Blessures

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Du 8 mai au 26 novembre 2003, à travers ce que je vécus dans diverses situations, je pus voir quelles blessures étaient encore très présentes en moi. Voici ce qui fut constaté.
Mai Le 14, je constatai que les seuls hommes depuis mon divorce avec lesquels j'avais eu envie de vivre, l'aspect financier y jouait un rôle important et c'était en période de ma vie où je me sentais très insécure financièrement. En soirée, je demande à l'univers de placer dans ma vie, sur ma route, l'époux divin auprès de qui je partagerai, grandirai main dans la main et avec qui j'aurai envie de grandir dans un quotidien, sous un même toit. Le 17, alors que je nettoyait mon terrain, je me dis qu'il était temps de voir si ma conciliation intérieure était réussie en vivant quotidiennement une relation amoureuse car c'était dans cela que le plus fort se vivrait, soit une expérimentation. Le 23, en voyant ce que je vivais comme relation avec Mintaka, avec ma fille Cricri ainsi que mon fils Nico, je me demandai si je n'avais point fermé mon coeur à aimer à nouveau. Le 31, alors que je relisais d'anciens journaux, je notai à nouveau que si j'avais appris à recevoir, j'avais surtout travaillé cela par l'entremise de Coloc et non d'un conjoint.
Juin Le 1er, à travers cette relecture, je vis que je doutais encore qu'un homme veuille prendre la charge financière de ma vie. Je relus sur cette vision de ma vie amérindienne dans laquelle je déclarai que "jamais je ne dépendrai d'un homme pour ma vie". Monta en moi que face à l'amoureux, j'avais à m'abandonner, à faire confiance. Le 3, je constatai qu'au-delà de mes insécurités, j'avais continué à suivre le chemin de mon coeur et que malgré ces insécurités, j'avais vécu et vivais encore la relation amoureuse avec Mintaka. Je me trouvai alors très forte.
Juillet Le 1er, à travers la rénovation de la chambre de Gaby qui débutait, je vis que cette pièce représentait alors ma femme blessée. Car la dernière à y avoir logé était Cricri, et suite à son départ, le plafond avait coulé. Le 10, je pris la décision d'arrêter la relation avec Mintaka, de prendre soin ainsi de moi pour guérir la femme blessée en moi. Je choisis de m'offrir une relation amoureuse avec un but de futur réciproque, plus de partages et de moments ensemble, une relation faite de communications et non de silence durant les absences. Je ne regrettai point le vécu avec Mintaka car à travers celui-ci j'avais pu voir que j'étais guérie dans ma sexualité. Que maintenant que je m'accueillais dans ma fragilité, j'étais alors accueillie par l'autre. Je voyais que cela existait pour moi un homme ayant des attentions envers moi. J'allais ainsi donner à ma femme amoureuse ce à quoi elle avait droit et dire alors NON à toute relation qui ne correspondait point à mes aspirations. Je voyais que dans cette relation présente, je les mettais de côté pour comprendre, accepter, accueillir l'autre. Je considérais que mes buts, mes rêves, mes aspirations étaient valides, réels et non des caprices ou réactions de femme blessée ou d'enfant demandant à être aimé. Je désirais vivre, partager, être aux côtés de l'homme que j'aimais, avancer avec lui. Plus tard, je poursuivis la peinture d'une pièce avec une couleur jaune. je vis à travers cela, que j'allais ensoleiller la vie de la femme en moi qui aspirait à l'amour de couple partagé. J'allais l'aider à guérir de ces blessures du passé. Note: Je voulais oui, je cherchais surtout à me convaincre, c'est pour cela que mon âme continua à me pousser vers lui afin que je travaille encore plus mon estime de moi, la reconnaissance de ma valeur pour vraiment me choisir entièrement. Le 11, alors que Mintaka me redonna de ses nouvelles et m'annonça sa venue, je choisis de m'offrir ce cadeau une dernière fois et lui faire ensuite part de ma décision. Je vis que c'était à travers la reprise de notre relation que j'avais pu voir encore plus en moi les blessures pour maintenant passer à l'action et prendre soin de cette femme blessée en moi. Le 24, alors que je faisais un bilan des diverses