Fin juin et juillet

Il avait été entendu que pour ce déménagement-ci, Coloc s'en occupait.  Le camion était le même que celui que mon jeune frère avait loué et Coloc lui en paierait la moitié.  Il avait dû voir à trouver un chauffeur car n'avait plus son permis.

Lorsque le déménagement prit fin, il eut beaucoup de difficulté à penser, à agir et à voir au repas de ses aides.  Ils durent donc tous souper assez tard.

Dès le lundi qui suit, il n'est point là pour souper et je dois voir au repas de sa fille qui vivra avec nous en quelque sorte.

Quelques jours plus tard, je lui fais un prêt d'argent.  Les rôles sont inversés en somme et cela fait travailler son ego.

Il m'aide selon ce que je lui demande afin que je puisse peindre le nouveau logis.

Milieu juillet, il reçoit un appel du propriétaire, le chèque a rebondi.  Comme nous ne savons pas encore ce qui a pu arriver, il doit alors s'affirmer face à celui-ci.  Il est conscient de cette leçon.  de mon côté, je me sens mal, est-ce à cause de mon chèque ?  Tout se règle dans les jours suivants et nous connaissons la cause, il manquait un chiffre sur mon chèque, le prêt que je lui avais fait.

Août

En début d'août, il sait qu'il devra s'affirmer avec son fils qui vit avec nous depuis juillet.  Il est supposé agir lors de la fin de semaine où je serai à Maniwaki.  Lorsque je reviens, j'apprends qu'il a envoyé simplement un email à son fils pour lui parler.  Il me dit qu'il a vu des changements suite à cela.

Dans les jours suivants, je peinture sa chambre.  J'avais dû lui dire de tout laver afin que je puisse agir.

Il oublie de payer sa part du camion à mon petit frère, je dois donc avancer la somme à ce dernier.

Sa copine vint faire un tour et je reçois ensuite en émail de merci de sa part.

Dans le milieu du mois, je dois parler à nouveau avec lui à propos de son fils.  Il devra lui reparler.

Le 22 août, monta en moi que lorsque je quitterai le logis, une conjointe sera là pour lui.

À la fin du mois, il parle enfin à son fils, sauf qu'il est beaucoup dans l'émotionnel, l'échange n'est point en douceur.

Sa copine vient passer une fin de semaine et je discute beaucoup avec elle, lui transmets des connaissances.

Tout au long du mois, il m'aide dans divers travaux pour la peinture et décoration du logis selon les actions que je lui demande de faire.  Nous nous étions entendus que j'avançais les sommes pour sa part.  Il payait la peinture et je payais les éléments pour la décoration.

Septembre

En début de septembre, il va passer une fin de semaine chez sa blonde.  Sa fille aussi n'est point là et cela me fait tout drôle de me retrouver seule pour quelques jours.  Lorsqu'il revient, il me partage que sa blonde avait trouvé que je m'étais pas assez occupé d'elle durant sa visite d'une fin de semaine.  Ce n'était pourtant pas à moi à m'occuper d'elle.

Milieu septembre, il va enfin avec sa fille pour des achats pour elle.  Depuis l'arrivée de celle-ci à l'appartement, c'était avec moi qu'elle y allait la majorité du temps et j'avançais les sommes d'argent.  Ce jour-là, il avait enfin découvert qu'il avait des sommes disponibles sur ses cartes de crédit.

Le 15, je rêve de lui.  Dans mon rêve il tentait de m'embrasser et je le giflais aussitôt en lui disant que c'était hors de question, que j'étais pour quitter, mettre fin à la co-habitation.  C'était flou pour le reste du rêve.

Le 29, il apprend qu'il sera en cours en début de semaine suivante pour la finalisation de son divorce.  Il sait aussi qu'il aura à téléphoner au notaire de sa mère pour voir où s'en est rendu dans la succession, dans les sommes qu'il aura à recevoir.

Octobre

En octobre, plusieurs fois, il oublie les ententes à propos de la responsabilité de sa fille.  Plusieurs fois il part sans me prévenir qu'il ne rentrera pas dormir.  J'ai alors à en discuter avec lui, lui rappeler l'entente.

Le 10, je pris conscience qu'avec lui, en échange du toit, j'apportais mes services d'écoute, peintre, cuisinière, etc.

Lors d'une discussion, il me fait remarquer que je me justifie au niveau de mon travail de lumière, comme si je me sentais mal aux yeux de la société de ne pas être dans un emploi normal.

À la fin d'octobre, suite à ma situation financière, je vois que je crains de revivre avec lui, le passé d'avec mon ex-mari advenant que je sois pour un temps, à "son crochet" financièrement.

Novembre

Début novembre, il revient d'une fin de semaine de formation avec un problème à un oeil.  Dans les jours suivants, il doit aller voir un médecin pour cela.  Il avait vécu une petite thrombose.

