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Voici ce qui s'est vécu avec et face à Cricri entre le 25 juillet 2004 et le 24 juin 2005.
Le 26 juillet 2004, j'écrivis à Cricri pour lui dire que j'étais déménagée et vivais temporairement chez Coloc, que mon téléphone restait le même ainsi que mon émail si elle désirait me joindre dans le futur. Je lui dis que fort possible que je sois sur la route avec mon chum. Je lui dis aussi que même si elle avait fait ses choix face à moi, je l'aimerai toujours et qu'elle resterait ma fille dans mon coeur. Je lui offre de reprendre la communication entre nous. Le 28, je reçois mail d'elle, la colère transperçait, elle m'accusait, cherchait à me faire sentir coupable. Je répondis simplement à chacune de ses questions. Un ami sentit qu'elle appelait au secours à travers ce mail. Le 29, je pris conscience que depuis 3 ans, je voulais garder la maison pour au cas où elle reviendrait, qu'elle retrouve alors la sécurité familiale. Je refaisais le schéma "tribal" de pouvoir compter sur la famille, la sécurité de la base familiale de l'enfance pour Cricri. En soirée j'ai mail d'elle, elle ne veut aucune communication entre nous, me lançait encore plein d'accusations. Je sentis que le mieux était de laisser faire, de ne rien répondre. Je cherchai à cerner l'émotion qui m'habitait durant cette lecture, je constatais tout simplement et voyais bien que je ne pouvais pas obliger quelqu'un à communiquer avec moi si l'autre ne voulait point. J'avais l'impression que mon manque de réaction face à ce mail me montrait que ma blessure était guérie. J'éprouvais de la compassion pour elle puisque son coeur était rempli de rancoeur et que cela ne pouvait pas lui amener un vrai bonheur. Je trouvai drôle le fait que la veille, avait monté en moi qu'elle vivrait un cycle de 7 ans avec son père.
Le 7 août, remonte en moi le mail de Cricri, que j'avais tendu la main pour rétablir la communication, construire et qu'elle m'avait dit non. (Fut annoté plus tard dans mon journal, que c'était loin d'être fini avec elle.) Le 8, j'entendis l'âme de Cricri me dire qu'elle m'aimait alors que sa personnalité disait le contraire, ne voulait rien savoir de moi. Oeuvrer avec l'âme était différent de la personnalité. Le 20, alors que j'étais assise au bord de l'eau et que je regardais une dame avec ses 3 enfants, les larmes coulèrent de moi, je pleurais face à Cricri, elle me manquait. Le 25, je sus par l'entremise d'une de mes tantes, que Cricri était au Cégep de Bois-de-Boulogne, elle était dans deux cours avec mon jeune cousin et lui avait dit qu'elle était ma fille.
Le 20 octobre alors que je suis en France, je rêvai de Cricri et de son père sauf que je ne me souvenais point de ce qui s'y était passé.
Le 4 novembre alors que je suis en Suisse, je songeai que 4 ans et demi auparavant, cela avait été mon premier voyage en Europe et que par la suite Cricri avait parlé de vivre chez son père. Ce deuxième voyage amènerait-il un changement avec elle ? Une autre boucle allait-elle être bouclée ?
Le 3 janvier 2005, je songeai à elle en journée. Le 9, mes pensées furent beaucoup avec Cricri alors que sur un tchat j'aidais une dame dans sa douleur face à son fils adulte qui avait coupé les ponts avec elle. Lorsque je demandai ce que j'avais à faire avec ces pensées, me fut dit de me libérer d'elle, de me libérer de l'espoir de la revoir d'ici quelques années, de lâcher prise sur cela. Le 10, je me dis que c'était de me souvenir des moments heureux avec elle quand je pensais à elle. Le 14, je regardai en moi face à Cricri et en fait, elle avait fait le choix de ne pas aimer ma saveur. Face à mon ex-mari, je vis que je ne m'aimerais pas si j'avais la même attitude qu'il avait eue en amenant notre fille à être contre moi. Le 25 en soirée, je pensai à Cricri et ce furent des souvenirs de joie qui montaient en moi. Je sentis que j'étais sur la bonne voie.
Le 2 février, alors que je voyais sur le tchat des gens s'accrocher à ceux qui avaient quitté, je me demandai si je m'accrochais à Cricri, à son retour.
Le 23 mars, j'achetai une carte de fête pour les 18 ans à venir de Cricri. Lors du repas familial de Pâques, je la fis signer par tous ceux présents et la lui envoyai par la poste pour qu'elle la reçoive pour le 1er avril.
Le 4 avril, je notai que je n'avais rien reçu de sa part, que cela était positif en un sens puisque lors des derniers contacts, je recevais mail de bêtises.
Le 5 juin au réveil, je me souviens que j'avais rêvé d'elle. Je ne pus réussir à me rendormir car je pensais beaucoup à elle. Qu'avais-je fait pour qu'elle me déteste ainsi ? Je l'avais pourtant laissée libre, je sentais que son père était beaucoup derrière cela, qu'il avait entretenu en elle les pensées que j'étais pas ok, que je devais agir de telle ou telle manière pour lui prouver mon amour. Je vis aussi que point juste moi, mais toute la famille de mon côté, son frère et sa soeur aussi, qu'elle reniait, rejetaient en bloc. |
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