Bob- Les batailles

Du 1er juin au 26 octobre 2002, jour où je rompis la relation, je vécus plusieurs batailles en moi pour ne point aimer Mintaka.  Voici ce qui s'est vécu.  (Patience car il y en a long à lire.)

Petit retour en arrière:  "Le 30 mai, j'écrivais que je n'avais point eu de nouvelles de Mintaka, et cela était aussi dû au fait que je m'étais affirmée face à l'univers du genre de relation que je désirais vivre, à laquelle mon être aspirait."

Le 1er juin, je trouvai drôle que depuis ce choix intérieur, de dire non à une relation d'amant avec lui, je ne l'avais point revu sur ICQ.  Parfois je me demandais si point lui celui dont une me parlait.  Elle percevait qu'un homme de mon passé viendrait me troubler un peu.

Le 2, alors que je désherbais l'ancien potager du temps de mon ex, je pris la décision ferme de mettre fin à la relation d'amant avec Mintaka, de simplement rester amie avec.  J'avais fortement le désir de faire l'amour avec quelqu'un pour qui j'éprouverais le désir de cela corps et âme.  Il ne me restait qu'à le lui dire lors de notre prochaine rencontre. 

Cela ne m'empêcha point de songer à lui et de continuer mon travail sur moi.  Il ne voulait point s'engager dans un couple par peur de perdre sa liberté.  C'était le reflet de ma crainte dans une dépendance financière envers le conjoint.  L'extérieur était le reflet de mon intérieur.

Le 4, je pris conscience qu'avec Mintaka, il n'y avait rien à régler vraiment puisque aucune entente, aucun engagement avait été pris entre nous.  Je n'avais point à me sentir liée à lui.  Il avait été l'amant tout simplement et je m'écouterais pour le futur, tout simplement.

Parallèlement, je fus attirée par un homme connu sur une salle de MSN auprès duquel j'eus à poursuivre un nettoyage intérieur.  (Voir Yannick).  Pourtant mes guides me dirent alors qu'il n'était point le conjoint, qu'il n'était qu'une étape pour mon avancement. 

Je notai dans mon journal que Mintaka n'avait été que de passage, environ 3 semaines.

Le 6, je notai que je m'étais sentie fragile à un moment, comme si j'ouvrais grand mon coeur à aimer à nouveau  un homme, à m'engager dans une relation.

Le 10, alors que je recevais de mes guides une compréhension face à Yannick, ils me dirent aussi :  "Tu es maintenant prête pour rencontrer celui qui t'est destiné.  Il arrivera après encore certaines étapes à franchir avec Yannick.  Sois patiente...."

J'avais aussi envoyé à ma copine Danielle en Belgique, la photo de Yannick, car celle-ci avait eu une vision pour moi où elle me voyait avec mon conjoint.  Il n'était point le conjoint de sa vision.

Dans la même journée, me fut aussi dit qu'encore quelques étapes avant l'arrivée de celui à la hauteur de mon coeur.

Le 16, j'ai quelques mots que Mintaka m'a laissés sur ICQ

Le 18, Mintaka passe sur ICQ, on discute un peu et je lui pose surtout des questions pour le compostage.

Le 21, je finalise avec Yannick et je me dis qu'il me reste à finaliser avec Mintaka pour me libérer moi-même.  C'est important pour moi de lui dire en face la décision que j'ai prise.

Le 22, alors que je suis avec un couple d'amis, je sens l'essence, la tendresse du conjoint à mes côtés.  Tout au long de cette journée, je sentis cette présence souvent.

Le 25, je prends conscience qu'avec Mintaka, quelques jours plus tôt, je venais de changer un schéma, car même s'il était présent sur ICQ, j'avais quitté de mon côté, n'étais plus disponible de par l'arrivée surprise d'amis.  Je n'avais rien à lui devoir, ni lui dire que relation terminée puisque je ne savais même pas quand que je le reverrais.  Je ne savais point quand il réapparaîtrait dans le décor.  Je devais arrêter de me soucier de quelqu'un qui se souciait peu de moi.

Le 30, monte en moi que si dans le passé j'aspirais à soutenir le conjoint dans son entreprise, que cela était un rêve et but selon celle que j'étais adolescente.  Maintenant j'aspirais à autre chose du couple.  J'eus l'intuition que ce serait le contraire, un certain contraire qui se vivrait.  Que le conjoint me soutiendra, m'épaulera dans mon entreprise, soit mon chemin de travailleuse de lumière. C'était à suivre.

Parallèlement, se vécut aussi une attirance envers un autre homme du fait qu'avec lui, je me sentais soutenue, comprise dans mon travail de lumière.

Le 1er juillet, suite à une lecture, je constatai que je ne "tombais" point dans l'illusion et mettre l'autre sur un piédestal comme je le faisais dans le passé pour suite à un peu de tendresse, d'attention et de belles paroles.  J'avais à regarder cela au lieu de voir celle en moi qui se sentait cruche de vivre cela, de vivre ce schéma avec les hommes.  Je vis le cadeau de la relation avec Yannick, je m'étais écoutée dès le début.  Je me demandai s'il me restait encore à guérir, prendre soin de la femme en moi, qui fut blessée par les belles paroles des hommes aimés.

