Voici ce qui s'est vécu avec Coloc durant cette étape-clef que fut "Retour en Arrière":

Novembre 2007

Le 19, nous discutons ensemble sur ce qu'il a vécu suite à un déjeuner qu'il a eu avec son ex-copine.

Le 20, en jasant avec sur une rencontre que j'ai faite, il me dit qu'il a constaté que sa nouvelle copine a des préjugés envers les noirs.

Le 23, il passe une autre journée avec son ex-copine et cela s'avère riche en enseignements pour lui.

Décembre

Le 1er, sa copine est là pour le souper qui est fait par la fille de Coloc avec mon aide.  Ma copine Nadia et moi sommes aussi présentes pour ce souper.  Tout cela ne plaît pas à la copine de Coloc.

Le 2, je vois que j'ai à transformer ma vision envers la copine de Coloc car j'entre en réaction face à elle, à des attitudes de celle-ci.

Le 3, face à celle-ci, je me dis que si lui est prêt à rester dans une relation dans laquelle l'autre ne le respecte pas dans ce qu'il est, c'est alors un problème qui lui appartient.  Je choisis alors de ne plus lui poser de question, ni de lui parler de sa copine afin de m'aider dans un sens à dépasser ce que je vivais face à elle.  J'aurais pu être comme elle sauf que j'avais choisi d'être autrement.

Le 12, Coloc m'annonce que sa copine lui a demandé une pause de leur relation.

Le 24, je vis peine, tristesse, déception car si j'ai pensé à Coloc pour le repas de Noël, lui de son côté s'est acheté de quoi pour réveillonner sans m'inclure pour ce repas.  Je ruminai cela un temps en moi tout en me demandant si je me sentais alors trahie.  Ce n'était point la première fois que je vivais une situation semblable avec lui.  Cela pouvait aussi être qu'il n'y pensait même pas d'avoir ce genre d'attention à mon égard.  (Note:  À l'instant où j'écris ceci, je prends conscience qu'avec Coloc, je faisais le même vieux schéma qu'avec les hommes de ma vie, je les comprenais, les excusais et ne disais point comment je me sentais face à ce qui se vivait.  Rire, en 2008, lorsque j'ai arrêté de faire à manger à Coloc et sa fille, je me suis alors exprimée et pourtant, il n'a pas vraiment écouté ni entendu ce que je disais.)

Le 25, je soupe avec selon ce que j'avais prévu.

Le 29, alors qu'il se prépare à passer la journée avec sa copine en se rasant, monta plusieurs fois en moi qu'il ne voulait point avancer et qu'on allait me sortir du logis.  C'était à suivre.

Le 31, alors que je reçois un ami, Coloc se tient en retrait, ne participe pas à la discussion comme il le faisait avant puisque discussion sur des cheminements.  Il se retira même dans sa chambre.  Sa copine n'était pas restée à dormir et ne fêterait pas le Nouvel An avec le lendemain.  Pour le souper, je ne fis pas de repas commun avec lui car je n'en avais point envie et ni pour le lendemain soir.

Janvier 2008

Le 5, alors que sur le tchat, je trouvais dommage qu'un entre en réaction face aux gens  non conscient, je vis que de mon côté j'entrais en réaction face à Coloc et sa copine, face à leur relation.  Il était vrai que pour moi, Coloc était quelqu'un dans la conscience de beaucoup de choses.  Pourtant je n'arrivais pas à comprendre comment il pouvait se plaire dans ce genre de relation.  Dès qu'il faisait un geste, comme celui de se raser, etc, pour ne pas déplaire à sa copine, j'entrais alors en réaction et je ne m'aimais point ainsi.

J'avais à voir que la saveur de sa copine ne me plaisait point et que j'avais à la "sentir" à travers des gestes de Coloc et de voir aussi que lorsqu'elle venait ici, elle me fuyait aussitôt.

Le 6, j'observai Coloc et sa copine lorsqu'ils se levèrent et je compris alors que je revoyais ainsi Coloc du temps de son ex-femme.  Il attendait sagement sans dire un mot que l'autre lui dise quand elle serait prête.  Il attendait son bon vouloir en quelque sorte.  Je vis que si du temps de son ex-copine je le voyais voulant avancer et cheminer, là, je le voyais redevenir celui qu'il était 10 ans auparavant, se renfermant et n'étant point dans le partage.

Le 8, je vais sentir l'énergie dans sa chambre en y mettant qu'un pied.  Je sens que c'est très lourd et cela m'attriste.  Je me sentais comme si je replongeais dans mon schéma de découragement.  Je me laissais envahir aussi par ce que je percevais de l'arrêt de cheminement de Coloc.  Je tirai les cartes d'intuition et à travers l'une d'elle, monta en moi que c'était comme si j'étais à regarder la vie passée et que je restais là, moi aussi à attendre de quoi.