écoutes des derniers jours sur le net, je retiens ces mots-clefs: Estime de soi très basse- Rejet- Échec. Monta en moi: est-ce tout cela qui se vit en moi dans cette relation avec Mintaka? Me voyais-je ainsi du fait que cette relation n'était point celle à laquelle j'aspirais? Le 26, alors que je lisais un nouveau livre, je vis un schéma d'un autre angle. Je vis que j'avais cela à dépasser en moi car je recherchais encore à l'extérieur. D'une relation à l'autre, je demandais, m'attendais à ce que l'autre me donne du temps, me consacre du temps. Pourtant je me donnais peu, me consacrais peu de temps pour moi-même. Dans cette relation avec Mintaka, j'avais beaucoup de temps pour moi, mais combien de ce temps était consacré qu'à moi et non aux autres ? Je vis aussi que je reprochais à mon ex-mari qu'il veuille continuellement que je lui donne, lui consacre du temps et pour moi c'était un sacrifice car lui ne me donnait point cela en retour. Première clef- temps consacré, vieux schéma qui a pris de l'ampleur avec Mintaka car leçon non vue pour moi. J'avais à voir que ma relation avec Mintaka était un plus à ma vie, les beaux moments avec lui, plutôt que de voir que c'était un moins dans cette relation avec lui. Me concentrer sur ce qu'on aime, le positif fera grandir celui-ci. En fait, je désirais être aimée, acceptée comme mon père acceptait ma mère dans son droit d'être à la maison, de faire ses activités. Ma séparation, la baisse de mes revenus, le départ de Cricri, pour moi tout cela représentait une punition et me signifiait ainsi que j'étais une mauvaise mère, une mauvaise épouse. Le 30, à travers l'écriture, me fut dit ceci par mes guides: "Nous sommes fiers de toi, du travail accompli, des pas en avant, bientôt d'autres pas se feront pour l'intégration totale de la guérisseuse en toi de par la guérison de ta femme amoureuse blessée dans le passé. Tu es sur la bonne voie, ta voie."
Août Le 4, je pris conscience qu'il semblait que c'était beaucoup la femme shamane en moi de cette vie antérieure qui avait souffert le plus en tant que femme amoureuse. Mon journal s'achevait pour moi et il avait été le témoin des dernières batailles de la femme blessée, d'une partie de sa guérison. Je vis que j'avais à faire la paix avec celle en moi qui était tombée, avait rechuté, avait vécu découragement, abnégation. Celle qui s'était sentie puni par les "épreuves", les leçons d'amour créées par son âme. Le 6, je vis que dans les quelques relations amoureuses vécues entre mon ex-mari et Mintaka, celles-ci duraient peu de temps de par le travail sur moi intense dans la relation et qu'alors je dépassais des schémas, j'apprenais des leçons et que lorsque la leçon était terminée, la personne me quittait en quelque sorte, sortait de ma vie. Le 11, me fut demandé si j'y croyais en cette affirmation que l'époux divin désirait être souvent auprès de moi. Ma foi en cela était une leçon à travailler. Le 12, je vis que le départ de Cricri et la baisse de revenu furent la descente afin que je puisse guérir la femme amoureuse en moi blessée dans le passé. Le 13, mon âme me ramène sur mes écrits d'un an plus tôt afin de me faire voir ma propre négation envers moi-même, ma valeur. "Je ne suis pas assez bien pour Mintaka. je n'ai rien à lui offrir. Il n'a pas envie de dépenser de l'argent pour une femme, pour moi. Je ne vaux pas qu'on désire s'occuper matériellement de moi." À travers ce que je vivais aussi avec mon fils, ce que je lui reprochais je vis que d'être entretenue par un homme, je suis alors un fardeau pour lui du fait que je ne suis pas une femme de ménage, etc, les tâches ménagères n'étant pas mon point fort. Je me demandai si avec Mintaka, je n'étais point à tenter de lui prouver que je n'étais pas ses ex-femmes. Le 14, alors que j'arrivais à Richmond pour quelques jours, j'allai sur le portail d'énergie et y demanda la guérison de la femme amoureuse, la libération des souffrances du passé. En discutant avec celle qui nous recevait, je regardai en quoi elle était mon miroir. Il y avait le fait que tout comme moi, elle avait de la difficulté à recevoir, à mériter