Le 2, je notai que Mintaka fut cadeau pour me montrer où j'en étais rendue dans ma guérison via ma sexualité.  ( Presque 4 ans plus tard, je peux dire qu'il fut cadeau pour plus que cela.  Notre relation fut un bel instrument pour guérir la femme amoureuse en moi qui avait été blessée fortement.)

Le 5, visite surprise de Mintaka, il m'emmène déjeuner.  On discute beaucoup et je lui annonce mon choix de ne pas continuer la relation amant, que je n'étais point bien là-dedans du fait que je ne l'aimais pas d'amour.  Il me répondit alors qu'il avait eu l'intuition de cela.  Il quitta ensuite, pour lui c'était difficile de rester alors près de moi.  Je respectai aussi sa souffrance. 

Je venais de franchir une autre étape et me demandai quelle surprise m'attendait suite à cela.  Ce jour-là je m'étais choisie et l'avait exprimé à Mintaka.

Plus tard en journée, je pris conscience que j'attendais qu'il passe pour m'exprimer à lui et il n'arrivait point.  Là, j'avais arrêté d'y penser et il était arrivé par surprise.  (Je souris en écrivant cela, car tout au long de ma relation avec lui, j'ai eu beaucoup à travailler sur moi dans mes attentes.)

Le 8, une sur MSN me dit qu'elle ne voit point le conjoint près de moi avant l'automne.  Pour moi, cela m'indiquait leçon de patience encore une fois.

Le 9, je vécus souvent en moi des désirs de moments de tendresse avec Mintaka.

Le 10, je pris conscience que depuis que j'avais mis fin à la relation amant avec Mintaka, sa tendresse, la tendresse, le désir de tendresse revenait fortement en moi.  En soirée, je discute avec lui sur ICQ.  Je lui exprime alors que sa tendresse me manque.  Il me signale qu'il repart le lendemain pour un autre périple.

Le 11, je notai qu'il n'était point passé me voir ce jour-là et que dans le fond c'était mieux ainsi.  Que cela m'aiderait à me détacher de lui pour me sentir libre d'aimer pour vivre le couple.

Le 12, je notai que face à Mintaka, c'était aussi bien pour moi d'avoir mis fin puisqu'il n'aurait point été là quand j'en aurais eu envie, mais seulement quand lui en aurait envie puisque presque toujours sur les routes à voyager.

Je demandai à mon âme s'il me restait encore des étapes à franchir avant l'arrivée du conjoint.  Me fut répondu que oui.  Je demandai si seraient difficiles encore?  Me fut répondu que non, que ce serait facile, que j'y étais presque, de plus penser à moi. Que j'étais capable de me recentrer, de penser à moi, de me dorloter, de m'imaginer, de ressentir l'amoureux, le conjoint à mes côtés.  J'étais capable de merveille car j'étais un miracle en soi.

Le 13, je constate que mon "manque" de tendresse envers Mintaka est passé.

Le 15, je sens à nouveau présence, essence du conjoint près de moi.

Le 30, je croise Mintaka sur ICQ, il est de retour de voyage.  Je lui exprime alors mon désir d'être dans ses bras au bord de l'eau et il choisit de venir me voir, sera là pour midi et regardera pour mon toit.  Je pris aussi conscience que même si je m'étais respectée en mettant fin la fois d'avant, je me privais aussi, me limitais ainsi à savourer le cadeau qu'il était.  Comme si je m'empêchais de savourer un cadeau de Noël parce que pas entièrement celui désiré.

Lorsqu'il arrive, nous allons manger et nous promener, nous passons d'agréables moments ensemble, je lui demande s'il peut m'amener dans son antre car j'aimerais bien ne point avoir de spectateurs auditifs de nos ébats.  Il acquiesce à ma demande et nous allons chez lui pour le reste de l'après midi.  Je sais que je suis privilégiée ainsi car il n'amène point de femmes chez lui à ce qu'il me dit.  Lors de notre repas du midi, je lui exprimai ma prise de conscience du matin, ma sensation d 'engagement et comme quoi je disais oui maintenant au cadeau qu'il était pour moi.  Ce soir-là il me surprend en me demandant s'il pouvait rester à dormir avec moi car les autres fois, il était reparti en fin de soirée.  Cela me fit tout drôle d'entendre à nouveau quelqu'un respirer et ronfler à coté de moi. 

Le lendemain matin nous fîmes l'amour à nouveau.  Je trouvai cela très agréable comme réveil.  Ensuite nous sommes partis en moto acheter du café et allés le boire au bord de l'eau.  J'appris encore beaucoup à travers ses récits, ses connaissances.  Il me quitta vers 8h et me reparla ensuite sur ICQ quelques minutes vers 9h30.  Je lui transmis alors une vision que j'eus pour lui, une vie antérieure où il était un esclave noir, avec des chaînes aux mains et aux pieds.  Cette vision m'avait déjà été transmise en mai 2001 mais je n'en n'avais point fait part à Mintaka à ce moment-là.

Je pris ensuite conscience que le conjoint était un désir qui entrait beaucoup en jeu pour me sentir sécure matériellement.  Que si je n'avais point à me soucier de l'argent, ce désir serait alors moins présent.  Qu'ainsi je continuerais sans difficulté à vivre le merveilleux avec Mintaka dans l'aventure.

En journée il repasse sur MSN mais vit des problèmes avec le logiciel.  (Si on regarde la métaphysique, ICQ est logiciel de communication et en effet, Mintaka avait difficulté à communiquer ses émotions, son senti.)

