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| Voici ce qui se vécut avec et face à Coloc
durant l'étape-clef que fut "Guérison":
Janvier et Février Le 5 janvier 2006, il me dit qu'il recommencera à travailler dès qu'il aura pu obtenir un rendez-vous avec l'ophtalmologiste et que son frère doit lui poster un chèque. Ainsi il allait pouvoir commencer à me rembourser et à payer à nouveau sa part de nourriture et celle pour sa fille. Tout allait rentrer dans l'ordre pour lui au niveau des finances. Le 12, il me donne une somme d'argent pour débuter les remboursements. le 15, je m'aperçois que j'ai à changer ma vision sur lui car je ne vois que son côté sombre, sa lourdeur. J'ai tout un travail sur moi à faire face à cela. Le 18, j'enlève mes papiers du jeu de sudoku de la table du salon car il en prend continuellement au lieu d'aller s'en acheter. (Il ne m'a jamais posé de questions sur mon geste et ne s'en n'est pas acheté.) Le 21, mon nez bloque, je ne suis plus capable de sentir sa présence, son inertie. Mon corps me dit fortement que j'ai à transformer ma vision de lui. Le 23, je lui parle, lui indique que comme c'est là, je ne l'aide point, il devait faire certaines actions pour recevoir de l'argent et n'avait point bougé et je continuais à payer la nourriture pour lui et sa fille. Je fixai mes limites en lui disant que dans les prochaines semaines, les sommes seraient alors ajoutées sur ce qu'il me devait. Cela le fit bouger et il paya à nouveau sa part de nourriture. Cela avait été délicat pour moi car je retombais dans la pensée de lui être redevable lors des années à la maison alors que justement, on avait eu à se défaire de ce lien de redevance lors de la vente de la maison. L'entente que l'on avait convenue ensuite n'incluait point que je l'endosse continuellement. Cela m'avait fait plaisir lorsqu'il avait eu difficulté financière mais cela ne me tentait point de continuer parce qu'il négligeait de faire des actions. Peu après, il reprit le travail et le 31, je l'avisai que je ne ferai point le repas pour la fin de semaine suivante, qu'il avait à se pratiquer à voir aux repas de sa fille pour quand je ne serais plus là. Il devait apprendre à gérer tout cela. Le 15 février, j'eus encore de la difficulté face à son inertie car il se plantait régulièrement devant moi lorsque je préparais les repas et attendait simplement. J'avais l'impression qu'il attendait après moi pour faire quelque chose ou pour que je m'occupe de lui. Il était le miroir de ma propre difficulté, ma vision de moi alors que j'avais la sensation de ne rien faire de créatif depuis quelques temps. Le 23, je me fais à souper pour moi seule car je voyais bien que si je ne faisais rien pour lui et sa fille, aucun des deux ne prendrait l'initiative du repas. En voyant cela, il quitta l'appartement au lieu de faire à manger pour sa fille et lui. Je sentis que nos chemins auraient à se séparer car je lui servais de pilier et que cela ne l'aidait point à se prendre en main afin qu'il devienne pilier pour lui et ses enfants. Je n'avais point à me sentir coupable de partir vivre avec un autre et je ne sentais point que j'avais à aller vivre seule. Je voyais bien qu'il ne cherchait pas à avancer de lui-même, qu'il se fiait surtout sur moi.
Mars et Avril Le 4 mars, je me questionnai. Qu'est-ce que j'avais, en quoi j'étais à observer chacun de ses gestes pour le critiquer intérieurement ? Pourtant il n'avait point changé en 6 ans. Qu'est-ce qui faisait que ce qui ne me dérangeait point du temps de la maison me dérangeait autant depuis que nous étions en appartement ? Est-ce que je m'étais trop attendu à ce qu'il prenne les responsabilités que j'avais ? Est-ce que je voulais trop me reposer sur lui, qu'il soit pilier face à certaines responsabilités reliées au logement alors qu'il n'en avait point l'envergure, ni la capacité, ni les notions ? Le 12, je vis que cela me dérangeait encore son inertie. Je voyais qu'il avait de la difficulté à rester ancrer à la terre, qu'il était très dans sa tête et que je ne pouvais rien y faire. Il avait tous les outils et je ne l'aiderais point si je le talonnais. Je voyais bien que lorsqu'il était bien centré, l'énergie passait bien entre nous. Je sentais qu'il était temps que nos chemins se séparent, qu'il se fiait trop sur moi pour sa vie face au logement, les repas, occuper son temps inconsciemment. Il était temps pour moi d'expérimenter du nouveau avec un conjoint. La veille, sa copine m'avait invité pour fêter Coloc avec aussi sa fille. Je choisis de refuser car je ne sentais point que j'avais à être là. Ma place n'était point là. Je prenais de plus en plus de recul face à sa vie, on ne partageait maintenant que logement et quelques échanges. C'était terminé les déjeuners et repas au restaurants ensemble ainsi que diverses sorties. Le 14 avril, je lui parle qu'à mon retour d'une commission on pourra laver les fenêtres. Surprise lorsque je reviens, il a déjà débuté.
Juin, Juillet et Août Le 11 juin, nous allons souper à un ancien restaurant et je sens alors que c'est la dernière fois que nous faisons cela ensemble. Le 14, encore une fois, je vois que si je ne fais rien pour le souper, il ne bouge pas pour ses filles. Le 19, son fils lui téléphone pour venir passer quelques jours au logement et il m'en parle. Chacun de nous est d'accord, on dira non. Il est vrai que de mon côté, je n'avais point envie d'un autre "corps mort" dans mon espace. Le 13 juillet, il me donne une somme sur ce qu'il me doit encore. Le 21, il reçoit un téléphone, une grosse somme lui sera envoyée et il pourra alors finaliser de me rembourser dans les prochains jours. Je songeai que cet argent qui lui arrivait pourra lui servir pour acheter meubles et accessoires pour quand je quitterai la cohabitation. Le 1er août, il termine de me rembourser, ne me doit alors plus rien financièrement. |
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