Constat

en mars 2010

Alors que je suis à écrire la page pour Imshahel, je ne peux m'empêcher de constater qu'à l'idée que cela aille très vite d'aller vivre avec un homme, à ce moment là, je n'étais absolument pas prête du tout à cela.  Ce n'est qu'en janvier dernier, suite à une rencontre et quelques jours passés avec un homme, que j'ai pu constater, qu'enfin j'étais prête.

Ces derniers jours, en faisant la première lecture de cette autre étape-clef de ma vie, j'ai pu voir et comprendre que même si j'étais guérie en un sens, je craignais d'avancer, de prendre le risque d'aimer à nouveau.  Un peu comme après une blessure physique faite dans une activité.  Que même si le physique est bien guéri, on n'ose pas refaire l'activité par crainte de se blesser à nouveau.  Par crainte d'une blessure potentielle.

À ce moment-là aussi, j'étais trop dans l'attente, à guetter qui serait Avganaé, donc inconsciemment, cela faisait éloigner son arrivée.  Il me fallait absolument  arriver à lâcher prise, garder la foi et ne point me décourager du temps que cela pourrait prendre pour que la rencontre se vive enfin.  Ce que je n'ai pas vraiment réussi à faire à ce moment-là, rire.

À l'époque, même si je voulais quitter la co-habitation et vivait des détachements face à Coloc,  le lien d'amitié qui m'unissait à lui faisait aussi en sorte que je ne voulais point qu'il vive à nouveau un schéma du passé  de par ce que je voyais à travers sa nouvelle relation amoureuse.  Donc, en quelque sorte, j'ai pris sur moi qu'il ne vive pas de blessure au lieu de le laisser apprendre vraiment.  Dans le présent, je vois ce même schéma dans la relation qu'il vit avec une autre, à la nuance que là, il ira vivre avec et devra donc apprendre.  Il est vrai aussi, qu'à ce moment-là, je ne voyais pas non plus un schéma subtil qui était entre lui et moi et que la vie me fit voir dans les années suivantes de la co-habitation.

À l'époque et même après, je ne savais que peu faire la différence entre un homme attiré vers moi pour qui j'étais en tant que femme ou plus attiré par le phare que j'étais, donc le pilier.

À l'époque, j'avais plus de peurs, de craintes de revivre certains schémas, peur que rien ne se place que je me suis alors justement attirée tout cela à travers différentes situations et à travers les hommes croisés.

Alors que je poursuis la lecture pour écrire d'autres pages web pour cette étape-clef, je prends conscience que si je cherchais beaucoup à lâcher prise à cette époque, je le faisais en quelque sorte avec ma tête et non avec mon coeur car je manquais aussi de foi en la réalisation de mes rêves.

© lumdam 2010