Le 31, j'eus l'idée folle que même en étant heureuse avec un conjoint, j'aimerai bien continuer l'aventure avec Mintaka.

Le 1er août, je songe souvent à Mintaka en journée, aux moments que nous avons passés ensemble.  Je n'aurais point cru désirer comme cela en revivre.  Je sais que le lendemain matin il quittera pour le Manitoba.

Le 8, je me demande face au couple que je souhaite, en quoi je "perdrais ma liberté", puisque cette liberté que j'aimais vivre, je la vivais avec Mintaka.  Monta alors en moi qu'il n'en tenait qu'à moi de me sentir et d'être libre à l'intérieur d'un couple, du couple.  Je demandai ce qui me restait à comprendre envers le conjoint dans ma vie.  Plus tard j'eus ceci comme réponse:  le couple que je formerai sera ce qu'il doit être pour m'aider à grandir tout simplement.

Le 11, je trouve la photo de Mintaka sur un forum de connaissances communes.

Le 12, je notai que je pensais souvent à lui, à vivre de nouveaux moments avec lui.  Je rêvais de ses caresses et de lui en donner en retour.  Je rêvais à lui sans me sentir en manque de lui.  Je vis que j'avais fait du chemin depuis Serge G.  le soir même, je reçus mail de blague de sa part.

Le 13 au matin, je reçois mail de Mintaka comme quoi il était de retour et venait me voir.  Nous avons passé l'après-midi ensemble à faire l'amour, je soupai chez lui et il me ramena chez moi en soirée.  En chemin nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil.  On a discuté un bon moment et il repartit dormir chez lui.  Peu après je discutais à nouveau avec lui sur ICQ.

Parallèlement j'avais chez moi, la visite de Solène de la France.  Mintaka m'offrit de partir le jour même pour Tadoussac avec lui, je lui répondis alors que je ne serais disponible que d'ici quelques jours pour ce voyage.  Il me fit part qu'il avait aussi des choses à voir avec sa fille avant.

Le 15, je reconduisis Solène à l'aéroport et je sentis que je n'aurais aucune nouvelle de Mintaka pour ce jour.  J'eus l'impression qu'il n'y aurait point de voyage à Tadoussac avec lui de par mon malaise des fortes chaleurs présentes et du fait que je n'avais point été disponible au moment où il me l'avait offert.

Le 16 au réveil, j'eus la pensée que Mintaka était présent juste pour faire l'amour car lorsque auparavant je m'imaginais avec un homme, je m'imaginais dans de telles situations surtout quand j'avais envie de tendresse et de sexualité.  La vie me matérialisait donc juste cela.  Un peu plus tard en journée, je n'avais eu aucune nouvelle de lui  Ma copine Yalye, de son côté, sentait que je ferais ce voyage avec lui.

Le 17, je reçus comme information que ce fut moi qui avais mis les chaînes à Mintaka dans la vie antérieure où il fut esclave noir.  Je n'avais été alors que de passage pour faire cette simple action.  Dans cette vie-ci, j'allais l'aider à s'en libère car il les portait encore.  J'eus ensuite vision que ce serait surtout au niveau travail sur son énergie, quand il serait devant moi, que j'enlèverais alors ses chaînes énergétiques.

À travers un message channellé par Yalye, alors que j'avais demandé ce que j,avais encore à apprendre avec Mintaka, j'eus comme réponse que je le saurais en temps et lieu.  (Je souris en écrivant ceci, car j'ai eu plusieurs leçons dans ma relation avec Mintaka  au travers le passage du temps et encore aujourd'hui, je sais que je n'ai point complètement terminé.)

Je procédai au détachement dans l'invisible des fils relationnels me reliant à lui car j'y étais attachée au niveau affectif.  Je pensais souvent à lui, je croyais qu'il était dans le coin alors que je sus plus tard qu'il était déjà reparti en voyage.  Il y avait tristesse en moi.  Je reçus message de ne point être triste pour lui, son âme avait choisi pour cette vie de garder ces chaînes du passé dans son énergie tout comme dans l'autre vie, elle avait choisi d'expérimenter l'esclave enchaîné.  Quelques minutes plus tard, un geai bleu vient me parler.  Il semblait lancer un appel à une compagne ou un compagnon.  Il resta proche de moi un bon moment et repartit ensuite.  Je cherchai dans mes papiers de totémisation quelle était la signification de cet oiseau mais ne pus la trouver.  Le matin même, en faisant une tresse dans mes cheveux, j'y avais justement glissé une plume de geai bleu.  La veille, j'en avais vu un passer en plein centre de la rue entre les arbres.

Le 18, je me dis que j'avais à détacher les fils relationnels avec lui puisque point avec lui qu'il y aurait la réalisation de mes rêves de fin de semaine en amoureux, de journées de ballade, de promenade régulière à pied, de patinage sur la glace ensemble, de projets de voyage.  Une chose demeurait  sûre avec lui, J'avais retrouvé le goût, le désir et le plaisir à faire l'amour.  Encore une fois, je procédai ensuite au détachement des fils relationnels dans l'invisible.  (Ne faut surtout pas oublier qu'à ce moment-là, du fait que Mintaka ne voulait aucun engagement, cela signifiait pour moi qu'il ne désirait point être avec moi, qu'il ne pouvait point être amoureux de moi.)

