Résumé
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Tout au long des jours, des semaines et des premiers mois qui ont suivi ma séparation, je me suis beaucoup observée dans mon senti. Je profitais des moments de solitude. Il y eut aussi le premier repas du soir, seule, au restaurant. Tout en m'y rendant, j'observais la peur en moi. Mais je fonçais, j'avais choisi de relever le défi et j'en suis ressortie victorieuse, fière de moi. Je continuais de lire la série de Lise Bourbeau, de fouiller dans mon passé afin de trouver les croyances, les peurs qui me bloquaient. Je faisais l'analyse par brides de ma vie. J'expérimentais de me parler, de parler à mes peurs, de visualiser pour le futur, de faire confiance en la vie, en mon pouvoir intérieur. J'y ai vécu des moments difficiles face à l'argent, au jugement des autres puisque j'avais fait le choix de rester à la maison jusqu'en septembre afin d'être là pour les enfants, gérer leur émotions. Cela impliquait donc d'être sur un programme d'aide sociale. Je découvrais aussi mes capacités à réparer des choses dans la maison. Me servir un peu plus d'un marteau et tournevis. Je continuais à me découvrir, relever des défis et fêter les victoires. Il y eut des pas en arrière, mais chacun fut aussi suivi de pas en avant. Je profitais surtout de cette liberté d'Être retrouvée. Je me fixai des objectifs, des buts à atteindre, j'en faisais des listes que je conservais. Tout était expérimentation, découvrir une pensée négative, une peur, une croyance, les transformer et observer les résultats. Demander des récompenses à l'univers pour les pas en avant et voir et recevoir de merveilleux cadeaux. Mon mental avait besoin de ces preuves-là. Je continuais de penser à l'ami qui m'avait fermé sa porte. Je cherchais le moyen de m'aider pour me libérer de mes pensées envers lui. Je me suis mise à écrire à un inconnu. Mes écrits se sont mis à se disperser dans un journal, un cahier et sur des tablettes de papier. J'allais passer beaucoup de temps au bord de l'eau et c'est là-bas que je fus inspirée pour ma première lettre à cet inconnu. Nous étions le 25 mai 95, cela faisait environ 7 semaines que je vivais sans mon mari. Je continuais aussi à décoder les messages de mon corps à travers les malaises physiques, afin de continuer à grandir, à m'aimer. C'est ce que je nomme la métaphysique. Ce fut aussi une période de prises de conscience de ce que je pouvais me faire arriver de par mes pensées et croyances. Et le 23 août fut le début d'une nouvelle aventure, je venais de lire "La Prophétie des Andes". |
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© lumdam 2001