Durant le processus de vente de la maison, je vécus que peu d'émotions, d'entrer en réaction avec ma fille aînée.  J'écris quand même sur ce qu'elle a vécu, ce qui a pu se vivre avec elle, car elle me servit d'outil puissant de par sa foi en l'avenir durant ces mois-là et comment la vie plaçait les choses pour elle.

Avril 2004

Le 26, alors que je voyais que j'étais sûrement pour vendre la maison, je me dis que cela ferait peut-être en sorte que Gaby aille vivre plus vite avec son copain.

Le 27, je discute avec elle et cela semblait bon pour elle d'aller vivre avec son copain.  Déjà celui-ci était rassuré qu'elle ait demandé aide sociale le temps de se trouver un emploi.  Je discutai beaucoup avec elle ce jour-là.

Le 28, je rencontrais mon agente de l'aide sociale et me fut dit que j'aurais ajustement en surplus dès que Gaby deviendrait prestataire elle aussi.  Durant la journée, elle fit du nettoyage en fonction de la vente de la maison.

Mai

Le 3, Gaby reçoit un appel pour une entrevue dans les prochains jours suite à une demande d'emploi dans un magasin de Rosemère.

Le 6, Gaby va à son rendez-vous pour l'aide sociale et j'envoyai de la lumière sur tout cela.  Quelques heures plus tard elle revient en me disant qu'elle était acceptée, qu'elle recevra une somme dans les prochains jours même si elle est acceptée pour le poste à temps partiel, selon les heures qu'elle fera aussi.

Le 13 mai, se vit le déjeuner traditionnel mères-filles pour la fête des mères avec ma mère et Gaby.  Au retour, Gaby m'aide à trier des armoires.  En soirée, j'écrivis dans mon journal que par chance qu'elle m'aidait dans les actions pour la maison car Nico ne le faisait point.

Elle passait aussi du temps chez son copain assez régulièrement, surtout les fins de semaine.

Le 17, je dis à Gaby de faire confiance, qu'elle ira sûrement loger chez son copain.  En journée, elle reçut un appel du magasin  de Rosemère, une date d'entrevue était maintenant fixée pour le lendemain après-midi.

Le 18, Gaby m'apprend qu'elle a le poste et débutera une formation la semaine suivante.  Je trouvai cela génial et remerciai l'univers pour elle.  Nous avons alors décidé de fêter cela au restaurant dans les prochaines jours.  Plus tard en journée, elle fit elle-même les trophées pour son site.  Je voyais à travers cela que ma coopération sur celui-ci s'achevait, se terminait.

Le 25, Gaby rentre de chez son copain, fait son lunch et repart alors pour sa première journée de formation.

Le 27, Gaby rejoint son agente d'aide sociale, elle reste encore prestataire pour le moment avec ajustement du fait du temps partiel à son emploi.  Je n'aurai donc aucun changement pour ce que je recevrai de mon côté.  Ce soir-là, elle m'aide à faire le souper et part pour la fin de semaine chez son copain.

Le 30, elle est de retour chez moi et m'apprend qu'elle travaillera plus de 20 heures pour la semaine à venir , presque 30 heures et qu'ainsi elle sortira de l'aide sociale dès juillet.  Tout se plaçait pour Gaby.  En soirée, je notai dans mon journal que ma fille m'était de bon conseil.  Elle me disait que j'avais le choix, que je pouvais décider de terminer mon journal ce jour-là, même s'il restait quelques pages blanches.

Juin

Le 1er, je notai qu'en l'espace d'un mois il s'en était passé des choses, dont Gaby qui s'était trouvé un emploi.  En soirée Gaby me téléphone pour me dire qu'elle restera à dormir chez son copain car un des chats de ce dernier était mort.

La fin de semaine suivante, elle reste encore une nuit de plus.  Elle me téléphone le lundi soir en me disant que la vie la faisait rester quelques jours de plus chez lui.

Le 10, alors qu'elle rentra à la maison, je la sentis lourde avec ses questions , les...  comment vais-je faire ceci, ou cela ?.  Plus tard, je prends conscience que je m'étais laissée envahir, prendre mon énergie par elle alors qu'elle voulait avoir l'ordinateur.  D'un autre côté, elle m'avait déjà donné une somme d'argent pour sa part dans la maison.