qu'un homme prenne soin d'elle financièrement. Je vis aussi que nous étions des opposés dans notre façon d'aimer un homme, de donner notre affection. Le 15, je sentis que je n'étais point à cet endroit pour prendre une décision face à ma relation avec Mintaka, mais bien pour faire un ménage en moi des scories du passé qui seraient encore là. Monta encore une fois en moi que je ne me sentais point mériter qu'un homme s'occupe de moi financièrement du fait que j'étais peu une femme d'intérieur au niveau du ménage. Cela me venait-il de mes années avec mon ex-mari qui râlait quand le ménage n'était pas fait régulièrement, qui me critiquait parce que je prenais du temps pour lire ? Pourtant je lui avais bien dit dès le début de notre relation que je n'étais point une femme pour faire cela de façon très régulière. Je vis un miroir de cela avec Nico et sa copine, je leur reprochais de ne point participer aux travaux ménagers de la maison. Pourtant dans mes années avec mon ex-mari j'en faisais beaucoup plus que ce que mon fils et sa copine pouvait faire à deux. Je vis aussi que si Coloc me soutenait financièrement depuis 2 ans, c'est bien parce que je le méritais et non pour une question de ménage fait ou pas alors que je suis à la maison toutes mes journées. Les différents dons reçus en argent, cela signifiait que je méritais qu'on prenne soin de moi et aussi que mon travail de lumière se fait en grande partie à la maison. L'amoureux voudra subvenir à mes besoins pour qui je suis et non pour juste m'occuper de la maison. Je voyais qu'encore là, je faisais beaucoup de travail dans la maison même si ce n'était pas du ménage régulier. Je fis cette affirmation: je suis digne de recevoir, je suis digne d'être soutenue financièrement afin de continuer ma tâche de lumière. Je me demandai si une certaine dualité en moi ne venait pas de mon enfance où on me disait que oui, je pouvais faire autant qu'un homme et où j'avais aussi à être dans le rôle traditionnel de la femme. Mon ex-mari me demandait justement d'apporter de l'argent comme un homme et de faire en plus les tâches de la femme alors que lui ne se bornait qu'à un seul rôle. Cette expérience était là pour quelles raisons? Pour que je me choisisse ? Que je m'affirme afin que les tâches ménagères soient partagées? Je constatai que pendant des années, mes différents scénarios avec Claude, il s'occupait de moi. Est-ce qu'avec la séparation, j'étais passée d'un extrême à l'autre ? Avais-je renié cette partie en moi qui désirait recevoir aussi d'un homme ? Alors que je fis un travail face à Bob, monta alors en moi que je me demandais d'être parfaite tout de suite dans quelque chose d'inconnu pour moi qui demanderait un apprentissage, une adaptation. Comme si je demandais à un enfant de savoir lire et écrire dès qu'il débuterait l'école. Le 17, je regardai tout ce que j'avais réussi à surmonter seule lors de moments de crises: Le verglas alors que j'avais à voir à la protection de mes trois enfants. Tout ce que j'avais réussi à voir, à organiser seule pour le bien-être des enfants, leurs activités, etc. Lors des dégâts d'eau dans la maison, j'avais su intervenir de façon efficace et faire les actions pour que tout rentre dans l'ordre. Le toit, même si cela m'avais pris un certain temps, j'avais réussi à le faire réparer, le rénover entièrement. La démolition du garage, j'étais passée à travers cela. J'avais refait une salle de bain. Même si j'avais l'appui de Coloc, c'était moi qui vivait les grandes insécurités et qui avait à prendre les grandes décisions ainsi que les passages à l'action pour tout réaliser. Toute ma débrouillardise, mon travail sur moi, mon courage de l'âme comme me disait Mintaka. Il y avait beaucoup de réalisation. Mon site web, tout le chemin parcouru pour en arriver à être complètement autonome, autodidacte. Les travaux débutaient pour ma cuisine. La maison devenait de plus en plus mon oeuvre, je devenais de plus en plus l'exécutante autant que l'architecte. La relation avec Mintaka n'était pas entièrement ce à quoi j'aspirais, mais les moments ensembles étaient de toute beauté et