Voici ce qui se vécut face au Coloc durant l'étape-clef que fut "Détachements":

Juillet

Le 5, alors que je me lève d'une sieste et que je vois que Coloc est déjà arrivé du travail, je constate qu'une fois de plus, il attend tout simplement que je fasse le repas plutôt que de me demander s'il peut l'avancer ou prendre des initiatives.

Le 9 en soirée, ça brasse fort entre Coloc et sa copine.

Le 15, Coloc part pour la journée et repasse au logis avec une nouvelle copine.  Je discute un peu avec elle.

Le 23, alors que je relisais une certaine étape-clef de ma vie pour écrire des pages web, je pris conscience que pour la "tanière" et le logis actuel, si cela n'avait pas été de moi, Coloc aurait point été vers ces deux logis et ils ne trouvaient pas vraiment de logis..  D'un autre côté, si cela n'avait point été de continuer la co-habitation avec, j'aurais eu un loyer entier à payer.  À l'époque, je ne songeais pas à vivre encore longtemps avec.  Je sentis qu'une clef se trouvait à travers cela sans trop savoir laquelle.

Le 24, il me fait part qu'il trouve très envahissante la présence de Sylvie qui est revenue passer deux à trois jours ici avec sa fille.

Le 25, je reçois émail de l'ex-copine de Coloc.  Je sens alors qu'elle se cherche une béquille tout en lui répondant qu'il n'y a aucun problème pour moi de continuer à lui écrire, lui parler et même la revoir.  En soirée, Coloc chercha à sortir avec sa copine afin de fuir la présence de mon invité mais cela ne fonctionna point pour lui.

Le 26, je reçois d'autres émails de l'ex-copine de Coloc et sens qu'elle a transféré sa dépendance à lui sur moi.  (Note:  Si au départ j'ai senti un état de dépendance, je peux dire aujourd'hui, après avoir repris des échanges avec elle après un long temps de silence, qu'elle a maintenant avancé beaucoup et se prend vraiment en main pour sa vie, son bonheur et que la relation entre elle et moi, n'en est plus une de dépendance.)

Le 28, Coloc part pour la journée dès que sa fille part et il m'indique qu'il reviendra dormir avec sa copine pour la nuit à venir.

Le 31, je vis de la colère face à la vie du fait que Coloc a déjà une autre blonde et que là, se fait promener en voiture alors que je rêve de me balader depuis des années et que je fais de longs temps seule entre deux relations.

Août

Le 1er, alors que je fais un certain regard en arrière, je me demande si je me fis trop sur Coloc autant que lui se fie sur moi, attend après moi pour beaucoup de choses.  Je vois que si je n'avais pas vu la facture élevée pour l'Internet, je n'aurais pas pu lui avancer la somme pour la payer.  Si je ne m'étais pas affirmée, il aurait continué à me laisser payer sa part sans bouger, sans faire les actions qu'il avait à faire.  Si je n'avais pas été là pour Catherine, il aurait assumé ou pas cette visite qu'il m'a refilée ?  Je fis aussi un certain bilan des avantages à vivre avec.  (Voir Bilan-Co-Habitation)

À travers cela, je vis que si à l'époque de la vente de la maison nous avions finalisé un contrat d'entraide entre nous qui datait d'une autre vie, en aménageant dans le logis actuel, nous en avions débuté un autre, soit, que je l'aide pour sa transition avec sa fille.

Je reçus ensuite un email de son ex-copine et il me sembla qu'encore une fois je servais de tampon entre eux, que j'allais réparer des pots cassés parce que Coloc n'avait pas su communiquer.  On aurait dit que ce n'était point la première fois que pour différentes situations, je réparais ses gestes.  Qu'avais-je à faire ?  Je trouvai drôle que cette situation se présente alors que j'en étais à écrire une page web sur notre co-habitation.

Il semblait qu'il était temps pour moi de quitter  la co-habitation afin qu'il assume pleinement ses "bourdes", ses bévues.  Avais-je maintenant à répondre à son ex comme si je ne vivais pas avec lui?  Je demandai aussi à ce qu'on me montre le chemin si je devais quitter la co-habitation.  Je ne pouvais que constater qu'il avait rompu et s'en lavait les mains de la suite et que cela retombe sur moi.  Est-ce que je voyais bien ?

Je répondis à son ex en mettant plusieurs choses au clair avec elle et montrai l'email à Coloc.  Il sembla se laver complètement les mains de tout cela.