En soirée, il passe sur ICQ, je sus qu'il était alors parti au lac St-Jean et je présumai qu'il venait d'arriver chez lui.  Je trouvais beau ce que je vivais avec lui, j'aspirais aussi à autre chose.  À être dans des bras certains soirs  en ne partageant que de la tendresse, pas juste de la sexualité et plus souvent qu'une fois au 15, 21 jours.

Le 19, je m'aperçois que Mintaka est en ligne sur ICQ, je ne l'avais point vu arriver et je n'allai point lui parler puisqu'il s'était mis "occupé" comme statut.

Je vis une coïncidence dans des situations concernant le neveu de la voisine.  Il avait aménagé son commerce chez celle-ci lorsque mon ex-mari avait quitté la maison.  Maintenant, il quittait le lien, cela signifiait-il que le conjoint arrivait dans ma vie ?

En soirée, alors que je laissai un message sur le ICQ de Mintaka et que je n'eus aucune réponse, j'eus la sensation qu'il ne semblait vouloir me voir que lorsque lui en avait envie.  Dans les mêmes moments, je vivais colère en moi.  Du fait que j'étais prise dans ma colère, je voyais tout en noir et englobais tout là-dedans. Alors que je mis par écrit, sortis ma colère, je vis qu'envers Mintaka, c'était parce qu'une partie en moi espérait qu'il s'occupe de moi financièrement et voit à la réparation du toit.  Et colère envers moi-même d'avoir une fois de plus cru qu'un prince charmant viendrait tout régler pour moi afin que je continue sans soucis matériels à faire ce que j'aime, à accomplir ma mission.  Et je vivais colère envers moi-même d'être en colère.  Cette constatation d'ambiguïté amena le rire en moi.

Le 20, je notai que je vivais beaucoup de réflexions face à Mintaka.  Je voyais que j'avais vraiment à me détacher de lui, car il ne pourrait pas m'offrir ce à quoi j'aspirais.  Remonta alors en moi, une message que j'avais reçu face à Yannick et dans lequel on me disait que j'aurais encore une autre étape à franchir avant le conjoint.  J'eus l'impression que Mintaka était alors cette étape-là.  À travers Yalye me fut confirmé que j'étais tombé dans l'illusion de croire, de rêver à quelque chose que je savais impossible et que j'étais sur la bonne route puisque j'avais pris conscience et aussi que j'avais entrepris par visualisations de faire le travail énergétique et d'enlever les chaînes de vie antérieure de Mintaka.  Je commençai alors à dire au revoir à Mintaka en pensée, mettre fin à notre relation d'amant.  (À ce moment-là, je me battais pour ne point être amoureuse de lui, de par cette non acceptation, ce refus d'aimer, je m'attirais des gens qui venaient me confirmer  ce que je croyais être ma vérité du moment.  Au fil des années, mon âme me fit voir que j'avais à être amoureuse de lui, rire.)

En soirée, alors que je discutais avec un sur une salle de msn, j'eus l'impression que de par mon attachement à Mintaka, la tendresse échangée entre nous, j'étais alors devenue plus fragile et que mon désir de conjoint rejaillissait alors plus fortement.  Ce qui avait amené que j'avais été plus sensible aux attentions de cet autre homme et vivre alors inconsciemment des attentes et espoirs d'où un sentiment de tristesse, de résignation qui fut présent en moi.  Et je n'avais nulle envie de vivre avec quelqu'un qui n'était point à l'écoute des messages de son corps.  (Lorsque je regarde ceci avec recul, en fait, je ne voulais point être avec qu'un qui se plaindrait de ce que son corps lui ferait vivre de malaises, maladies et qui resterait dans un rôle de victime.)

Un peu plus tard, j'eus la sensation d'avoir un poids lourd sur mes épaules de par le vécu émotionnel de la journée face à Mintaka et l'autre homme.  Je me demandai si j'avais trop d'attentes face à un homme idéal à aimer.  Je me mis non visible sur ICQ pour Mintaka.  (Je fuyais de lui parler en quelque sorte.)

Le 21, je sentis que si Mintaka arrivait ce jour pour faire l'amour, je lui dirais alors non, je n'en avais point envie.  J'avais surtout envie de réconfort, de soutien, de tendresse seulement. Un peu plus tard, je pris conscience que de dire non à Mintaka pour faire l'amour serait comme de chercher à le punir de ne pas être autrement qu'il est.  Ce que pourtant, je savais déjà et avais accepté.  C'était inconscient de ma part ce matin-là, car lui dire non, aurait aussi été de me punir puisque j'avais plaisir, que cela m'apportait des joies que de faire l'amour avec lui.  Je pris aussi conscience que j'avais tendance encore, dès que mes guides me disaient quelque chose, de vouloir alors que cela soit, se réalise immédiatement.

Je songeai qu'avec Mintaka, là où j'avais fait une "erreur", c'était d'avoir imaginé qu'il s'occupe du matériel, de l'argent pour moi alors qu'avec lui, le bon chemin n'était que de m'imaginer juste dans des moments  de sexualité, de tendresse, dans des bons moments ensemble. 

Je vis que de mon fameux triangle "homme-argent-sexualité", ma relation avec Mintaka me démontrait la guérison au niveau de la sexualité.  Et je voyais que le coté "homme", je l'avais réglé de par la cohabitation avec Michel G.  Ne me restait qu'à régler au niveau "argent", soit ma propre harmonie intérieure avec cette énergie pour que cela se reflète à l'extérieur.