étaient la réalisation de certaines de mes aspirations. Le 22, de retour à la maison, face à mon insécurité financière, je regardai et mis par écrit tout ce que j'avais réussi depuis 1 an afin de m'imprégner et ne point oublier ce côté positif en moi. Des comptes avaient diminué de beaucoup. Toit réparé. Plafonds du 2e réparés aussi et peinture faite dans plusieurs pièces. Il y avait aussi eu achat de meubles et d'éléments de décoration. Il y avait profusion de plantes dans la maison et sur le terrain. Les GT m'avaient apporté un surplus financier. Autre surplus était là par les chambreurs et le retour de Gaby. J'avais vécu plusieurs sorties et petits voyages, plus de repas au restaurant. Plus de moments avec Bob aussi. Ma garde-robe vestimentaire avait été refaite. J'avais remboursé le prêt de Gaby et ma belle-soeur. Mon potager m'apportait plus de légumes. J'avais enfin un comptoir-lunch dans ma cuisine. Tous les dons en argent reçus aussi. Ce retour sur le temps me fit un grand bien. Je vis aussi que depuis que je cheminais j'avais guéri beaucoup de parties en moi, dans ma sexualité, dans ma shamane, j'avais ouvert mes perceptions, j'avais gardé et amélioré la maison, j'arrivais à vivre sans emploi, je faisais ce que j'aimais, je dépassais des limites, je créais de la beauté, j'écrivais pour partager ce que j'étais. J'aimais et j'étais aimée d'un homme avec qui je vivais une belle relation dans l'harmonie, dans un respect et une liberté d'être. Je maîtrisais la dépendance affective. J'avais vu le pilier en moi craquer, se désintégrer et se reconstruire. J'avais vécu un voyage en Europe et des petits voyages dans le Québec. Je poursuivais la création des jardins et cela allait être magnifique. Le 23, je me dépassai en conduisant vers l'aéroport. J'avais alors pris conscience que ce n'était point la conduite que je craignais, mais bien de vivre à nouveau des malaises physiques tout en conduisant comme cela avait été le cas avec Solène l'an d'avant. Le 24, je sentis qu'un message m'attendait dans un livre et je notai ceci: "la douleur d'une partie affecte l'ensemble". Je vis alors que la femme blessée en moi était là avant le séjour à Richmond et que ce n'était pas avec ce séjour ni avec le beau mail de Bob qu'elle se retrouverait automatiquement rassurée. Cela se vivrait au fil du temps, cela demanderait des soins de ma part, de lui parler encore, la rassurer, l'aimer, lui faire voir les positifs, ce qui est et non les négatifs, ce qui n'était pas. Et surtout, j'avais à être patiente pour le moment. Il existait encore une distance entre une prise de conscience et un changement extérieur. Le 27, alors que ma visite et moi, nous nous préparons à partir pour le Lac St-Jean, je sens un malaise s'insinuer en moi. Je prends alors le temps d'aller voir en profondeur ce qu'il en est. Je constate alors que depuis qu'elle m'avait parlé de cela avant son arrivée, je ne m'étais jamais questionnée si j'avais envie d'y aller avec eux. Je sentais aussi que d'aller avec eux, je serais pris dans quelque chose sans trop savoir quoi. Je pris alors la décision de m'écouter et en parlai à Nathalie. Ils partirent donc sans moi et cela faisait aussi le bonheur de son copain. Lorsqu'ils revinrent quelques jours plus tard, je sus qu'ils avaient eu un accident et que le côté endommagé de la voiture était l'endroit où je me serais assise. Maintenant je m'écoutais, c'était une guérison de plus.
Septembre Le 1er, je pris conscience que je portais comme un vieil habit une certaine attitude intérieure, soit d'être en attente de nouvelles de Bob. Et j'avais passé des années à attendre tel moment afin de..., ou telle chose pour... etc... Le 2, face aux silences de Bob, je vis que j'avais encore à me regarder dans mes réactions pour grandir. Le 12, alors que je finalisais ma lecture de ma relation avec Gilles M. pour le site, je sentis que je finalisais quelque chose en même temps. Le 17, je pris conscience que j'étais restée avec le traumatisme des malaises physiques, de mon état de faiblesse de l'été d'avant. J'avais crainte de revivre cela dans diverses situations de ma