la question et reçus comme réponse que c'était parce que j'en voulais à mon ex de ne point m'avoir écoutée. J'observai aussi dans les jours suivants si j'écoutais les autres de mon côté. Aujourd'hui en décembre 2001, je pris conscience que c'était alors la femme en moi que je n'écoutais nullement. Je demandais souvent où était l'homme pour moi. Je continuais à me regarder face à Pierre C. puisqu'il continuait à passer dans ma vie, je constatai qu'il avait tendance à venir me voir seulement quand ça n'allait pas bien et je compris que je faisais la même chose, je désirais la présence d'un amoureux surtout quand ca n'allait pas bien pour moi. La mère en moi était plus forte que la femme, donc pour moi, les enfants passaient avant moi-même. Je pris aussi conscience que j'avais tendance à trop regarder le passé, pas assez m'ouvrir au futur. Je regardais le train passer au lieu de le prendre. Le 23 février, Pierre C. m'offre de me louer une pièce pour quelques mois. Je lui exprime mes craintes du fait qu'il boit beaucoup et de certaines de ses amitiés, elles aussi souvent en état de boisson. Il me parle d'entraide entre nous pour le temps qu'il sera chez moi. J'en parle aux enfants, ils sont d'accord. Il repasse alors souvent et me donne des trucs pour certaines choses de la maison, il me répare aussi ce qui est à réparer. Je lui dis Oui pour l'arrangement tout en ayant conscience que j'aurai à travailler ma dépendance affective avec lui. Je constatai qu'auprès de lui toute ma souffrance vécue avec mon ex ressortait beaucoup pour s'exprimer. Je travaillais la visualisation des fils relationnels avec lui, un au niveau du plexus (émotionnel) et un au niveau sexualité (fil plus mince). Cela m'indiquait alors ce qui me reliait à lui. Le nettoyage de la pièce qui lui servirait de chambre se faisait doucement, il m'aidait pour cela et m'aidait par le fait même à un certain réaménagement des pièces autour. Il commença à emporter certaines de ses affaires sans aménager lui-même. Su ce plan là, je ne savais pas du tout quand l'aménagement serait effectif, ni à quelle date. Pour moi cela équivalait à me réhabituer à une présence masculine chez moi à chaque jour et à m'écouter, prendre ma place dans mes besoins de solitude et de sorties. Je pris aussi conscience que je voulais (j'avais peur inconsciemment) être reconnue par lui comme étant une amie précieuse. Mars: Pierre me parle d'une soirée retrouvailles pour ceux de la discothèque de mes 18-19 ans. Passé pour moi et souvenir du premier amant. Je partage avec lui des moments de tendresse tout en prenant soin de ne point m'y attacher. Il vient m'aider de temps en temps pour des travaux extérieurs de la maison. Je partage alors repas et soirée avec lui, je joue au backgammon avec lui. Cela me ramenait aux souvenirs des premiers temps avec mon ex. Je me sens aussi comme entre 2 situations, insécure, car autant il passe beaucoup de temps chez moi, autant il n'a pas encore vraiment aménagé comme chambreur. Je regarde où j'en suis rendu dans mon schéma avec lui de par les prises de conscience que je fais. Je me sens déchirée entre le fait de sa présence certains soirs et mon désir de soirée en solitaire. Par moment, sa présence me pèse, surtout quand je me sens dans l'obligation de m'occuper de lui. Je me demande aussi si cela ne vient pas du fait qu'une voisine me disait de ne pas le rentrer chez moi, qu'il me grugerait mon énergie. En même temps je vis lutte de pouvoir avec Nico et soucis financiers. Je pris conscience que j'étais entourée d'hommes que j'épaulais surtout et que cela était dû au fait que je ne me faisais pas assez confiance, je demandais peu d'aide aussi. Je me questionnai beaucoup face à Pierre. Comment réagir avec lui, face à lui, à ces différentes attitudes qui étaient aussi celles de mon ex ? Serge semblait vouloir revenir dans ma vie pour refaire comme avant, même schéma, je dis non à cela et observai la suite. Une certaine journée, suite à une situation vécue avec Pierre, je pris conscience que j'avais alors réagi différemment du passé, pour une fois, je ne m'étais point rabaissée, ni sentie incorrecte. Le 22 mars je m'affirmai une autre fois et changeai ainsi un schéma, c'était la soirée retrouvailles et j'avais refusé de revenir avec Pierre car il était en état de boisson. Je pris aussi conscience après cette soirée, que j'avais attiré la situation par mes pensées de