Nico

Lors de l'étape-clef "Récolte", je parlais dans "Co-Habitation" que mon fils vécut certaines choses en novembre suite à sa séparation d'avec sa copine et le départ de la maison de celle-ci.  Ce ne fut pourtant qu'à la fin novembre que tout éclata, voici ce qui fut:

Le 27 novembre 2003 en fin d'après-midi, Nico me dit:  "j'ai avalé du gaz, je m'en vais, je reviens pas".  Il tenta aussi de téléphoner à sa soeur Gaby pour lui dire la même chose sauf que celle-ci n'était pas chez elle.  Il quitta la maison et revint en soirée tout trempé par la pluie et alla directement se coucher.  Je passai la soirée à me tracasser pour lui, son état de déprime tout en voyant qu'il ne voulait pas s'aider, faire des efforts pour cela et qu'il n'était point réceptif à ce que j'aurai pu lui dire.  Je demandai à Dieu de l'aider à voir la lumière.

Le 28 en début de journée, je vécus une baisse d'énergie de par mes inquiétudes pour mon fils.  Je fis des recherches sur Internet afin de trouver de l'information, des outils.  En soirée, il démonta le lit de son ex-copine, le changea de pièce et remonta son propre lit.  C'était un pas d'avancement pour lui dans son étape de deuil.  Par la suite il  sortit avec un copain.

Le 29, je sus qu'il avait discuté avec ma copine Nadia et celle-ci me fit part de son étonnement de constater que Nico était conscient  qu'il avait un sentiment de rejet à dépasser.

Le 30, Nico choisit d'aller au CLSC pour voir une intervenante.  À son retour je lui demandai s'il avait reçu des outils.  On l'envoyait simplement voir un médecin pour une évaluation mentale afin que celui-ci le dirige vers un psychologue.  Je vivais une certaine colère en moi face au système qui ne lui avait donné aucun outil pour l'aider vraiment d'ici la visite au médecin.  Je jasai donc avec pour lui expliquer ce qui se passait dans son corps du fait qu'il ne dormait plus ni ne savait quand manger.  Il choisissait enfin d'être à l'écoute.  Je lui transmis aussi divers outils de relaxation.  Je  pus trouver une voiture pour que le lendemain  il puisse voir un  médecin.  Je demandai à ses guides de l'aider, je faisais au meilleur de moi-même pour ma part.  Ce soir-là, ce fut long pour m'endormir, comme si j'attendais le moment de sentir Nico qui se détendait pour me laisser aller au sommeil.

Le 1er décembre, j'amenai Nico à la clinique et le laissai entrer seul voir un médecin puisqu'il était maintenant majeur.  Je l'avais conseilléi afin qu'il explique au mieux au médecin ce qu'il vivait face à son manque de  sommeil et son manque d'appétit.  Il ressortit du bureau avec un papier pour aller voir un psychologue et une boîte d'anti-dépresseurs, aucun outil de plus, ni explication sur ce qui se passait vraiment dans son corps.  Nico vit très bien que je bouillais de colère.  J'en voulais au système qui donnait tout de suite des anti-dépresseurs alors que d'autres alternatives existaient et que Nico avait eu surtout besoin de comprendre ce qui se passait en lui et amenait ses divers troubles de sommeil et d'appétit en son corps.  Le dialogue s'ouvrait doucement, je lui expliquai en quoi je n'étais point d'accord pour les anti-dépresseurs et que d'un autre côté, il avait le choix selon ses croyances à lui sur la manière de se sortir de son état dépressif.  Je lui transmis ensuite plusieurs outils de mieux-être, lui expliquai le fonctionnement de ses pensées, émotions, etc.  Tout au long du reste de la journée, Nico vint souvent me parler pour me demander  une certaine compréhension, ce qu'il pouvait faire pour transformer ses pensées, faire des choses pour lui, etc.  Il semblait vraiment vouloir avancer et faire des pas, des efforts.  Il lut attentivement aussi ce qui pouvait se vivre dans son corps en prenant les anti-dépresseurs.  Durant la journée, il vida sa chambre des effets restant de son ex-copine, changea aussi la disposition de celle-ci et me parla de continuer la rénovation, faire la peinture et du coût de tout cela. Il me demanda aussi si Bob le jugerait.  Je fis de mon mieux afin que Nico ne se sente point honteux, coupable de son état, de sa difficulté passée et présente à gérer ce qui lui arrivait.  Il me parla de retourner nager, aller jouer au bowling, toutes des activités pour lui qu'il aimait.