vie. Le 25, un ami me fit part que selon lui, c'était beaucoup plus difficile de cohabiter avec un étranger, un ami qu'avec un amoureux et il était admiratif que je réussisse à vivre une si belle harmonie avec Coloc depuis 3 ans. Le 30, je sentis que pour la guérison de ma femme amoureuse, il me restait à guérir le lien de celle-ci avec l'argent. Je constatai qu'elle était représentée matériellement dans la maison à travers le plafond de la chambre de Cricri grâce à l'aide manuelle d'un homme et don d'argent. Le plancher de la cuisine à travers créativité, aide et don d'un homme ainsi que mon site web sans publicité, de la création, encore là grâce à un don d'un homme. C'était comme si je réapprenais à ne point me sentir mal, ma valeur, ce que je faisais de mon temps, ma façon de gérer l'argent. Que je travaillais ainsi mon attitude intérieure à travers le regard de plusieurs hommes. Par leur aide, leur don, ils m'indiquaient ainsi que j'étais OK. Chacun admirait ma volonté de continuer à écouter mon coeur et m'encourageait ainsi par leurs actions, à continuer à gérer ma vie, mes ressources financières en continuant à écouter mon coeur. Ils ne me faisaient aucun reproche sur ma façon de gérer ou de dépenser l'argent qui circulait entre mes mains. Ils ne me reprochaient pas de me dorloter aussi, de m'offrir quelques gâteries. Je vis aussi que lorsque je reprenais comme un fardeau ce qui avait trait à la maison, les frais à venir, donc l'argent, que c'était comme si alors je me sentais coupable de ne point avoir l'argent pour tout faire, rénovation, réparation, entretien. Comme si c'était ma faute si pas d'argent. Remonta aussi en moi que c'était ma faute si mon mariage n'avait pas réussi car je n'avais point voulu double emploi. Ma faute s'il y avait des imprévus, que je ne savais pas gérer. Toutes ces paroles dites par mon ex-mari. Je vis qu'il y avait cette fausse culpabilité en moi. Est-ce que je prenais sur mes épaules de quoi qui ne m'appartenait point ? Étais-je encore dans cet égrégore du passé ? Il semblait que oui. Je me demandai comment en sortir.
Octobre Le 5, alors que je m'étais blessée à un pied la veille, je vécus une faiblesse lorsque Bob soigna mon pied. Je vis à travers toute cette situation que j'avais quand même réussi un certain dépassement du traumatisme physique de l'an d'avant. Alors que je ne me sentais pourtant pas ok de ce moment de faiblesse, Bob me témoigna au contraire son admiration d'avoir pu faire ma journée de la veille et ma nuit sans le réveiller alors que mon pied me faisait souffrir. En fin de soirée, alors qu'il me dit que cela l'agaçait que je fume, je lui répondis que je ne choisissais pas d'arrêter pour le moment. Par la suite, je me regardai dans ma réaction émotionnelle. Je vis que j'avais réussi à lui dire ma limite, à aller quand même fumer ma cigarette dehors et à ne pas me sentir coupable de cela. Je vis aussi que la cigarette semblait comme une bouée de sauvetage pour moi, une balise à travers les tempêtes. Le 7, de retour chez moi, je revécus plusieurs fois émotionnellement la scène de la cigarette. À chaque fois que je revivais cette scène, larmes de tristesse, sensation de ne pas être Ok dans son regard remontaient alors en moi jusqu'à diminuer au fil des constatations que je faisais. Je pus constater aussi que lorsque j'étais revenue à l'intérieur, il n'y avait eu aucun reproche dans son regard. Il m'avait simplement dit sa pensée du moment. Il ne m'avait point reparlé de cela lorsque je rallumais une cigarette et je n'avais point senti d'accusation dans ses regards. Cela me permit de voir la diminution de la souffrance à chaque revécu. Cette réaction m'appartenait et était un vieux schéma à dépasser. Le 11, je pris conscience que depuis quelques temps, je sentais souvent un besoin de m'isoler tout en ayant parfois l'impression de replonger alors dans une forme de détresse. Le 25, alors que je recevais pour un GT, j'eus à accomplir un rituel et selon les objets utilisés je sentis que cela signifiait la finalisation de la guérison de la femme blessée qui s'était laissée manipuler affectivement.