En soirée je notai que je n'avais point vu Mintaka sur ICQ et que de toute façon, dans mon entendement, cette relation avait à se terminer afin que je me sente libre d'aimer un autre.  (Pour moi, dans  mon être, avec principes, mes valeurs, même si Mintaka ne voulait pas d'engagement, je suis quelqu'un pour qui la fidélité est importante et comme je faisais l'amour avec lui, c'était naturel de lui être fidèle sur tous les plans tant que je continuais cette relation.)

Le 22, aucune nouvelle de Mintaka, je sentis qu'il était reparti quelque part.

Le 23 au matin, j'apprends le décès de Mélodie.

Le 24, vers midi, je reçois message ICQ de Mintaka, il venait de rentrer du Lac-St-Jean et disait qu'il passerait me voir le lendemain.  Je pris conscience que dans le fond, toute la semaine j'avais vécu des émotions sur des illusions, sur des présomptions qu'il était chez lui.  Je répondis à son mail que c'était ok pour le lendemain et lui parlai du décès survenu dans la famille.  En fin de soirée, Mintaka passe sur ICQ, il me demande si peut venir me voir dès ce soir au lieu du lendemain, je lui réponds que oui.  Il arriva chez moi vers 11h du soir, nous avons parlé, passé la nuit ensemble et le lendemain matin il m'amena chez lui, prit soin de moi tout au long de la journée. 

Nous avons échangé beaucoup sur nos visions de la mort.  Il me fit de bons repas, et un porte-encens.  Me dit qu'il me fera ma fontaine avec une pierre qu'il avait chez lui.  Il m'invita à passer une autre nuit avec lui, chez lui, je dis oui.  Dans la soirée je vécus  malaises, me sentis mal, vers 9h, j'allai m'étendre pour me reposer.  Il me laissa dormir et vient se coucher plus tard.  Cela me fit une bonne nuit de sommeil puisque les autres avaient été courtes suite au départ de Mélodie. 

Il me ramena le lendemain matin vers 8h chez moi.  Nico chercha à me faire sentir coupable d'être partie avec Mintaka car le papa de Mélodie m'avait téléphoné plusieurs fois la veille.  Mintaka me parla, me rassura, j'avais le droit de vivre pour moi.  Nous avons semé dans mes plates-bandes et il m'amena manger au restaurant.  Il me quitta vers midi car attendait la visite de sa fille et avait des choses à faire de son côté.

Le 27, je discutai avec Kama et Yalye et celles-ci me dirent qu'elles croyaient que Mintaka allait rester tout près cette semaine pour être là pour moi, selon mes jours plus ou moins faciles à vivre.  Un peu plus tard je pris conscience que le matin même au réveil, je m'étais surprise à chercher la présence, la chaleur de Mintaka dans mon lit. 

De mon côté, je sus quel jour seraient les funérailles de Mélodie et envoyai un mail à Mintaka en lui demandant si je pouvais le voir le soir de l'enterrement pour être avec lui.  Je ne reçus aucune nouvelle de lui suite à ce mail.

Le 29, jour de l'enterrement,  lorsque fiston me rejoignit à l'église, il me dit alors que Mintaka était déjà arrivé à la maison et qu'il me faisait savoir que je pouvais prendre le temps que j'avais besoin, qu'il allait m'attendre tout simplement.

Lorsque j'arrivai chez moi vers 17h, Mintaka m'offrit de me faire mon repas, m'offrit même d'aller acheter un morceau de viande rouge, lui qui n'en mangeait pas.  Je fus surprise de cette attention à mon égard, le remerciai et lui avouai que je préférais un repas avec une viande plus légère.  Il m'offrit alors de découcher et nous partîmes chez lui pour le repas.  Chez lui, nous avions alors plus d'intimité, je fus choyée et en soirée nous assistâmes à un merveilleux coucher de soleil.  Il créa pour moi un magnifique collier amérindien.  J'eus beaucoup de plaisir à être avec lui, nous nous taquinions, jouions ensemble.  J'apprenais beaucoup sur divers sujets en plus de sur les amérindiens.  Il me ramena chez moi le lendemain matin car j'avais un déjeuner de prévu avec des femmes d'une salle de MSN.  Il s'offrir de rester, de m'attendre pour m'aider à faire mes courses après cette rencontre.  J'étais étonnée et heureuse de toutes ces attentions qu'il avait à mon égard.  Je l'en remerciai et lui dis que je pouvais agir seule, que je ne voulais point le priver de son temps pour moi.

Un peu plus tard en soirée, je m'aperçus qu'un élément de ma salle de bain avait été changé pour un meilleur confort.  Je demandai à Michel si lui, il me dit que non.  J'eus l'impression que Mintaka avait fait cela sans rien dire.  Je lui envoyai alors mail pour lui poser la question et le remercier alors.

Le 31, je reçois sa confirmation et il m'annonce qu'il quitte le matin même pour le Maine.  Selon ma copine Kama, Mintaka m'aime plus qu'il ne veut bien se l'avouer et qu'il reviendra vers moi avant le temps prévu.

Le 1er septembre, je croise Yalye sur MSN et elle aussi me dit qu'elle croit que Mintaka reviendra plus vite que prévu.  Ce jour là,  j'envoyai à Danielle de Belgique la photo de Mintaka.