En jasant avec Nadia sur le net, monta en moi la shamane que j'étais, qui n'avait pu sauver son fils (Nico) de par la perte de ses pouvoirs.  Maintenant, j'étais en pleine maîtrise, acceptation de la shamane, donc de mes pouvoirs.  Remonta aussi en moi la peur suite à l'expérience avec Mélodie de la guérisseuse en moi.  Je demandai à mon âme et celle de Nico de me guider sur ma direction avec lui.  Je reçus cette réponse:  "être là comme je le faisais en ce moment, lui partager mes connaissances.  De faire du travail dans l'énergie que lorsque je le sentirais, que cela monterait en moi comme cela avait été le cas pour le nettoyage énergétique de sa chambre la veille au soir."

Le 2, alors que je faisais de la cuisine, l'échange se poursuivit entre Nico et moi.  Durant la journée, il réussit à dormir un bon 4 heures tout en n'ayant encore point pris les anti-dépresseurs.  Je souhaitais qu'il prenne quand même rendez-vous avec un psychologue car cela me demandait beaucoup d'énergie de l'aider en tentant de rester objective, neutre, sans trop d'émotionnel.  En soirée, il sortit avec un copain.  J'espérai qu'il rentre tôt et puisse manger un peu afin de reprendre des forces pour son corps, son organisme et tenter de dormir pour la nuit à venir.

Le 3 au matin lorsque je me levai, je vis que Nico dormait tout en en sachant point  vers quelle heure il était rentré.  En soirée, je vis qu'il semblait s'être endormi devant sa télévision.  Le sommeil revenait enfin pour lui de façon graduelle.  Je pris aussi conscience que je poussais Nico à aller voir un psychologue afin qu'il ait des outils et soit paré si jamais il revivait une telle situation durant une absence de ma part comme pour un voyage.

Le 4 en journée, je fis de l'écoute et de la guidance avec  2 jeunes sur le net, l'un portait comme pseudo le nom de l'artiste que Nico adorait et l'autre le même prénom.  Je vis à travers cela, que j'aidais ainsi indirectement mon fils puisque tout est un tout dans l'univers.

Chaque jour, Nico prenait du mieux, il retrouvait le sommeil et son appétit tout en n'ayant pas encore touché aux anti-dépresseurs.  Il sortait aussi régulièrement avec un copain, faisait des choses qu'il aimait.

Le 8, Nico cancelle le rendez-vous pour le médecin puisqu'il n'avait pas touché aux anti-dépresseurs et je cancellai pour la voiture.  Je lui dit aussi que j'avais téléphoné à son ex-copine afin qu'elle vienne chercher ses choses le plus tôt possible.  Cela aurait du être parti depuis un bon moment déjà selon ce qu'elle en avait dit après son départ de la maison.

Le dialogue se poursuivait au fil des jours et le 10, il m'aida à faire des beignes durant des heures.  Il me parlait aussi qu'il désirait un chaton.

Le 11, il y eut dégât d'eau dans la chambre de Nico.  J'eus à le réveiller et il m'aida à nettoyer et enlever du bois qui était cordé sur le mur extérieur de sa chambre.  Je voyais bien que de l'eau stagnait là en grande partie.  Son matelas était fichu, il avait à dormir au 2ième  le temps que tout sèche et que l'on descende un de mes lits dans sa chambre.  En après-midi nous allèrent au centre d'achat avec une de mes copines.  Nico acheta ce qu'il fallait et réserva un chaton.  Son sourire, sa joie, c'était beau à voir, il renaissait à la vie.  Je sentais aussi qu'une certaine fierté se dégageait de lui.  Il me dit aussi qu'il retrouvait peu à peu son vrai rythme de sommeil et qu'il avait de moins en moins de difficulté pour s'endormir.

Le 13, je constatai que Nico semblait bien à dormir au 2ième étage, il ne parlait pas de retourner dans sa chambre au sous-sol.

Le 16, l'ex-copine de fiston vient chercher la majorité de ses choses, ne restait que quelques meubles.

