Durant l'étape-clef que fut "Guérison", la cohabitation avec Stéphanie se poursuivit très bien dans l'ensemble.  J'eus juste à m'affirmer et lui rappeler qu'elle ne pouvait pas utiliser l'ordinateur lorsque j'étais absente, sans me le demander en somme, car c'était mon bien personnel et non pas un bien commun.  Surtout que l'ordinateur était aussi mon outil de travail.  J'eus alors à me regarder dans ce geste car je me trouvais mesquine de demander cela.

C'était surtout lorsque Marie-Pier venait passer du temps, que les choses se corsaient un peu.  Je devais alors demander de baisser le son de leur musique et elles passaient leur temps à se confronter.  Leurs discussions n'étaient pas agréables à l'oreille car des prises de bec bien souvent, des chamailleries sans fin.  Stéphanie avait grande leçon de s'affirmer avec sa soeur aînée qui jouait beaucoup à la mère, presque au dictateur avec elle.

© lumdam 2009