Le 10, je songeai à Coloc et à sa relation et me vient à l'idée de lui demander d'avoir la fin de semaine qui venait comme repos de sa relation.  Qu'il aille chez elle à la place.  J'avais besoin d'un repos de sa présence à elle.  En soirée je lui en parlai et pus aussi lui partager ce que j'avais observé dont les changements en lui et qui faisaient que je ne le reconnaissais plus.  Ce fut très enrichissant comme échange.  (Note:  Depuis le début de sa relation avec cette femme, elle venait continuellement dormir ici les fins de semaine car chez elle, elle n'avait pas le contrôle de ses enfants qui étaient adultes.)

Le 11, Coloc m'annonce que j'aurai ma fin de semaine et que cela ne faisait point le bonheur de sa copine.

Le 12, elle se venge en se trouvant des activités pour ne pas être avec lui durant la fin de semaine.  Coloc vit alors des réactions et des émotions et il vit qu'il devait discuter avec elle.

Le 13, je constate que Coloc semble vouloir continuer avec sa copine même s'il n'est pas respecté par celle-ci.  J'avais à voir que cela lui appartenait.

Le 17, il se décide à reprogrammer le répondeur plusieurs jours après l'arrêt du courant et il avait fallu que je lui dise de le faire.

Le 20 en discutant avec, il me dit qu'il a rompu avec sa copine.

Février

Le 4, alors que je suis dans la lecture d'un livre, je me pose une question:  de quoi ais-je peur advenant que ce soit Coloc qui paie pour moi diverses choses ?  Je vis que c'était la peur de revivre le vécu d'avec mon ex-mari;  que je serais alors non ok, me faire regarder croche, juger, critiquer sur ma façon de vivre avec l'argent.  J'eus l'impression que j'avais cela à vivre avec lui afin de pouvoir éclaircir, d'indiquer de quelle façon j'aimerai que cela soit géré afin de me sentir mieux là-dedans et de ne point revivre la quête comme cela avait été le cas les dernières années de la maison.

Je vois aussi que le poids que j'avais face à sa copine était aussi que je ne me sentais point respectée par elle tout comme je voyais qu'elle ne respectait pas Coloc et que j'avais alors à vivre, à subir cela car je vivais avec lui et que de mon côté je disais carrément non à vivre ce genre de relation dans ma vie.  Pourtant je vivais cela par intérim en quelque sorte.

Le 5, je discute avec Coloc sur ce que je sens venir comme direction pour ma vie.  Suite à notre discussion, il me dit qu'il voyait que l'on ferait un dernier bout de chemin.

Le 7, je constatai que j'avais du mal à faire confiance à Coloc au niveau financier, pour ce qui était des paiements des comptes alors que dans le fond, j'avais peut-être justement à être là pour l'aider à prendre cette responsabilité.  En fait, je voyais que de 2001 à 2004, je n'avais point accepté avec mon coeur son aide sur le plan financier.  (Je devais lui demander de l'argent au besoin, il n'avait jamais anticipé ou pris d'initiative sur ce plan-là.)

Le 9, je parle à Coloc qu'il pourra débuter de payer la facture du câble et de l'Internet.

Le 11, je vis que quelque part, je craignais que Coloc manque d'argent advenant qu'il paie toutes mes choses, donc crainte de revivre le jugement de l'ex-mari dans sa propre peur d'en manquer en me prenant à charge.  Je demandai à mon âme de m'indiquer clairement mon chemin.

Le 12, je vois que j'ai à dire aussi à Coloc qu'il demande aussi de son côté si son chemin, quelles actions il avait à vivre pour grandir dans notre cohabitation au niveau financier.  J'avais la sensation que Coloc avançait du fait de la cohabitation, que je l'amenais à avancer malgré lui, le schéma de "talonnage".  Que le jour où je ne serais point aussi présente dans sa vie, il n'avancerait pas autant.  Je parlai le soir même à Coloc.

Le 14, je note qu'il ne m'a point reparlé de quoi que ce soit, qu'il étire le temps.

Le 15, j'apprends qu'il a point demandé de son côté et j'ai alors l'impression de revenir 13-14 ans en arrière comme avec mon ex-mari alors que je ne savais point quand exactement il partirait.

Le 16, je discute avec un bon moment.

Mars

Le 3, je lui demande si je lui laisse la facture.  Je vois qu'il ne bouge pas, attend je ne sais quoi.

Le 16, je suis en réaction car son ex-copine dort à l'appartement.  Il reprenait son "pattern" avec elle.  Je songeai même à aller déjeuner avec mes parents et mes tantes sauf que cela aurait été alors de les fuir lui et sa copine.  Je vivais colère envers moi-même de n'être point capable avec l'énergie de cette femme, de cette relation.  Plus tard, je pris conscience que je n'acceptais point l'irrespect.  Je relis mes journaux pour voir où le blocage et je dis à l'univers qu'il était hors de question pour moi de vivre une autre année avec Coloc car je sentais qu'il reculait.

Au retour d'une marche je vois que Coloc est déjà de retour.  Je me fais alors à souper sans lui en offrir car de toute façon c'était dans nos ententes que lorsque sa fille était là les fins de semaine, il faisait à manger.  Je vois aussi que si j'avais attendu qu'il fasse le repas, j'aurais mangé très tard.