Le 18, Nico descend mon 2ième lit dans sa chambre du sous-sol.  La vie reprend son court normal pour lui.

Le 21 janvier 2004, Nico se trouve à lire une page web  que j'avais écrite sur lui et attendait aussi la suite.

Le 22 janvier, j'ai vision d'un guide de Nico et j'eus à procéder à des rituels pour aider.  (Voir Initiations)

Le 24, je prends conscience que je bloque à l'idée de voyager avec Bob de par Nico, ma crainte qu'il ne s'entende pas avec les autres durant mon absence, qu'il agisse en tyran.   Ma crainte aussi de comment les autres réagiraient.  Je vis alors que je servais de tampon entre Nico et les autres quelque part.

Le 7 février,  Nico part pour une fin de semaine.  Je constate alors qu'il a débuté une nouvelle relation amoureuse peu après que j'aie vécu  l'initiation avec sa partie de lui d'une vie antérieure.

Le 13, alors qu'il s'apprête à sortir avec un copain, il m'apprend qu'il a mis fin déjà à cette nouvelle relation.  Il avait vu qu'il n'était pas vraiment prêt à cela.

Le 16, je note que je dois encore m'affirmer avec fiston, les vieux schémas reviennent entre nous.

Le 20, j'en ai assez de la présence de Nico.  Je me sentais envahie dans mon espace juste par le fait de sa présence dans la maison.  J'avais cela à transformer en moi.  Durant la nuit, j'avais rêvé que je mettais la maison en vente afin de me libérer du passé.

Le 26, je pris conscience que de vouloir mon espace sans Nico faisait pencher la balance dans mon idée de vendre la maison. Il est vrai que de par la non présence de Bob au Québec durant l'hiver, j'étais moins à l'extérieur de chez moi, donc moins souvent des jours loin de fiston.  Je pris aussi conscience que je voyais noir, que la maison m'apparaissait comme un lourd fardeau dès que les soucis financiers revenaient et face à Nico aussi.  J'avais à  voir cela différemment.  Nico, malgré sa présence et quelques traîneries de sa part, n'était pas si "pire" que cela.  Je trouvais surtout fatigant d'avoir à me répéter continuellement.  Il est vrai que les malaises physiques que je vivais depuis un moment, ainsi que le rhume m'avaient affectée et cela m'amenait encore plus vite à ne plus être capable de tolérance, de sentir Nico.  Je partageai ces prises de conscience avec Coloc lors du repas que nous primes au restaurant et ce fut drôle à mon retour car Nico vient me demander s'il avait rêvé que je lui dise que je l'appréciais.

Le 9 mars, Nico sembla ne point être bien.  Je m'inquiétai en voyant cela tout en me disant  qu'il avait reçu beaucoup d'outils de ma part, encore plus que les autres et qu'il avait surtout besoin de se "botter le derrière" lui-même pour avancer.  J'avais fait au meilleur déjà avec lui.

Le 11, je vis une prise de bec avec Nico.  Il trouvait qu'il donnait trop pour sa part.  Je lui dis alors que cela suffisait de profiter de moi et de me critiquer.  Je lui montrai combien pouvait coûter la location d'une chambre ailleurs.

Le 12, je notai que je ne savais plus quoi faire, comment agir avec lui sans qu'il ne vienne toucher au "bouton" culpabilité, sans qu'il fasse encore du chantage affectif.

le 14, je suis en colère après lui car il a fini la pinte de lait sans se soucier des autres.  Je n'avais plus de lait pour mon café du réveil, seul café de ma journée.

Le 19, je notai que sa présence continuelle dans la maison sans qu'il ne fasse sa part de ménage, ses reproches à mon égard, son regard et ses attitudes de victime, tout cela me pesait, me prenait mon énergie et j'en avais assez de devoir lui dire et redire, de m'affirmer et que rien ne change.

le 21, je pris conscience que tout ce que Nico pouvait dire ou faire, je le prenais de façon négative.

Le 27, j'échangeai beaucoup dans la journée avec Nico.

Il n'y eut aucune annotation face à Nicolas dans les débuts d'avril.  À partir du 26, son jour anniversaire, une autre étape de ma vie et de sa vie allait se vivre à travers le processus de vente de la maison.  À suivre...

© lumdam 2007