Lorsque je songeai à Mintaka, je me dis que c'était sûr que j'avais envie de tenter l'expérience de voyager avec lui.  Je savais aussi que je craindrais alors d'être un boulet pour lui du fait que je ne me sentais point autonome financièrement et que je ne parlais point l'anglais.  Il était vrai aussi, que de vivre cela avec lui serait alors un chemin inconnu pour moi alors que de rester chez moi était du connu, du sécuritaire.

Le 2, je reçus retour de mail de Danielle, pour elle, Mintaka ressemblait à celui de sa vision pour moi qui revenait sans cesse depuis quelques années.  Elle le sentait aussi gentil et attentionné, ce qu'il était . :)

Le 3, Kama et Yalye me dirent que selon elles, Mintaka et moi étions amoureux plus qu'on ne le croyait, le voulait et que nous avions mutuellement peur de par nos peurs de perdre notre liberté dans un couple.

Le 4, je me dis que si tel était mon chemin de guérisseuse que de voyager avec Mintaka, tout cela se mettrait alors en place afin que je sois libre de le vivre.  Je sentais au fond de moi qu'il était vrai que même en voyage, avec lui, je vivrais alors  couple et liberté de ma mission.  (Je souris, rien ne pouvait se placer de par nos peurs respectives et de par le reniement que je faisais du travail de la guérisseuse en moi.) 

Mon âme me porta à relire mes journaux de 2 ans plus tôt.  Je vis une coïncidence dans le fait qu'il y avait eu achat de la murale (yin) et maintenant la création de ma fontaine par Mintaka.  2 ans avant, il y avait eu l'accueil de ma femme fragile.  L'avais-je accueilli depuis ?  2 ans avant on me disait l'arrivée du conjoint et coïncidence, Mintaka présent mais je ne le voyais point comme conjoint ou même comme amoureux potentiel.  M'attacher à un homme signifiait dépendance pour moi.

Je sentis qu'il me restait à accepter, accueillir de vivre une autre forme de couple avec Mintaka afin que tout se mette en place.  je vis que de m'engager dans un couple était surtout un engagement envers moi-même. Un peu plus tard je partageai avec Kama un souvenir qui venait de remonter en moi, soit la vision du conjoint qui mettait châle de lumière sur mes épaules et l'image du jour où Mintaka avait posé couverture indienne sur mes épaules pour me réchauffer du froid..  Je pris aussi conscience que je craignais, ne voulais point m'attacher à Mintaka par crainte que cela ne dure pas longtemps, de tout donner de moi et que cela ne dure que quelques semaines comme avec Jean C ou quelques mois.  Avais-je peur de m'oublier ? De donner beaucoup et rien ou peu recevoir en couple ?

J'eus l'intuition que seulement à partir du printemps prochain la possibilité de voyager avec Mintaka, que lui soit prêt à cela.  (En 2003, j'ajoutai à cette note de mon journal que printemps suivant, cela ne me disait point en quelle année.)

Le 5, il me sembla que je mettais une barrière à la manifestation de ce que je désirais vivre avec Mintaka, du fait que je craignais aussi qu'il se sente prisonnier avec moi du fait que je voulais voyager avec.  Je vis que j'avais peur, je m'empêchais de l'aimer à fond.  De son côté, Kama sentait fortement que ce dernier verrait qu'il désirait ne plus être vraiment seul.  Je craignais de me tromper, que Kama se trompe aussi.  Il me semblait que j'avais encore beaucoup de choses à voir, à finir avant de voyager.  Il y avait la maison, cette responsabilité à laquelle je m'enchaînais quelque part.  Pourtant une partie en moi désirait partir à l'aventure avec lui, s'arrêter et contempler des paysages, se reposer en regardant des levers et couchers de soleil, se taquiner, s'aimer là où on serait, apprendre de ses connaissances, aller là où nos âmes nous guideraient.

Le 6, je reçus un court message de Mintaka, en réponse à une question que je lui posais sur un mot indien.  J'étais triste aussi car il ne me disait point où il était rendu.

Une sur une salle de MSN me disait que celui qu'elle sentait pour moi à l'automne était déjà présent dans ma vie, très présent en amitié, cela venait comme me confirmer que mon chemin était avec Mintaka.  Je vis une autre coïncidence, je recroisai un ami de cara qui était de retour auprès de sa femme, son temps de séparation lui avait permis de voir combien il l'aimait, était bien avec elle.  Je me demandai si cela serait ainsi aussi pour Mintaka par rapport à moi.  Je constatai aussi que je vivais beaucoup en fonction de lui ces temps-ci.  Je trouvais même que c'était trop à mon goût, que j'oubliais de vivre bien pour moi-même.  Il était vrai que mon état de faiblesse, de fatigue ne m'aidait point.

Je vis que suite aux dires de toutes les connaissances et amitiés, je devenais impatiente d'avancer avec Mintaka, impatiente qu'il me dise que je comptais beaucoup pour lui, qu'il me demande plus d'être auprès de lui, de partager encore plus avec lui.  (Rire, car cette relation fut grande en leçon de patience.)

Je regardai mon voyage en Europe, j'étais capable de voyager,  j'avais aimé, y avais été heureuse même si j'y étais seule et j'avais ensuite été contente de retrouver mon chez-moi, retrouver mes petites habitudes, mon confort.