Le 2, alors que je continuais l'écriture sur Bob et que j'avais senti à ce moment là que je devais donner de mes choses à Coloc en allant vivre avec Bob, j'eus la sensation dans le présent que justement, je n'avais point à faire cela dans le futur.  Qu'il aurait à se créer sa propre abondance.  Que j'aurai à le quitter en emportant toutes mes choses, que je ne lui dois rien de cela.  Je poursuivi l'écriture et je sentis qu'il m'était demandé justement, pour le jour où je quitterais la co-habitation, que tout sera en place pour ça, que j'aurai vraiment à ne point me soucier de lui, ne point me sentir mal face à lui, que j'ai justement bien assez réparé de bévues et qu'il s'assume entièrement. 

C'était moi cela, je ne voulais point que mon ex-mari soit mal pris suite à la séparation, j'avais donc assumé faible revenu.  Je ne voulais point que Coloc soit mal pris et je m'oubliais donc dans mes désirs de ce que je voulais vivre.  Tout cela était parfait pour que j'apprenne à penser à moi, m'affirmer dans ce que je désirais vivre, réaliser.  (Lorsque Coloc m'a annoncé en février dernier qu'il quittait, rire, lui de son côté, ne s'est pas soucié si je serais mal prise ou pas.  L'univers m'indiquait déjà en 2007, que l'amitié entre nous n'était pas dans le même ordre de grandeur, de priorité, de respect pour chacun de nous. Cela me prit pourtant d'autres situations au cours des 2 ans suivants pour vraiment voir tout cela.)

Le 3, alors que la copine de Coloc lui téléphone, je ris intérieurement car elle avait des attitudes semblables à celles qu'il reprochait à son ex-copine.

Le 5, alors qu'il revient de magasiner avec sa fille et sa copine, je me rends compte qu'il croit que je ne partirai que dans un temps lointain.  Il aurait donc en effet de quoi à apprendre advenant un départ vite de ma part.  Il partit ensuite souper avec sa copine au restaurant et cela ne me surprenait point car ce n'était pas lui qui lui aurait fait à manger.  En soirée, je vis que je ne m'aimais point dans le fait que je n'arrivais pas à me réjouir pour lui qu'il connaisse quelqu'un d'autre, qu'il soit heureux avec.

Je me demandai aussi si avec Coloc, je vivais un schéma du passé.  Je reçus sur les entrefaites un email de son ex-copine qui m'apprit que suite à leur reprise, si Coloc m'avait alors moins parlé de son vécu, c'était parce qu'il craignait de baisser dans l'estime que j'avais pour lui.  Il s'était passé quoi à ce moment-là ?  Avais-je trop été l'amie lui partageant ce que je voyais de sa relation ?  Me vient ensuite la pensée que cela faisait son bonheur à Coloc que je sois encore seule et qu'ainsi je restais alors dans la place pour lui servir de garde-fou pour ses relations et à être là pour voir à la bouffe et plein d'autres choses.

Je vis que si avec son ex-copine il jouait le pilier, il semblait qu'avec la nouvelle, ce soit elle qui dirige et qu'il joue à l'occasion celui qui fait l'enseignant, comme s'il prenait un rôle (enseignant) qui n'était point le sien.  Cherchait-il encore à être comme moi ?  Je demandai à mon âme de m'indiquer la direction, ce qu'il me restait à apprendre avec Coloc ou à lui enseigner à travers cette co-habitation.  Me fut dit que plus rien à lui enseigner, qu'il était temps qu'il se prenne en main et mette en pratique tous les enseignements reçus, qu'il s'assume.  Je demandai où je devais aller et me fus dit que tout était à se mettre en place pour cela et que la vision ne m'était point accessible pour le moment.  Avais-je à poser ou pas des questions à Coloc ?  me fus dit que je n'avais qu'à rester moi-même.  (Rire, j'avais aussi des choses à travailler en moi sur d'autres plans afin que je sois prête aussi à sortir de la co-habitation et cela m'aura pris 2 bonnes années pour retrouver ma foi.)

J'eus l'impression qu'il me fuyait depuis quelques temps.  Il est vrai que c'était son schéma que de fuir pour ne pas affronter, ne point bouger , ne pas faire de pas en avant.  Je relus mon journal intime et eus la sensation qu'il faisait l'autruche comme mon ex-mari l'avait fait car au printemps je lui avais parlé que je sentais que je quitterais et tout comme mon ex-mari, qu'il soit dans l'espoir que je change ensuite d'idée.  Je vis que plus tôt dans la journée, j'avais vu que je vivais avec lui une relation semblable à celle d'avec mon ex-mari.  Que c'était une co-habitation sans amour de couple avec la nuance que l'harmonie était présente avec Coloc et que j'étais libre et qu'il n'empiétait point sur mon espace intime.

