Sébastien

Ce fut le 1er juillet qu'il demanda à son père s'il pouvait venir passer l'été ici car sa mère voulait le flanquer à la porte.  Il travaillait à temps partiel non loin du logis et devait payer sa part de nourriture.  Son père l'avait mis au courant des ententes et du fonctionnement interne de la co-habitation.

Il ne fit pas attention suite à la peinture que je fis dans la chambre de sa soeur qu'il utilisa.  Je dus plusieurs fois faire des retouches et l'aviser.

Autant je fis attention à son horaire de travail et celui de son père pour peinturer la salle de bain afin que chacun puisse utiliser la douche, autant Sébastien ne fit point attention et je dus encore là faire des retouches.

Au niveau du fonctionnement de la cuisine, il ne faisait point attention pour replacer aux bons endroits.  Ensuite, je devais chercher pour trouver mes choses afin de leur faire leurs repas.

Plusieurs fois aussi, il quittait pour aller travailler en soirée sans faire la vaisselle alors que lorsqu'il ne travaillait pas, il la faisait au souper avec son père.  Plusieurs fois, j'eus à lui faire remarquer que ce n'était point à son père à la faire seul lorsqu'il travaillait.

Plusieurs fois au cours de son séjour ici, j'eus à discuter avec lui, éclaircir, afin qu'il comprenne le pourquoi de ce qu'on lui demandait.  Et cela, du fait que Coloc ne faisait point en quelque sorte son travail de père sur ce plan-là, sa grande difficulté à communiquer avec son fils et à s'affirmer avec celui-ci.

Je vis souvent des moments de colère face à lui car c'est comme si je parlais constamment dans le vide.  Il ne semble pas comprendre ce qu'est le respect dans la co-habitation même si j'ai pris du temps pour en discuter avec lui. 

J'avais pris aussi le temps de me regarder, de voir si c'était moi qui était trop intolérante ou contrôlante.  Pourtant c'était normal que mes outils de travail au niveau de la confection des repas soient à leur place et c'était normal que je ne veuille point passer mon temps à faire des retouches de peinture après le temps que j'avais mis sur cela.

Je sentais que je devais être plus stricte encore avec, mettre des limites.  Tout cela m'amène des brûlements d'estomac.  Je me sentais envahie par sa présence, sa non attention de simples consignes.  Être amour, c'était avant tout envers moi-même et pas juste envers les autres.

Je dois encore et encore me fâcher après lui.  Je ne pensais point que je devais éduquer un jeune en début vingtaine après avoir éduqué mes enfants.  J'en avais assez d'avoir à me répéter continuellement.  Je lâchai prise aussi un peu car son temps dans le logis achevait.

J'avais l'impression qu'on me ramenait des schémas d'avant pour voir si j'allais faire comme avant et trouver des excuses aux autres ou si j'allais dire non sans me sentir coupable ou intolérante ou autre.  J'avais élevé mes enfants, j'avais droit de vivre pour moi et d'être respectée chez moi.

Au début de son arrivée chez moi j'avais dû me fâcher car il ne faisait point attention en utilisant mon ordinateur qui était mon outil de travail et sur lequel j'avais plus de 7 ans de données.  Quelques jours après, il avait alors acheté un "routeur" et avait apporté son ordinateur au logis. Peu avant son départ je me fâchai en lui coupant le câble pour l'Internet.  Il quitta alors pour retourner chez sa mère et cela prit un temps avant qu'il vienne chercher son ordinateur.

La co-habitation n'avait que peu été agréable avec lui.

Stéphanie

Durant l'été, elle n'était venue que quelques fois car elle avait des cours de rattrapage à vivre pour son année scolaire.  Je fis plusieurs emplettes avec elle et sa chambre avait été la première à être peinte et décorée à son goût.

La co-habitation se vécut très bien avec Stéphanie.  Elle avait 14 ans et faisait sa part sans trop de difficulté même s'il me fallait parfois la pousser un peu, surtout si sa soeur était là.  L'échange entre nous se vivait très bien et je lui apprenais des choses au niveau de la cuisine.  Elle aimait aussi le fait que je variais beaucoup les menus et apprenait ainsi à travers les nouvelles recettes que j'essayais.

Lors du séjour de Damien, elle apprit beaucoup et eut beaucoup de plaisir à discuter avec et apprendre de nouvelles recettes aussi.

Il avait été entendu avec elle, qu'elle avait la responsabilité de son chat et devait donc y voir aussi advenant qu'elle allait chez sa mère pour quelques jours ou lors de ses camps scouts.  Nous dûmes nous fâcher afin qu'elle vienne le chercher durant le temps des fêtes qu'elle passa chez sa mère car il miaulait sans arrêt et elle retardait sans arrêt son retour au logis.

Il avait été entendu avec Coloc qu'il devait être présent au logis lorsqu'elle n'allait pas chez sa mère les fins de semaine.  Elle était sous sa responsabilité et non sous la mienne.

Marie-Pier

Marie-Pier vint quelquefois dormir au logis selon si elle était en vacances scolaires car elle étudiait alors en Beauce.  Lors de ses passages, je lui transmis beaucoup de recettes qui l'aideraient pour des repas économiques et pratiques.  Elle se fit alors des repas à emporter et je lui donnai des épices.

Elle faisait sa part sans plus.  Elle avait tendance à tout laisser et à dicter les actions à faire à Stéphanie.  Cette dernière avait grande leçon de s'affirmer avec son aînée.

Il y eut des moments où s'était très désagréable qu'elle soit là car c'était alors de la lutte de pouvoir verbalement sous forme de chamailleries constantes entre elle et Stéphanie.

Ni Coloc, ni moi ne voulions co-habiter à temps plein avec elle.  Les rares fois où elle voulut venir passer des semaines ou des étés ici, Coloc exigea qu'elle paie alors sa part de nourriture, une forme de pension et elle allait donc chez sa mère chez qui elle ne paierait rien. 

Nous avions continuellement demandé à Stéphanie si elle voulait recevoir sa soeur lorsqu'elle demandait à venir passer du temps puisqu'elle partageait alors sa chambre avec elle.

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