PERLE-1
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Le 8 avril 95, mon mari quitte la maison. Le 10 je me présente à l'aide sociale pour obtenir de l'aide pour subvenir à mes besoins primaires et ceux de mes enfants. J'avais choisi de ne pas retourner travailler pour les premiers mois suivant la séparation afin de gérer les émotions de tout le monde. Ce jour-là j'apprends que ma demande sera étudiée et que j'en aurai des nouvelles seulement le 19 du même mois. Premier coup de la vie, quoi faire ? Je choisis de faire confiance. Le 19 arrive le rendez-vous, j'en ressors en pleurant à chaudes larmes, je me sens humiliée, comment vais-je faire pour arriver à faire vivre mes enfants avec la petite somme qui me sera allouée ? En plus, je n'aurai rien pour le mois d'avril et cela n'ira qu'en mai pour recevoir une somme d'argent. J'ai pas un sou devant moi, je reçois juste une petite somme de mon mari à chaque semaine pour faire l'épicerie en attendant que tous les papiers soient finalisés. À travers toutes les émotions vécues ces jours-là, j'ai pu trouver des peurs, des croyances qui me bloquaient, qui faisaient que je me sentais si humiliée. J'avais demandé de l'aide de mon Dieu intérieur, celui-ci m'a guidée vers des lectures qui m'ont permis de faire des prises de conscience. Au lieu de voir cette situation comme négative, j'en ai cherché les aspects positifs. Je suis aussi allée puiser en moi une confiance, une foi en la vie que je n'avais pas entièrement en moi. J'ai réussi à payer mes comptes, à vivre avec le peu d'argent que je recevais. J'apprenais à ÊTRE au lieu de vivre pour le AVOIR. Cette situation qui au premier abord était dégradante, qui était de vivre dans la pauvreté selon la société, m'a permis de poursuivre mon travail sur moi-même, d'expérimenter la force des pensées, des affirmations, de découvrir ma mission collective en tant qu'âme. J'ai vécu des programmes de réinsertion au travail de par cette aide gouvernementale. Cela m'a permis de découvrir les souffrances des autres et de les aider à voir la vie d'une autre façon pour certains. J'étais à la bonne place, au bon moment tout simplement. Maintenant je suis plus à même aussi de comprendre ceux qui vivent dans certaines conditions de vie. Je fus 2 ans sur l'aide sociale, par la suite la vie a mis d'autres situations qui ont fait que j'ai pu sortir de cette aide sociale. Je n'ai toujours point d'emploi en ce mois de février 2001. Mais la vie prend soin de moi afin que j'accomplisse ce que j'ai à accomplir. Tel est mon chemin pour le moment. © lumdam 2001 |