peur que justement un tel état lui arrive. Dans les mêmes temps, à travers le scoutisme, j'eus à faire face à des parents dominateurs et où j'avais à m'affirmer doucement. Et il y avait aussi Pierre L. présent dans ma vie et avec lequel j'avais à m'affirmer au niveau de mon corps, car il voulait coucher avec moi alors qu'il ne m'attirait point. Je me respectais dans cela. Je pris conscience que je prenais beaucoup sur moi la vie de Pierre C, ses états de déprime, etc, je faisais continuellement le pilier pour lui. Je lui donnais des outils mais il ne s'en servait point. De son côté, il voulait que je lise tel ou tel livre, que je devais agir de telle ou telle manière, que je... etc. Il y eut aussi lutte de pouvoir entre lui et Nico, aucun des deux n'appréciait l'autre. Je vécu alors colère après Pierre. Me questionnai si dû au fait que je n'acceptais point attitudes reliées à mon ex. Je pris conscience que ma colère était envers moi-même, je voulais être "correcte" à ses yeux, ne pas être critiquée alors que je savais mentalement que ses critiques lui appartenaient à lui. Je fis face à Pierre, je lui exprimai que je lui servais de pilier et que j'allais voir à transformer cela. Il y eut aussi confrontation avec mon ex à propos de l'indexation de la pension, je reçus une lettre de bêtises. Je vis alors son attachement au matériel, sa rancune à mon égard. J'eus à m'affirmer avec lui de façon à faire prévaloir mes droits et ceux des enfants. Car 2 ans auparavant je ne m'étais point prévalue de tous mes droits afin de ne pas le léser, je savais qu'il ne pouvait vivre avec peu d'argent, je recevais donc le minimum de sa part pour les enfants. Il est vrai qu'à ce moment-là, je m'étais sentie coupable d'avoir briser la famille. Et en même temps Pierre aménageait pour de bon. J'avisai donc l'aide sociale et sortis alors de ce système. Auprès de Pierre, j'exprime ce que je vis, je sors ainsi du schéma dans lequel je m'étais empêtrée avec mon ex, soit de me taire. Une autre voisine est souvent là, je constate qu'elle cherche inconsciemment à me ramener dans un vieux schéma, celui de m'oublier complètement pour continuellement me mettre à la place de l'autre. Je pris conscience aussi que j'attirais des hommes rebelles, vrai que je ne donnais pas le droit à la rebelle en moi de s'exprimer. Je demandai à l'univers d'être libérée des émotions qui me reliaient à mon ex, de me libérer de son énergie et je reçus comme réponse que c'était grâce à cela que justement, en ce moment j'avançais, que cela me permettait, me poussait à aller de l'avant. Je pris conscience que c'était ma peur d'être seule qui avait fait que dans le passé j'avais beaucoup donné à mon ex. Et qu'avec Pierre, je donnais sans voir ma crainte de manquer de tendresse. Je ne m'étais point pardonnée d'avoir été ainsi dans le passé. J'avais encore des émotions du passé à laisser sortir de moi. Je pris conscience que Pierre me parlait de la même façon que mon ex, sans jamais me complimenter, juste voir le négatif en moi. Je me donnai enfin le droit de ne pas être en forme devant les enfants et devant Pierre, ce que je n'avais point fait du temps de mon ex, car si j'étais peu en forme, alors celui-ci l'était encore moins, je devais donc retrouver la forme très vite. Lorsque Pierre me critiquait trop, j'avais alors tendance à me comparer à lui pour me sentir correcte, ne point me rabaisser. C'était ma façon de me défendre, de me rebeller. Financièrement, j'avais réussi à prendre en charge Pierre pour ses débuts chez moi. Avril: Je dus m'affirmer encore plus fortement avec Marcel pour l'indexation, il ne payait pas celle-ci et lors d'une méditation je reçus cette phrase: que je ne pourrai pas toujours le protéger des conséquences de ses actes. Je l'avais pourtant avisé des conséquences s'il ne payait pas en lui envoyant lettre recommandée et me sentant ainsi en accord avec mon âme. Là me restait à mettre à exécution mes droits et porter plainte à la justice. Ce que je fis. Je pris conscience qu'auprès de Serge, Jean, Michel L et Pierre C, j'avais reçu ce que j'avais point avec mon ex, donc que je ne revivais point au complet le même schéma. Pris conscience aussi que j'empêchais la relation amoureuse de par mes paroles. Intérieurement je rêvais d'un amoureux mais lorsque les gens me demandaient si j'avais quelqu'un dans ma vie, je déclarais alors fermement que j'étais très bien seule