Novembre Le 2 alors que je vis une faiblesse physique, je prends conscience que j'ai tendance à paniquer face à cela. En journée, une copine me signifie que lors de nos discussions je ne l'écoute pas assez, que je ramène tout à moi,etc. Le lendemain matin, c'est un copain qui me dit la même chose. Cela me fit mal pourtant j'eus la sensation de voir 2 enfants centrés sur eux-mêmes et non contents que je ne leur donne pas toute mon attention comme par le passé. Je vis que j'avais une blessure à guérir à travers ces 2 situations car cela venait me toucher, amenait larmes en moi. Je vis aussi que la veille, j'avais voulu réagir comme par le passé en me disant que dorénavant je me tairai sur ma vie. Je vis aussi que chacun d'eux me reprochait leur propre façon d'agir lors de nos discussions. Je pris aussi conscience de ma progression, que là, devant leurs propos, je n'étais point restée sans rien dire, je les avais mis face à leur contradictions dans leurs propos, face aux attentes qu'ils avaient, au piédestal sur lequel ils avaient choisi de me placer. Je vécus aussi une petit joie car les deux prirent conscience de leurs contradictions, il avait vu aussi le miroir. Par la suite, la copine descendit chez moi et nous allâmes voir l'autre copain. À tous deux, j'exprimai ce que j'avais pu observer en moi, la vieille blessure touchée, l'ancienne attitude voulant revenir en moi et ce que j'avais observé en eux, ma vision sur des gamins. Par la suite, je me mis en état d'observation et pus voir que ce qu'il me reprochait n'existait pas en moi mais bien en eux. Je pris conscience que le fil de ma confiance en eux devenait fragile. Note: Au fil du temps, je pus constater que ma copine avait choisi d'avancer à travers cela, elle s'était vraiment regardeée elle aussi et notre amitié se poursuivit alors que pour le copain cette amitié s'est évaporée au fil du temps. En soirée, je discutai avec ma copine et je sentis qu'il n'y avait aucun malaise, que tout était comme avant. Elle me transmit même des informations sur une qui colportait des médisances sur moi. Je sentis alors que je dérangeais énormément les gens qui ne pouvaient pas avoir le contrôle, du pouvoir sur moi, sur ma vie. Je me suis alors regardée, si je vivais du ressentiment face au gens de mon passé quand nos routes se séparaient et à part de vivre une peine, je trouvais cela dommage bien souvent si nos routes se quittaient et que l'autre éprouvait de l'amertume à mon égard. Je resongeai à la soirée à venir chez une autre copine, une partie en moi avait plutôt envie de se terrer dans son coin et je pris conscience que j'avais facilement la larme à l'oeil depuis un certain temps, j'avais donc besoin de repos. Le 5, je pris conscience suite à une autre situation que du fait que je ne m'aimais pas en état de faiblesse, à ces moments-là, on venait me reprocher cela, ranimait ainsi ma vieille blessure comme quoi je suis pas OK mais l'autre oui. Je pris aussi conscience que de par l'attitude de gamin des deux amis, cela me ramenait à Cricri et ses accusations, que je l'écoutais point, la blessure vécue à ce moment-là, la culpabilité engendrée surtout et cela me ramena à un rêve fait dernièrement dans lequel Cricri et mon père m'accusaient d'être une mauvaise mère, donc que le parent en moi se faisait juger. Mon intuition me fit relire d'anciens journaux de 1998 alors que je me demandais, qui voudrait d'une femme en état de faiblesse. Je vis aussi que j'y avais noté qu'en 2002, alors que moi-même je m'acceptais dans cet état, j'avais alors été acceptée aussi par Bob en 2002. Je vis que je n'aimais point demander de l'aide pour des situations dans lesquelles je savais que j'étais capable d'agir en temps normal. Donc, que je n'aimais point dépendre des autres dans des moments de faiblesses, de fatigue. Je resongeai à une vision de vie antérieure dans laquelle j'avais eu à dépendre des autres de par un état physique maladif. Je resongeai que pendant des années, quand je m'imaginais des scénarios avec Claude, j'agissais toujours comme étant quelqu'un de faible. Même avec Bob, j'avais constaté que j'entrais dans ce genre de scénario et disais alors NON à ceux-ci. Je ne voulais point que ce soit ma fragilité qui l'amène vers moi. Me sentirais-je coupable de désirer le support de l'autre? Je relus le travail effectué sur moi des années auparavant. Je vis ma progression. J'avais alors peur de donner pouvoir sur ma vie si je vivais des moments de faiblesses. À l'époque des années avec mon ex-mari, je me croyais faible de ne pas ma mettre fin à ce mariage pourtant cet état, cette attitude que je croyais faible m'avait permis de trouver d'autres forces en