Le 17, je discute avec lui en soirée, parle au niveau finance, lui partage mon vécu face à sa copine, lui pose certaines questions et lui exprime ma désolation face à ce qu'il vit d'irrespect dans cette relation avec elle.

Le 25, il me partage qu'il à trouvé drôle de se retrouver seul dans l'appartement pour une soirée et une journée entière.  Il me partagea aussi qu'il voyait le schéma qu'il reprenait avec la copine actuelle et qui s'était vécu avec celle d'avant.

Avril et 1er mai

Le 13, il quitte l'appartement au matin sans dire un mot.

Le 15, alors que j'avais à faire un téléphone pour Coloc, je vois qu'il n'a même pas essayé de le faire de son côté avant.  Je vois aussi que le numéro est sans frais, donc qu'il peut le faire de son travail.  J'avais donc à lui remettre ce qui lui appartenait, soit cet appel à faire.

Le 16, il me dit qu'il a réussi à faire son appel et que cela était de quoi d'avant notre amitié qui lui revenait en pleine face.  Il m'indique aussi qu'il soupera avec sa copine alors que j'ai débuté la préparation du repas.

Le 18, je vois qu'il a de la difficulté avec les nouvelles données sur le plan financier et j'ai peu envie d'avoir à surveiller ou de lui rappeler ce qui est à faire.  En soirée je vis un coup de fatigue quand j'apprends que sa copine dormira ici car elle l'aidera le lendemain à aller s'acheter des vêtements.

Le 19, j'ai vision que sa copine est miroir de mon propre regard sur moi parfois quand j'ai l'impression de ne pas faire grand chose.  (Elle me critiquait quand elle était avec Coloc et trouvait que je faisais rien.  Coloc me redisait cela ensuite.  Rire, il a fait la même chose avec chacune de ses blondes puisque celles-ci avaient difficulté avec ma présence dans sa vie, dans cette cohabitation.)

Le 20, je ne comprenais point pourquoi on m'avait fait vivre des détachements face à Coloc et l'appartement l'année d'avant et que rien ne se plaçait vraiment afin que je quitte.  (Note:  J'avais à voir des schémas subtils avec Coloc que j'ai vu dans les années suivantes et me respecter encore plus dans cette relation, cette cohabitation.  Elle se termine maintenant en 2010.)

Le 24, je constate que Coloc semble perdu.

Le 26, Coloc part pour la journée avec sa copine et je constate que cela me hérisse encore.  Je ne suis pas capable de sentir cette relation, cette femme qui mène tout.  Était-ce à cause de cela que j'étais encore là, que rien ne bougeait pour moi, pour déménager ?

Le 27, je vis "down", colère envers moi-même d'être encore en réaction face à l'irrespect aussi de Coloc à mon égard, à nos ententes dans la cohabitation.  Lorsqu'il rentre en soirée, il ne parle pas et s'enferme dans sa chambre.  Je fais lecture d'un livre et me pose les questions suivantes:  Est-ce cela que j'ai à faire, que de ne plus me préoccuper de Coloc ?  Oui.  De ne plus avoir d'attention pour lui ?  Oui, car il ne sait pas l'apprécier.  Je sème alors pour les "pourceaux" ?  Oui. 

Je n'avais point à craindre qu'il me mette dehors puisque je partirais bientôt.  La vie plaçait tout cela même si je ne voyais rien pour le moment.  Est-ce qu'une part en moi trouvait cette cohabitation sécuritaire et que je craindrais de foncer dans l'inconnu ?  Avais-je donc un manque de foi que mieux m'attend ?  Avais-je l'impression de laisser tomber Coloc ?

Je vis que je n'acceptais point dans le présent d'être encore en réaction face à la relation de Coloc et de ce que sa copine dégageait.  Cet irrespect, désir de changer l'autre qu'elle avait, venait encore me toucher dans ma blessure de mon passé.  Tout cela me fit  vivre un début de conjonctivite à l'oeil gauche.

Le 30, je demande si j'ai terminé avec le logement et cela me dit que oui, que la guérison est terminée.

Le 1er mai en soirée, je discute avec Coloc.  Il me dit qu'il n'arrive pas financièrement et qu'il n'a point d'argent pour l'épicerie du lendemain et qu'il diminuera par la suite la somme convenue pour celle-ci.  Il me partage aussi qu'il vit du détachement face à moi pour le futur, ce qu'il n'avait pas réussi à faire quand j'avais vendu la maison. 

Je trouvai drôle que la veille on m'avait dit que terminé avec le logis et que là Coloc me parle de son détachement.  Je sentis vraiment que je n'avais plus à l'aider au niveau de son évolution.  J'avais à faire aussi un détachement afin qu'il prenne son envol.  J'avais terminé d'être le pilier pour lui au niveau de son évolution consciente.  Je n'avais plus aucun outil à lui apporter.  Il avait tout maintenant et c'était à lui à s'en servir.

© lumdam 2010