et nullement pressée d'être avec quelqu'un. Mes paroles annulaient donc mes désirs. Je me mis à beaucoup observer les discussions entre Pierre et moi à propos de mon ex, car il me disait que je parlais très négativement de ce dernier alors que bien souvent c'était lui-même qui amenait le sujet dans les discussions. Juin: Pierre parle de quitter pour le 1er juillet. Je pris conscience que je "fatiguais" face aux arrangements pris en début avec Pierre, que peu d'entre eux se faisaient réellement, qu'il y avait continuellement une excuse de pas l'avoir fait et que dès que j'avais un peu de sous de plus, il me parlait de m'aider sur d'autres choses, d'acheter telles ou telles choses. Il arrêtait facilement de tenir sa parole. J'hésitai à lui reparler des arrangements du début, le remettre face à ses engagements, je me sentais mal de demander cela, puisqu'il m'aidait. Je le fis quand même et nouvel arrangement fut pris qui ne fut point tenu non plus. Je constatai aussi que dans ma maison, à travers divers petits travaux, je terminais des améliorations, rénovations que mon ex n'avait pas voulu faire ou pas fait en disant manquer d'argent pour cela Je vis de l'impatience face à Pierre qui ne me paie pas le loyer comme convenu. J'ai souvent la sensation qu'un nouvel homme ne rentrera dans ma vie que lorsque Pierre aura quitté ma maison. À travers les femmes qui suivent un même atelier que moi, je me revois celle du passé, qui s'écrasait, se refermait dès que le ton montait chez le conjoint. Ma petite eut des mots avec Pierre et alors que celui-ci vient se plaindre de cela auprès de moi, je réussis à lui faire remarquer que lui-même n'avait aucun respect pour mes enfants, ne les appellait jamais par leur prénom. J'étais fière de moi, d'avoir su m'exprimer sur cela au lieu d'encaisser et de rien dire comme par le passé. Je m'affirmais enfin, en douceur, en arrêtant de prendre sur moi les problèmes de Pierre dans ces relations avec mes enfants. Je perçus que nos routes allaient bientôt se séparer, que nos visions de cheminement n'étaient point les mêmes. Un jour, je me suis coupée accidentellement le dessus du pied droit sur une scie de Pierre, je regardai alors la métaphysique de cela. Je me sentais coupable de le faire quitter ma maison, mais surtout je me sentais coupable de lui demander les sommes d'argent que pourtant il me devait. Je n'avais point à vivre ce sentiment. Ce n'était point une faveur que j'avais à lui demander mais le respect d'un engagement. Avec la finalisation de l'hypothèque et de la maison, je pris mes dispositions afin que mon ex vienne chercher ses outils qui étaient encore dans le garage et que cela se fasse avant la signature chez le notaire et qu'il puisse avoir le chèque du montant de sa part de celle-ci. Je riais intérieurement quand il venait car il agissait comme un enfant, incapable de me parler ou de me regarder, pris dans son ego. Je regardais aussi ce à quoi j'avais le droit divin de vivre avec un homme, pour les enfants, pour l'aide, la vision complémentaire tout en regardant ce que j'étais capable d'assumer seule, je voyais alors que j'avais "besoin" de cela pour continuer à grandir. J'avais aussi à apprendre de ne pas avoir peur de demander plus d'aide de la part de Pierre, que c'était ensuite à lui de me dire s'il pouvait ou pas. Je pris conscience que je manquais de joie de vivre, que j'étais trop à la recherche d'un compagnon de vie. Suite à la réponse négative de Marcel pour un échange de lits, je lui en proposais 2 en échange de celui qui servait mon ensemble de chambre, je pris conscience que j'essayais encore de l'aider par différents moyens afin que les enfants soient bien avec lui, mais qu'il ne voulait rien savoir de moi. Il vivait encore colère et haine envers moi, blessé encore dans son ego que j'ai choisi la séparation même s'il était avec une compagne peu après. Je constatai, perçu, qu'il ne voulait que peu avoir les 3 enfants et surtout les avoir en même temps. J'eus un matin, une confrontation avec Nico et j'ai alors réagi différemment de par le passé et j'eus la surprise de voir cela se terminer mieux que les autres fois. À chaque fois que Nico vivait un conflit avec son père depuis la séparation, je le savais dès le retour, car il venait alors me tester durement dans mon amour pour lui. Je regardais encore ce qui bloquait en moi pour l'arrivée du compagnon de vie. Ce ne fut