Je vis que depuis quelques jours, à travers le travail sur la période-clef pour le site, on me faisait vivre un détachement de la co-habitation face à Coloc et que je n'avais point à me sentir redevable envers lui et de ne point m'oublier.

J'avais l'impression qu'il me fuyait car je lui faisais voir ses lacunes alors que son ego est sur qu'il agit correctement alors que sa communication est vacillante.  Il réglait avec sa tête car selon lui, il fut ok avec son ex-copine mais pas elle.  En soirée, sa fille ne fut point là pour le souper et j'espérais qu'il ne s'attende pas à ce que je lui fasse à manger.  Il était en vacances et j'avais droit à des vacances aussi.  Il quitta le logis dès que sa copine eut fini de travailler et alla manger avec.

Le 7, je me fis à souper sans lui en offrir.  De toute façon depuis un temps, il n'avait même plus la courtoisie de me dire s'il mangeait ici ou pas.

Le 8 je me demandai s'il était temps que je dise à Coloc que je partais et intérieurement cela me dit que non, qu'il risquerait alors de bloquer l'énergie et qu'il le sait qu'un jour je partirai et que j'en avais aussi parlé au printemps et qu'il avait alors vu certains de mes gestes.

Le 10, je me trouvai à montrer à sa copine des photos de vêtements que j'avais faits dans le passé.  Par la suite, au retour de diverses courses, je compris plus clairement ce qui faisais que je ne devais rien à Coloc.  Depuis des années que j'habitais avec, je l'avais invité à se joindre à des activités diverses avec mes amitiés tel Tadoussac, Richmond, des repas au restaurant, des balades, etc.,  alors que lui, de son côté, même s'il était avec quelqu'un ayant une voiture, il ne m'avait  jamais (?) invité à me joindre à eux et il allait manger au restaurant plutôt que de payer de quoi ici et que j'en profite aussi.

Le 12, ma copine Nadia me fit voir aussi que dans le fond, Coloc n'avançait plus vraiment, qu'il n'agissait pas, ne réfléchissait pas comme un homme de 50 ans et qu'il aimait bien être avec une femme contrôlante comme l'était sa copine actuelle, pour ne pas avoir à réfléchir justement.  Me restait à voir comment la vie allait mettre en place mon départ.  Je regardai l'appartement et vis toutes les choses avec lesquelles je partirais. En soirée, je me demandai ce que cette co-habitation avec Coloc, m'avait permis d'apprendre pour grandir, pour évoluer et en dressai un bilan.  (Voir Bilan-Co-Habitation)

Suite à cela je me demandai quelle était mon intention derrière mon désir de quitter la co-habitation.  C'était de réaliser mes rêves et qu'il s'assume encore plus, afin qu'il grandisse sans le pilier que j'étais pour lui.  Je me demandai si, advenant que j'aie une maison seule, que l'argent soit là, est-ce que je l'inviterais à co-habiter à nouveau avec moi ?  Ce fut non.  Pourquoi ?  Parce qu'il était temps que chacun de nous vive sans l'autre, que je ne soit point là pour réparer ses bévues, qu'il puisse faire face à lui-même et apprendre à s'organiser, gérer, etc.  Qu'il travaille par lui-même sans que je lui apporte des outils et qu'il fasse face à ses relations amoureuses sans que je sois son garde-fou, sa barrière sécuritaire.  Était-il une barrière sécuritaire pour moi ?  Non, il payait le loyer car son choix, notre entente.  Avais-je autre chose à voir au niveau de cette co-habitation ?  Non, pas pour le moment.

Lorsqu'il arrive en soirée, j'eus des pensées de crainte qu'il veuille que je parte et je réussis à transformer cela, voir l'irréalité de cela.  Je resongeai aussi qu'en fait, en partant avec mes choses, je ne le laissais point mal pris puisqu'il était supposé avoir placé l'argent de son héritage pour justement s'acheter ce qu'il faudrait quand je partirais.

Le 13 alors que je lisais un nouveau livre acheté sur l'acceptation, je pris conscience qu'une partie en moi n'avait point envie de parler à Coloc de mon vécu des dernières semaines car j'aurais alors l'impression d'être continuellement celle qui "ramenait" les choses à l'ordre.  Le même rôle en quelque sorte que celui que j'avais dans le scoutisme, que je me sentais être la police parmi l'équipe d'animation.  Donc, est-ce que je jouais ou étais-je dans un rôle de mère avec lui ?  Lorsqu'il ne me disait point s'il serait là pour le souper ou pas, s'il rentrerait ou pas, j'avais la sensation de ne pas être respectée.  Était-ce du fait que je faisais les repas surtout ?  Est-ce que je croyais alors qu'il se foutait de moi comme mon ex-mari l'avait fait ?