Si Mintaka me manquait au bout d'une semaine, comment allais-je faire quand il partirait pour l'hiver ?  Je me demandai aussi si c'était le fait de ne pas avoir l'assurance qu'il revienne vers moi qui amenait, me faisait vivre toutes ces batailles en moi.  Était-ce l'incertitude que j'avais besoin qu'elle devienne certitude qui amenait mon aspiration à un engagement de couple ? 

Je pris aussi conscience que je vivais cet état de manque depuis que les autres m'avaient dit qu'il reviendrait avant, qu'il s'apercevrait que m'aime beaucoup, etc.  Je fis le miroir et me demandai si quelque part elles ne me disaient pas justement ce que j'avais envie d'entendre et non ce que pouvait réellement vivre Mintaka.  Je sentis que ma leçon du présent était la patience et d'avoir la foi, que je pouvais créer ce que je désirais manifester.  Je revécus les rêves que j'avais faits envers Serge; de coucher sous la tente et je vis que je pouvais les appliquer avec Mintaka, ainsi que mes rêves de chalet et galerie au bord d'un lac.  Je me donnai ensuite le droit de laisser partir mon imagination vers des situations au côté de Mintaka, je me donnai le droit de rêver, de l'aimer. 

Le 7, je partageai avec Brigitte, une amie connue sur le même "tchat" que j'avais connu Mintaka , mes prises de conscience face à lui, elle me dirigea vers des sites web à lire.  Je trouvai alors que la relation que je vivais avec Mintaka était une relation de la nouvelle énergie, une nouvelle forme de couple, nouvelle forme d'amour.  Le vécu de la semaine me permit de me remettre en question sur mes aspirations, mes conceptions du couple car l'essentiel au niveau de l'Être était vécu avec lui.  Je pouvais avoir mes propres projets dont des voyages sans lui et j'avais espoir, espérance d'en vivre avec lui.  J'avais aussi conscience que j'étais trop dans l'attente de le voir arriver plus tôt et qu'il arriverait quand j'arrêterais justement de l'attendre.  J'aspirais aussi à lui demander si cela le dérangeait que je lui demande où il était rendu dans son voyage car je ne demandais point cela pour le "surveiller" mais bien pour partager ses joies.

Un peu plus tard, je partageai avec Martine, une autre du même "tchat" que je vivais de quoi avec Mintaka.  Elle fut surprise et heureuse pour moi, elle sentit que j'étais une femme capable de le comprendre et assez forte pour le laisser libre.  Respect et liberté d'être, ma condition sine qua none du couple, je la vivais avec lui.

Remonta en moi plusieurs souvenirs de ce que me disaient mes guides.  "Il est là, mais tu ne le vois pas" prenait maintenant un autre sens, s'appliquait au vécu d'avant avec lui.  J'avais aussi conscience que mon âme ne m'amenait point nécessairement ce que ma personnalité désirait vivre mais bien ce qui était le plus â même de me faire grandir dans mon chemin d'amour et de lumière.

Tout en discutant plus tard avec Coloc, je pris conscience que tout comme moi, Mintaka aimait s'endormir avec une musique de détente. Et plus tard en soirée me fut rappelé que dans l'invisible, mon énergie était avec celle de Mintaka, de ne point oublier cela et me confiner dans les limites du plan physique.

Ce jour-là monta en moi une vision de Mintaka et moi contemplant de haut un canyon.  Nous étions un à côté de l'autre sans se tenir la main, sans être collés.  Nous étions deux piliers regardant en avant côte à côte.

Le 8, en discutant avec Brigitte, je pris conscience qu'on adorait en tant qu'humain compartimenter, mettre des limites en utilisant des mots comme ami, amant, conjoint alors que l'âme aime tout simplement.  Le jour même, on alla à la rencontre de Kama et son amoureux.  Une part en moi aurait alors aimé les présenter à Mintaka.  (Cela se fit un an plus tard)  Au cours de cette rencontre la shamane en moi eut à agir et je compris que j'avais à accepter, accueillir l'expérience d'aimer  Mintaka même si cela ne correspondait point à certaines de mes aspirations au niveau du couple.  Lors de cette rencontre, s'est vécu un phénomène avec mon collier fait par Mintaka et je compris qu'à travers un geste que j'avais fait avec le collier, j'avais alors emprisonné dans les pointes de celui-ci mes propres peurs, craintes et croyances qui m'empêchaient d'avancer avec lui.  Je me sentais différente, que s'il arrivait ce jour même, je sentais qu'alors je ferais l'amour avec lui dans un abandon nouveau. Un peu plus tard, Brigitte sentit qu'en octobre mes difficultés financières deviendraient du passé et qu'une grosse surprise m'arriverait par Mintaka. 

C'était à suivre car pour le moment, il n'était point arrivé plus tôt.   J'indiquai à l'univers que j'aimerai partager plus de moments avec lui et que j'aimerai voyager avec lui.  Ce jour-là, je n'écrivis point à Mintaka, je n'en avais aucune envie.

Le 9, je vécus légère tristesse, déception car Mintaka avait répondu sur un forum mais ne m'avait point écrit.  Je me dis alors qu'il avait peut-être manqué de temps pour le faire, que pour lui m'écrire n'était pas un besoin, un désir.  Il était vrai que peu d'hommes auxquels j'écrivais, m'écrivaient autant en retour.  J'apprenais à le connaître et à l'accepter comme il était.  Allais-je demander à l'autre d'être comme moi ?  Je savais que lorsque j'étais avec lui, il m'aimait à sa façon, à travers ses attentions.  Ce non-mail de sa part ne signifiait point qu'il ne pensait pas à moi.