que quelques années plus tard que je pris conscience que le mot "compagnon" pouvait se définir de plusieurs façons, que ce n'était point nécessairement un amoureux pour une vie de couple. Car quelques jours plus tard Michel G. est alors entré dans ma vie et que depuis, il est un compagnon de route, de cheminement dans une super belle amitié. Je pris conscience que je vivais encore des pensées négatives et de colère, du ressentiment envers mon ex, que j'avais cela à travailler et à dépasser afin de me libérer du passé d'avec lui. Je regardai de le voir autrement, de voir au-delà de ses attitudes pour percevoir l'enfant en lui qui avait peur, avait besoin d'argent pour se sentir heureux, rassuré, de son attachement au matériel. Je vis aussi que cela devait le déranger énormément que j'aie réussi à m'en sortir sans lui, à aller chercher une nouvelle hypothèque sans endosseur et lui payer sa part avant la date d'échéance. Et que cela se faisait sans homme dans ma vie, sans emploi, et que les enfants étaient heureux avec moi et moins avec lui. Que j'avais même perdu tout le poids accumulé dans mon corps pendant nos années communes. Pierre de son côté passait un peu plus à l'action pour les travaux promis dont la démolition de murs pour la future chambre à Nico. Je me surprends souvent à rêver, à me voir vivre avec un homme dans la maison, chose que je ne faisais point depuis la séparation. À chaque fois que Marcel téléphone, même si je réponds, il demande à parler aux enfants pour qu'ensuite ceux-ci me fassent un message. 5 ans plus tard, il agit encore ainsi. Le 20 juin j'écrivis ceci: "De par sa façon d'agir, Marcel me démontre que je ne peux lui faire confiance et que j'ai fait une très bonne action d'amour envers moi-même en me séparant de lui, puisque parce que je ne fais pas comme il dit, il enseigne aux enfants à se "foutre" de moi, que je ne suis pas importante et il agit en enfant en faisant comme si j'étais "invisible" à ces yeux. Je sens que lorsque l'homme, le compagnon parfait pour moi sera à mes côtés, les enfants aimeront mieux rester avec nous que d'aller chez leur père. Plus ça va, plus je vois que ce dernier s'enfonce avec ses enfants. D'après certains livres, je devrais considérer mon mariage comme une erreur. Aujourd'hui je sais que par le passé, si j'avais été celle d'aujourd'hui, je ne l'aurais pas épousé, par contre, ce qui m'a permis d'être celle de maintenant, c'est justement le temps de mariage passé avec lui, ainsi que les 3 enfants que nous avons eus ensemble. Et qu'à chaque fois qu'il agit de façon négative envers moi, il me permet d'être encore plus forte. Peut-être qu'un jour il se réveillera, il trouvera la lumière et qu'il viendra vers moi en toute amitié, je bénis d'avance ce jour car ça lui rapportera plus à lui pour grandir. Je lui souhaite de trouver sa lumière au plus vite, de changer de voie, car c'est lui qui se réveillera tout seul et malheureux pour finir sa vie." Je pris conscience au cours de ce mois-là, que je laissais entrer plus souvent des hommes chez moi, des amitiés. Lors d'une discussion avec Pierre, je me suis sentie bousculer et qu'il cherchait à me faire dépenser de l'argent, promettant encore d'autres actions alors que celles du passé n'étaient pas entièrement accomplies. Je pris le temps de méditer sur cela, sur ce que je voulais faire aussi du garage, de ce qu'il représentait pour moi. Je m'affirmai alors avec Pierre et dit non à ces projets qui se voulaient pressants. J'étais fière de l'avoir fait en douceur tout en ne le laissant plus envahir mon espace. J'eus aussi à m'affirmer avec mon ex lorsqu'il est venu chercher ses outils, qu'il respecte les ententes de 2 ans plus tôt. Je pris aussi conscience que même mon fils me reflétait mon ex de par des attitudes et comportements et que je cherchais à le contrôler afin qu'il ne devienne pas comme son père. Je pris conscience à travers certains signes qui me ramenaient au temps avec Jean C. que je m'ajustais continuellement aux hommes de ma vie, que je leur laissais continuellement du temps libre en ne demandant pas ni ne recevant du temps pour moi, que j'avais des miettes de temps avec eux donc peu de vrai partage à ce niveau. Je n'osais pas non plus demander du temps à moi, pour moi selon mes horaires à moi. Je pris conscience que je me bagarrais beaucoup avec Cricri, donc avec la partie féminine en moi, vrai que j'avais passé