Je vis que dans son autre relation, je m'étais investie en quelque sorte.  J'entrais en réaction quand l'un ou l'autre réagissait, soit en victime ou en .. ?   Coloc n'assumait point les conséquences de ses actes.  En fait les deux me reflétaient mon ex-mari donc, des parties en moi non entièrement acceptées ?  Je vivais colère de voir que Coloc vivait ce que je désirais vivre, en fait, c'est que je n'acceptais pas que les gens pensent de moi ce que j'ai pu penser de lui à travers ces situations.

Le 15 en soirée, Coloc me fit part qu'il rêvait souvent à Bob, à leurs discussions, etc.  Le matin suivant je vois alors des nuances entre mes amoureux et les copines de Coloc.  Mes amoureux jasaient avec lui, ne se dépêchaient point de m'amener ailleurs alors que pour Coloc et sa copine actuelle, elle l'attendait dehors, ne rentrait même pas me dire un simple bonjour.

Le 17, je vis que cela me faisait bien rire de regarder Coloc aller, il oubliait les bonnes manières depuis qu'il était avec sa nouvelle copine.  Ce soir-là, si je n'avais pas demandé, je n'aurais pas su s'il serait là pour le souper et lorsqu'il partit, il ne me dit même pas un au revoir.

Le 18, je sentis que Coloc me fuyait.

Note:  La copine de Coloc venait dormir chez nous chaque fin de semaine et le voyait un à deux soirs par semaine.  Lorsqu'elle dormait ici, à part dans les premiers temps où elle me jasa un peu, elle entrait ici, me disait bonjour et allait s'enfermer dans la chambre de Coloc.  Elle en ressortait le lendemain matin, me disait bonjour et bonne journée et quittait avec Coloc pour la journée.  Ce rituel à mon égard fut présent durant toute la durée de sa relation avec elle et aussi de celle qui suivit, rire.)

Septembre

Le 5 lorsque je rentre au logis après une journée à aider à la boutique, surprise, Coloc a débuté la préparation du souper.

Le 7, je constate que je suis dans la critique intérieure face à Coloc et sa relation. J'ai donc à transformer cela.

Le 8, je vis colère envers moi-même d'être ainsi dans la critique.  Alors que ce jour-là, Coloc et sa copine s'enferment dans la chambre dès leur arrivée et ressortent ensuite prendre une marche, je prends conscience que je vis une sensation d'injustice.  Que c'est cette blessure en moi qui parlait, critiquait.  Je trouvais injuste que ce à quoi j'avais rêvé de vivre avec l'amoureux, soit les balades, sorties, marches à deux, soient vécues par lui alors qu'il avait rompu avec l'autre que pour sortir avec la nouvelle.  Je lus un peu sur cette blessure dans un livre de Lise Bourbeau et j'eus l'impression que cette prise de conscience venait de m'enlever un poids en moi.

Le 9, alors que je prenais une longue marche pour vivre un répit en quelque sorte de ce couple, je compris pourquoi dès qu'ils arrivaient, ils s'enfermaient.  Les deux me fuyaient car je risquais trop de les mettre face à eux-mêmes.  Ils allaient bien ensemble donc car en me fuyant aussi, Coloc donnait le contrôle de sa vie à sa copine qui aimait avoir le contrôle.  Plus tard, dans ma tête, je triais ce qui était dans le logement, voir ce qui m'appartenait et séparer aussi en deux la nourriture.  Je me préparais doucement à partir que je sentais.  Il restait quoi à arriver pour que cela se fasse ?  Quelles actions avais-je à faire ?  Quelle était ma direction ?

Le 12 en rentrant d'une marche, j'ai message de Coloc sur le répondeur comme quoi il ne rentrera pas souper.  Durant cette marche, j'avais demandé à Mélodie si j'avais terminé mon processus de guérison dans ce logis et elle me répondit que oui.  (Sauf, rire, que j'avais la crainte de me blesser à nouveau)  Plus tard en soirée, je compris que pour Coloc, ce n'était point qu'il ne cheminait plus ou régressait, c'était que nos routes avaient à se séparer maintenant tout simplement.  Que nous avions chacun d'autres étapes à vivre et cela, hors de la co-habitation. 