Le 13, alors que je discute avec elle, elle me dit que son copain ne semblait pas prêt pour une vie à deux.  Je me demandai alors si je n'étais pas trop dans le contrôle.  À l'intérieur, cela me dit que non, juste d'être patiente, de faire confiance et de lâche prise.  De par cette annonce qu'elle venait de me faire et ma réaction, j'eus la sensation de revivre les dernières tuiles du procès et que je prenais cela avec un grain de sel.

Le 17, Gaby trouve et s'achète un vélo à bon prix qui lui servira pour se rendre au travail les jours où elle dort chez son copain.  De la maison, elle voyageait en autobus.

En journée alors que je faisais un regard sur les années avec cette maison, je vis que par trois fois j'en avais fait le deuil et que je l'avais gardée quand même.  Elle abritait ainsi les miens et Gaby avait eu un toit pour y loger après sa rupture d'avec son premier copain.

Le 28, j'écrivis que d'ici quelques jours, je saurais si Coloc avait un logis;  de leurs côtés, Nico avait endroit pour y rester et pour Gaby aussi, où que ce soit.  Je me dis aussi que leur père existait encore.  En journée Gaby me dit que son copain lui demandait d'attendre à octobre  pour vivre avec.  Comme s'il se sentirait plus près à ce moment-là.  Nous verrions bien à ce moment-là ce que la vie en dirait.  Pour sa part, Gaby savait qu'il pouvait y avoir une place pour elle dans le futur logis de Coloc et aussi chez ses grands-parents maternels.

Juillet

Le 5, j'avise Gaby que j'ai reçu une offre d'achat et qu'elle aura à voir comment elle se logera dans le futur.

Le 9 juillet, je me disais entre autre, que oui, Gaby désirait vivre avec son copain, et que oui, tout cela se mettrait en place.  J'avais aussi à ne point oublier que son copain avait son libre arbitre.

Le  11, je trouvai drôle le parallèle que nos copains à Gaby et moi, avaient peur de vivre à nouveau avec quelqu'un.

Le  13 juillet, je dois annoncer à Gaby que dans le futur logis, nous n'avons pas droit aux animaux, elle devra donc trouver quelqu'un pour prendre soin de sa chatte temporairement.

Le 14, Gaby me dit qu'elle est prête à venir m'aider à nettoyer et porter des boîtes au nouveau logis.

Le 15, j'ai Gaby en ligne sur le net, elle est chez son copain, elle m'apportera des sous et m'indique qu'elle sera chez son copain pour la dernière semaine de juillet dans son entier.

Le 16, elle m'indique qu'elle partira dès le jeudi soir ou même le mercredi pour sa fin de semaine chez son copain et se sera pour une dizaine de jours.  Elle sera donc absente pour le jour du déménagement.  En soirée, je me sentis siphonner par elle et par son frère à travers toutes leurs questions, elle m'aidait pourtant à déménager des boîtes et à nettoyer.

Le 19, mauvaise nouvelle pour Gaby, son copain ne peut prendre sa chatte du fait qu'il a déjà deux chats.  Elle doit donc lui trouver une autre place, détachement à vivre pour elle.  Elle m'indique que dès le lendemain elle m'achètera un clavier neuf pour mon ordinateur puisque Nico allait partir avec le sien.

Le 20, je sus que Gaby prêterait de l'argent à son frère afin qu'il puise payer sa nourriture lors de sa première semaine à Joliette.

Le 21, Nico rencontre son père, pour sa part Gaby n'a nulle envie de faire des pas envers lui.  Pour elle, à travers tout le vécu depuis 2001, le reniement de Cricri envers nous, son père lui a volé sa soeur.

Le 22, je vis que ce serait surtout les meubles de Gaby qui seraient dans ma nouvelle chambre selon l'espace du logis.  De son côté, Coloc me partagea qu'il sentait qu'il avait de quoi à finaliser face à Gaby de par sa présence avec nous temporairement dans le nouveau logis.

Le 24, je déménage tout en laissant la chatte de Gaby dans la maison, nous irons lui donner à manger régulièrement.  J'espère qu'elle pourra vite lui trouver un toit.

Le 25, je demande à des cousins vivant dans la ville à côté s'ils peuvent prendre la chatte et c'est malheureusement non.

 Quelques jours plus tard, elle lui trouva un toit, la grand-mère de son copain était prête à la prendre pour un an.

© lumdam 2007