beaucoup à l'action depuis des mois, donc que la partie masculine s'était surtout exprimée. Il y eut aussi prise de conscience que j'aurais intérêt pour le futur à arrêter de comparer à mon ex les hommes arrivant dans ma vie, d'arrêter aussi de voir en Pierre les attitudes de l'autre. Que c'était plutôt à moi de me définir, de m'affirmer si des attitudes ne me plaisaient point. J'avais aussi à faire le miroir, de relier à moi et non aux autres les actions qui ne se faisaient pas. En quoi, moi-même je ne respectais pas ma parole afin de transformer cela. Je pouvais maintenant oublier le passé et regarder vers l'avant d'un oeil neuf, en créant le futur avec les pensées de chaque jour, de ne point relier constamment le vécu avec Pierre du vécu avec mon ex. Je posai la question à savoir pourquoi j'attirais à moi que des hommes à guider, à qui je servais de pilier et la réponse fut que c'était de par mon attente d'un compagnon pour m'épauler. J'étais revenue en état de manque, ma dépendance affective qui revenait. Juillet: Je fis un bilan de ce que j'avais appris avec Pierre; de recevoir de l'aide et d'accepter une présence masculine chez moi. D'oser faire respecter les ententes, demander de l'aide aussi. À travers diverses pensées d'une revue, je pris conscience que j'avais intérêt à changer mon cadre de références, me souvenir que des moments heureux du passé au lieu de ne voir que ceux malheureux. Ceci afin de me faire arriver du beau. Changer mon cadre de référence au sujet d'une vie de couple, de mes relations amoureuses, relations avec les hommes. Pierre fut de moins en moins présent dans mon temps, il sortait et entrait par la porte du sous-sol et non celle principale. Mon désir de vivre une relation amoureuse me reprend très fort même ma petite regarde les hommes et me demande si ceux-ci me seraient un bon "chum". Je croise plusieurs hommes qui me plaisent, ceci afin d'apprendre à apprécier les moments présents, sans attente. Août: Suite à une situation où je vois que Pierre me reproche des choses dès que je lui demande de respecter les ententes, que j'ai à le servir selon lui parce qu'il m'aide, je regarde alors pour le sortir vraiment de chez moi. J'espère qu'il le fera de lui-même tout comme pendant des années j'ai espéré que mon mari me quitte, je sens intérieurement que j'aurai sûrement à le faire moi-même. Je prends ma décision, observe les signes suite à cela afin de m'assurer que c'est la meilleure pour moi. J'avais à faire attention de ne pas retomber dans le piège de la pitié, de le laisser continuer à vivre chez moi pour pas qu'il soit malheureux. Le dernier jour d'août, je lui fais part de ma décision, qu'il a 1 mois pour quitter. Dans les jours suivant, il ne dort déjà plus chez moi, a apporté des affaires personnelles avec lui. Un jour il vient tout ranger ses meubles dans une autre pièce, quelques mois plus tard je dois les mettre dans le garage et 6 mois plus tard je les donne car jamais il n'avait donné signe de vie ni ne m'avait payé les sommes dues. J'avais remis dans les mains de l'univers ce montant qu'il me devait et au printemps suivant, la somme m'est revenue plus haute de par un remboursement d'impôt. Je pris conscience à travers diverses rencontres que je m'attachais alors très vite aux hommes de par mes doutes aussi d'être aimée pour qui j'étais, que j'avais à apprendre à bien vivre les moments présents sans envisager de futur avec ceux-ci. Mon manque de confiance en moi pour vivre une belle relation amoureuse m'était reflété ici. Il y avait encore ma peur que l'autre veuille me changer, que je ne reçoive aucun soutien de sa part, peur de ne pas trouver dans la relation ce que je désirais y vivre. De par le vécu avec Pierre, j'avais aussi perdu confiance en la parole d'un homme. Je constatai aussi que je vivais une certaine agressivité envers Pierre comme pour me protéger d'un éventuel chantage affectif. J'en venais à douter de moi, si je pouvais aimer un homme pendant longtemps. (Au moment où j'écris cela sur papier me vient ceci: En quoi c'est important ? puisque l'amour se vit à deux et est une relation qui tout comme un jardin demande des soins et de l'entretien de part et d'autre des personnes dans la relation). Lorsque Pierre quitte vraiment la maison, je me sens une fois de plus libérée comme ce le fut au départ de mon ex. Je me sentais prête pour un autre nouveau départ. |
© lumdam 2002