moi. Je vis qu'en septembre j'étais épuisée et que pourtant cela m'avait permis de m'affirmer, de continuer mon ménage intérieur, mes prises de consciences, etc. Je voyais ma progression à travers l'évènement avec mes deux copains même si cela était venu encore me toucher. Je vis que même en état de faiblesse, je ne donnais plus le pouvoir sur ma vie aux autres, qu'une partie en moi était là, très forte, encore plus forte qu'avant, celle qui s'aimait, s'écoutait. Je vis aussi que pour quelqu'un de fatigué, j'avais fait beaucoup de choses et que je n'avais pas vraiment pris de journées de repos total. La femme que je voyais faible en moi, qui ne s'était point affirmée et qui avait alors vécu le couple-prison, je vis qu'avec Bob, je craignais surtout que mes états de faiblesse l'amène lui à se sentir en prison alors que cette sensation lui appartenait. Mon ex avait souvent joué le faible avec moi pour me garder. Je constatai que mes états de fatigue duraient peu longtemps alors en quoi cela me dérangeait-il autant d'en vivre? Je vis que j'étais à continuer la guérison de la femme amoureuse blessée dans le passé et cela à travers diverses situations et en douceur. J'étais aussi OK d'avoir des moments de fatigue, de faiblesse physique. J'étais OK de laisser les autres de côté quand mon amoureux était là puisque je le voyais peu souvent pour le moment. Je revis que lors de son souper de famille, Bob ne m'avait point jugée, j'avais été OK avec les souffrances physiques de mon pied blessé. Il m'avait même dit que j'aurais pu le réveiller pour avoir de quoi m'aider à diminuer la douleur. C'était tout le contraire d'avec mon ex-mari auprès de qui je n'avais aucun droit d'être malade, blessée, d'avoir mal quelque part. Bob ne m'avait fait aucun reproche et l'après-midi suivant il m'avait même laissée dormir plus de temps que je ne lui avait demandé. Le 6, je reparlai à l'ami avec qui j'avais vécu la situation du début du mois et je pus observer qu'il n'était point intéressé à demander de mes nouvelles, à savoir de quoi sur ma vie, tout ce qu'il voulait, c'était me parler de ce que lui vivait. En soirée, je regardai un film dont je sentais qu'il y aurait messages pour moi. Je retiens que c'était l'histoire de deux êtres blessés qui se guérissaient mutuellement à simplement s'aimer et donner à l'autre. (C'est ce que je vécus dans ma relation avec Bob-Mintaka :-) Le 9, alors que je songeais à ma relation avec Bob, je vis ma progression, le chemin parcouru dans ma confiance en moi en tant que femme amoureuse. Le 10, je discute sur le net avec l'amie dont je n'ai point été à la soirée, derrière ses taquineries, je sens sa peine de cela et me culpabilisai un peu. Le 14, alors que je me regardais dans mon habitude de la cigarette, je sentis qu'une part en moi se rebellait à arrêter. Était-ce celle qui voulait qu'on l'aime telle qu'elle était ? Était-ce celle qui se sentait sécure avec ses habitudes ? Je voulais en arriver surtout à maîtriser cette habitude comme j'avais fait pour le chocolat et autres habitudes, me donner le droit de fumer de temps en temps pour le plaisir sans en dépendre. Dans le passé je m'étais défaite de plusieurs habitudes car elles me rendaient malheureuse. Je voyais que pour la cigarette, c'était surtout mon ego qui souffrait quand je devais demander aide monétaire pour m'en acheter. Le 25, alors que je faisais un regard sur moi dans ma relation avec Bob, je pris conscience que dans ma relation avec Gilles M., celui-ci avait été le miroir de la guerrière que j'étais, de la femme blessée qui se battait encore. Alors qu'avec Bob, c'était surtout la sage que j'étais avec ce qu'il restait des miettes de la femme blessée qui agissait et que la sage en moi prenait soin de moi. le 26, sur le net je me trouve à relire des messages de celle qui m'avait annoncé que Bob avait été avec d'autres femmes l'an d'avant. Je vis que pour l'aider en répondant à son message, je devais alors m'inscrire sur son forum et je sentis alors la peur surgir en moi. Je vis qu'à travers cette peur, c'était afin que je vois ma valeur. Est-ce que je me sentais encore petite à côté de l'ex copine de Bob. Est-ce que je me sentais encore incorrecte en tant que femme si encore une fois on m'annonçait que Bob avait encore vécu des relations durant ce nouvel été ? Est-ce que Bob se sentirait espionné si j'étais moi aussi sur ce forum ? Sur ce dernier point, je sentis très bien que cela lui appartenait à lui.
Ma vie allait prendre ensuite un autre tournant, une étape de purification allait se vivre et me donner un autre aperçu où étais rendue ma guérison intérieure. |
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