Le 14, je sentis que j'avais à faire tout doucement mes adieux au logis et regarder si des fils énergétiques m'y rattachaient.  Alors que je me disais que je n'avais aucune boîte indiquant qu'un déménagement approchait, j'eus la pensée ou intuition que l'amoureux me les apporterait et que le déménagement se ferait graduellement, ainsi Coloc pourrait remplacer au fur et à mesure.  C'était à suivre.  Je savais que j'avais à quitter la co-habitation, m'avait été dit que cela serait vite.  Je savais que je m'adapterais vite et je savais qu'en l'espace d'une semaine je pourrais voir à beaucoup de choses et tout empaqueter.  Je ne savais pas où ni quand, ni si avec quelqu'un.  (Du fait que je n'étais pas prête à aller vivre vite avec un amoureux éventuel, mes pensées me faisaient voir les choses qui iraient en graduel et non vite, rire.) 

Le 16, au retour de diverses commissions, je me dis que j'avais à lâcher prise sur les moyens que prendrait l'univers pour que je quitte la co-habitation.  Monta en moi que je serais partie pour ma fête.  C'était à suivre.  (Comme je me suis mise à guetter d'où cela arriverait au lieu d'avoir foi, cela a aussi fait en sorte de retarder mon éventuel départ et c'était parfait aussi car il me restait à voir des choses face au Coloc et à notre relation d'amitié.)

Ensuite, je vis que j'avais aussi à lâcher prise, me détacher de ce que pouvait vivre Coloc avec sa copine, me détacher du fait que je voyais qu'il se voilait la face sur beaucoup de choses, le laisser vivre ce qu'il avait, aurait à vivre avec elle.

Le 20, je me trouvai à faire dégeler et nettoyer le congélateur et il m'aida rendu sur la fin.

Le 30 au matin, alors que je regardais sa relation, l'agissement de sa copine et de ses attitudes à lui lorsqu'elle était là, j'eus l'impression de revoir mon frérot Dan lors de son dernier séjour qui fut avec sa copine.  Je remis aussi à Coloc la responsabilité d'acheter sa caisse de pommes pour que je lui fasse de la compote et songeai que ce serait la dernière fois que je ferais cela pour lui.  (En effet, ce fut bel et bien la dernière fois.)

Octobre

Le 6 octobre alors que je regardais le film "La Prophétie des Andes" et que je me questionnais face à ma vie, je compris que le couple présent et celui d'avant de Coloc étaient le reflet de couples de mon passé en moins intense pour ma part.  La dépendance de son ex était celle de Bernard en quelque sorte et le contrôle de la copine présente était en quelque sorte le contrôle de Bob sur notre relation. 

Le 7, il revient tôt de sa journée avec sa copine et me partage qu'elle n'est point ouverte à la métaphysique, qu'elle n'est point en cheminement conscient en somme.

Le 8, alors qu'il m'aide en journée pour faire sa compote, nous échangeons beaucoup.  Je retrouvai le lien d'avant et je lui fis part de ce que j'avais observé de sa relation, des regards sur moi, de mes réactions aussi.  La journée fut très enrichissante.

Le 10 lorsque sa copine arriva, elle me parla d'un emploi que je refusai.  Au retour de Coloc en fin de soirée, nous avons échangé un peu sur cette situation. (Note:  le fait que je n'avais pas d'emploi dérangeait énormément la copine de Coloc, elle me critiquait car trouvait que je ne faisais rien.  Souvent lorsqu'elle arrivait ici, j'étais en train de tricoter ou de travailler ou juste discuter à l'ordinateur.  Coloc me faisait part des critiques de sa copine, en fait, de chacune de ses copines, rire.  Il n'y eut que l'ex-copine première qui avait réussi à m'accepter de par son cheminement et le fait que je puisse être à son écoute, les deux autres ne m'ont que tolérée et critiquée et avaient hâte que je disparaisse de sa vie.)

Le 12 en soirée, j'échangeai encore un peu avec Coloc.

Le 27, pour une première fois, il va dormir chez sa copine.  Il est vrai que lors d'un échange avec lui, je lui avais demandé un certain congé de sa relation pour une fin de semaine.

Novembre

Le 3 novembre, je vis que depuis que Coloc s'était affirmé avec sa copine en voulant aller dormir chez elle, elle semblait le fuir, ils ne se voyaient point cette fin de semaine et s'étaient point vus durant la semaine. (Rire, elle a surtout cherché à le punir ainsi.)

© lumdam 2010