Fiston -5-

Dans "Fiston 4",  je parlai que fiston avait une nouvelle copine et que ma vie avec lui prenait une autre direction.  Voici la suite, ce qui s'est vécu de juin à fin octobre 2002.

Le 3 juin, Nico débute un emploi-formation, je sens alors que cela le stimule pour prendre sa vie en main.  Il arrive à la maison et s'inquiète, car sa blonde point là.  Il m'indique qu'il aura sa première paie la semaine suivante et qu'il me donnera alors pour deux semaines de pension.

Le 5 juin, je reçois téléphone pour Nico qui avait dormi chez sa copine.  Il n'avait point été au travail car avait la migraine.

Le 6, il ne fut point content après moi à son retour du travail car je n'avais pas d'argent à lui prêter pour qu'il s'achète des cigarettes et je n'avais pu lui acheter un autre article.  Il avait à se prendre en main, ne plus compter sur moi.  Je vis que c'était pour cela que j'étais sans le sou, que sinon j'aurais eu pitié de lui et l'aurait aidé.

Le 8, alors que j'étais à désherber un vieux jardin, je sentis que c'était relié à Nico.  J'avais à dépasser mon vieux sentiment d'impuissance à son égard puisque là il avait besoin de sous car sa copine était malade et n'avait pas de sous pour se payer des médicaments.  Je voyais bien que l'univers plaçait tout afin qu'il se prenne vraiment en main, devienne autonome financièrement et cela sans que je puisse l'aider  mais que je puisse dépasser mon vieux schéma face à lui.

Le 10, Nico passe en coup de vent à la maison, il quitte sa formation, ne s'y sent pas bien.  Il retournera au centre d'emploi afin de trouver de quoi qui lui convienne mieux et regarde aussi pour peut-être retourner à l'école.

Le 19, Nico passe à la maison, il y était très peu depuis qu'il était avec sa nouvelle copine.  Ce soir-là, il n'est point content après moi car je ne pouvais lui donner de cigarettes, il ne m'en restait qu'une et je n'avais pas de sous pour en acheter d'autres.

Le 20, encore une fois, il râle après moi car je ne lui achète pas un article personnel alors que le lendemain il aura des sous à lui pour l'acheter.  Je sentis que tout était là afin que je m'affirme avec lui puisque j'étais très serrée monétairement.  J'avais à penser à moi avant de penser à lui.

Le 30, il râle encore après moi car je lui dis non à manger un morceau de viande puisque j'avais de quoi à faire avec.  Par la suite, il sentit que cela avait amené émotionnel en moi, il vint s'excuser et me serra dans ses bras.  Je sentais qu'il avançait de son côté.

Le 19 juillet, j'ai à écrire une lettre pour Nico, il demandait de l'aide sociale et je devais confirmer que je ne lui chargeais aucun loyer, juste sa part de nourriture.  Il me parla encore d'un possible retour aux études pour septembre.  Je vis dans cela une bonne chose.

Le 25, Nico vient me parler du sous-sol, de son aménagement et ne fut point content d'apprendre qu'un jour je lui demanderais alors une pension pour y loger.

Le 27, Nico sait à quoi s'attendre, ses obligations envers l'aide sociale, ce qu'il devra faire ensuite du fait qu'il n'a pas encore 21 ans.  Le soir même je dus m'affirmer avec lui pour l'argent.  Il n'en fut point content.

Le 28, je vis qu'il avait sûrement réfléchi car il me parla correctement, il fit même sa part dans la cuisine pour le rangement et fit son propre lavage de vêtements.

Le 29, il me paya pour deux semaines sa part de nourriture.

Le 1er août, avec l'aide de coloc et de Nico, on pose de nouvelles feuilles de "gyproc" dans la chambre de ce dernier.  Sa copine est présente et aide à la cuisine.

Le 7, je notai dans mon journal que je voyais que Nico semblait vraiment prendre sa vie en main.  Je trouvais cela super et remerciai l'univers pour cela.

Le 11 je reviens de Tadoussac et je suis reçue par un fiston qui n'était point content d'avoir eu à aller s'acheter de la liqueur durant ma courte absence.

Nico passait encore beaucoup de temps chez sa copine, partait pour des fins de semaine chez elle.

Le 17, il me téléphone de chez sa copine, me demande quand j'achèterai le reste du matériel pour finaliser sa chambre, il me dit qu'il est même prêt à payer pour cela.

Note:  Je ne me souviens point quand Nico me demanda si sa copine pouvait aménager elle aussi chez nous, je l'ai point noté dans mes journaux.  Il avait été question qu'elle aussi paye sa part de bouffe.

Le 26, j'eus à remplir une déclaration de résidence pour la copine de fiston qui allait suivre des cours et serait payée pour le faire.  Et son aménagement officiel se fit en début de septembre.

Le 4 septembre, je vis confrontation avec Nico, je vois qu'il cherche à me faire sentir coupable et incorrecte dès que je lui dis quelque chose qui ne lui plaît point.

Le 10, Nico se plaint que je n'achète pas assez de nourriture avec la part que lui et sa copine me donne.  Je lui dis alors que dès la fois suivante, il pourra faire sa propre épicerie.  Il verrait bien ainsi les miracles que je parvenais à faire avec peu d'argent.

Le 12, il n'est pas content car j'ai point acheté ses choses alors qu'il devait se les acheter lui-même.  Je me demandai s'il comprenait la leçon. La semaine suivante, il paya sa part sans faire de difficulté.

Le 7 octobre, Nico n'est pas content après moi car je partis souper au restaurant avec Mintaka.  Selon ce dernier, Nico était un peu jaloux qu'il y ait un homme dans ma vie.  C'était fort probable car depuis des années j'étais seule et les enfants passaient en priorité dans ma vie.  Et lorsqu'il y avait eu Jean C., celui-ci gâtait mes enfants autant qu'il me gâtait alors que là, Mintaka dorlotait surtout moi seule et non Nico et qu'en plus, avec Mintaka, je découchais de la maison.

Le 8, je m'affirme en silence envers Nico en continuant mon travail sur l'ordinateur au lieu de le lui laisser comme il me l'avait demandé.

Le 10, alors que des amis regardent pour venir aménager chez moi, Nico n'est point content d'avoir à partager l'espace du sous-sol avec d'autres dans le futur.  Il me demande à quoi cela servira.  Je lui répondis que cela servirait à payer la maison, que je n'aurai point à la vendre et lui donner ainsi la chance de pouvoir demeurer ici.  Gaby fut en accord avec ma décision, Nico n'avait point à dire quoi que ce soit puisque ne m'aidait que très peu dans l'entretien de la maison et qu'il ne payait aucun loyer.

Le 11, je pris conscience que dans le passé, je me mettais beaucoup de barrière pour vivre ma vie afin que Nico ne se sente point malheureux à cause de mes choix.

À suivre...

© lumdam 2006