Il part quand même chez sa copine la fin de semaine suivante et doit ensuite retourner à l'hôpital où il est gardé pour quelques jours car sa pression est trop haute.  Pour moi, c'est une situation d'urgence, donc point grave si je dois voir à la responsabilité de sa fille durant son bref séjour à l'hôpital.  C'est moi qui me retrouve à faire certaines démarches pour lui, aller lui porter certains papiers à l'hôpital aussi.

Après sa sortie, pour son temps de convalescence, il reste des heures assis dans son fauteuil à ne rien faire.  Il est beaucoup dans sa tête.  Je trouve lourde son énergie.  On constate qu'à part le boulot, et dormir, il ne sait pas vraiment quoi faire de lui, ni faire d'activités quelconques.

À partir du moment où il tomba malade, je pris sur moi de payer sa part et celle de sa fille pour la nourriture afin de lui donner une chance et cela sans qu'il ait à me rembourser ensuite.  Il ne m'avait rien demandé.

Décembre

Début décembre, encore une fois il quitte sans m'aviser.  Je me retrouve donc encore avec la responsabilité de sa fille en quelque sorte puisque je ne sais point comment le joindre en cas de problèmes pour celle-ci.

D'un autre côté, je me demande si sa présence continuelle au logis de par sa convalescence n'est point ce qui fait que j'ai des problèmes de respiration, de nez..  Comme si je n'étais plus capable de le sentir de par son inertie.

Je m'en voulais de ne voir que cette lourdeur de son énergie.  Il était vrai que je ne me donnais point le droit d'être ainsi, de retourner alors dans une basse vibration.

À la mi-décembre, je découvre qu'il n'a pas payé depuis 3-4 mois le compte pour l'Internet et la télévision.  J'en paie alors une grande partie car l'Internet est outil de travail pour moi et je ne peux pas prendre le risque de me faire couper ce service.  Je dois ensuite en discuter avec et voir s'il n'y a pas d'autres comptes qui seraient impayés.  La somme que j'ai payée sera notée afin qu'il me rembourse lorsqu'il recevra son héritage.  Par chance, il n'y a que ce compte qui est impayé.

Je constate aussi que cela me dérange de l'entendre respirer au logis car bien souvent il soupire comme pour attirer l'attention et souvent les autres lui demandent alors si tout va bien.  Je n'avais point envie de vivre encore des années avec lui.

Le 23, il peut enfin me donner une certaine somme pour la nourriture.  Je me sens coupable advenant mon départ, de le laisser alors avec un appartement presque vide, qu'il soit ainsi mal pris. 

Je vois que sur d'autres plans, il n'a pas fait les démarches qu'il devait faire.  Cela me désole pour lui car il avait leçon de se prendre en main, de faire preuve d'initiatives et il continuait à lambiner, à ne point agir.

Pour Noël, il paie le repas de restaurant et part ensuite pour quelques jours chez sa copine.

Le 27, je prends conscience que je le critique intérieurement.  Je me sens intolérante face à sa présence dans une même pièce que moi.  J'avais aussi la sensation de revivre les derniers mois d'avec mon ex-mari.  Qu'est-ce qui m'arrivait de le critiquer autant ainsi que la relation qu'il vivait avec sa copine.  Étais-je jalouse ?  Pourtant je ne voulais point vivre le même type de relation qu'il vivait.  Ils se téléphonaient chaque jour.

Ça lui arrive encore de payer un souper dont j'ai parlé de commander et de payer moitié-moitié.  Je me demande si mon inconfort à vivre encore longtemps avec n'est point là pour rien.  Était-il temps pour les deux de passer à une autre étape ?

Le 31, il loue pour une deuxième fois des films, chose rare.  Je constate que ceux-ci ne sont point dans mes goûts, point intéressant pour moi de les regarder.  Il part ensuite encore pour quelques jours chez sa copine.

L'année se terminait et je ne savais point que j'aurais à m'affirmer encore plus avec lui.  À suivre...

Note:  Il avait été clairement entendu entre Coloc et moi, que dans ce nouveau logis, je l'aiderais à retrouver son rôle de père, aider pour la transition en quelque sorte.  Il était aussi entendu que je n'étais aucunement responsable de celle-ci.  J'étais sa coloc et non sa conjointe.

Durant sa convalescence, je me trouvai à lui demander s'il voulait bien construire la crèche pour l'arbre de Noël.  Je m'aperçus qu'il avait peu l'esprit créatif ou débrouillard.  J'eus à lui montrer quelques fois de quelle façon procéder pour cela.  Je lui fournis aussi des copies du jeu "sudoku" que j'imprimais pour moi.  Il ne savait pas vraiment comment passer son temps.

© lumdam 2009