Le midi, sur cara, je recroisai Patrick de la France, cela me fit voir ma progression.  Avec Patrick j'avais partagé tendresse, sensualité mais nous n'avions aucune valeur commune alors que là avec Mintaka, beaucoup plus de choses en commun, de partage, beaucoup moins de grosse dualité se vivait avec lui. Kama me fit voir que normal mon désir de la présence de l'autre puisque cela faisait longtemps que j'étais seule, n'avais point été amoureuse.  En fin de soirée, j'écrivis un court émail à Mintaka, je me sentais mieux vis-à-vis lui, son absence.

Le 10, suite au passage de plusieurs du passé, je vis que cela me faisait apprécier encore plus mon vécu avec Mintaka, son écoute, son soutien sans faire à ma place ce que j'étais capable de faire.   Les filles me taquinèrent encore en me disant que Mintaka arriverait plus tôt et qu'il aura réfléchi sur sa notion de couple, etc.  Elles étaient comme moi d'incurables romantiques.

En soirée, je pris conscience que Mintaka pouvait se sentir bien chez moi puisque tout comme chez lui, mes comptoirs étaient un brin encombrés.  le ménage et que tout soit en ordre n'était point une priorité pour nous deux.

le 12, je pris conscience qu'inconsciemment, avec la présence de Mintaka dans ma vie, je m'étais remise dans le vieux schéma de la pauvre victime qui espère voir le chevalier de son coeur la secourir.  Je constatai aussi que je me cherchais encore des excuses, des raisons pour ne point m'attacher à lui, ne point me créer d'attente par la même occasion.

L'après-midi même je fis sieste et rêvai à lui sans me souvenir de rien de précis.  Je vis aussi qu'à chaque fois que je cherchais une raison pour ne point m'attacher à lui, l'effet contraire, mon âme m'amenait à voir de quoi qui amenait alors  l'appauvrissement et même la dissolution de cette raison.  Je désirais partager plus de moments avec lui mais ce n'était point une obligation, un besoin puisque je réussissais très bien à être heureuse seule depuis 8 ans.  Je désirais surtout que cela soit plus que quelques moments, qu'une fois par mois.  Je désirais faire des projets, des activités avec lui, je me surpris même à parler toute seule en anglais, rire.  J'avais aussi à revoir que lorsque j'étais seule, face à une difficulté, je me débrouillais très bien.

En soirée je discutai avec Brigitte et elle me redit encore qu'elle croyait que Mintaka voudrait passer plus de temps avec moi.  Elle fut étonnée lorsque je lui dis que je n'avais reçu aucune nouvelle de lui depuis un moment.  Je lui dis aussi que Mintaka était ainsi, que nous étions tous deux avec nos besoins de moments de solitude, que cela nous permettait de mieux savourer nos moments ensemble et d'apprécier l'autre.  Il était vrai que j'aimais dormir seule, j'étais bien ainsi dans cette solitude.

Le 13 au matin, Kama et Yalye me redirent qu'elles étaient sûres que Mintaka reviendrait plus tôt, je leur affirmai le contraire et elles me traitèrent de "tête dure".

Un peu plus tard, alors que je venais de vivre une confrontation avec fiston, ce dernier me demanda quand Mintaka revenait, que j'avais besoin de 2-3 jours loin de la maison.  Fiston voulait surtout se débarrasser de ma présence, rire.

En fin de journée, je me dis que mes 2 sorcières avaient eu tort car point de nouvelles de Mintaka.  Encore une fois, ma personnalité cherchait des excuses pour ne pas l'aimer.  Il restait qu'il était le seul jusqu'à maintenant auprès de qui je me sentais en sécurité, auprès de qui je pouvais me reposer, que je le sentais pilier à mes côtés, je me sentais rassurée.  Auprès de lui j'enseignais peu, j'apprenais en douceur à mon rythme.  Respect et liberté d'être était pleinement là.  Je sentais sa force intérieure et extérieure, son calme m'apaisait, je sentais son accueil face à ce que je vivais émotionnellement.  Il était le premier depuis 22 ans auprès de qui je m'étais laissée aller à pleurer.  Je lui dis alors dans l'invisible:  Mintaka, je t'aime bel ami, bel amant, beau monsieur.  Auprès de lui je me sentais d'égale à égal, je ne sentais point de lutte de pouvoir, je ne sentais point qu'il avait besoin d'avoir du pouvoir sur moi.  Je me dis qu'encore une semaine environ et il serait là, je sentirais alors à nouveau la chaleur de ses bras, de son corps, que je m'y reposerais.

Le 14, j'écrivis un court mail à Mintaka.  Je désirais sentir sa chaleur, sa force intérieure près de moi au même moment.  Je savais qu'il arriverait quand je ne l'attendrais point.

Un peu plus tard je pris la décision de dire aux filles d'arrêter de me taquiner à propos de l'arrivée de Mintaka car cela ne m'aidait point à bien vivre son absence.  Cela m'amenait à me créer des attentes même si je disais le contraire et à travers cela, c'était à moi-même que je faisais du mal.  Je ne vivais alors plus mes "ici et maintenant", j'étais rendue trop dans le passé ou le futur avec lui.

le 15, je me réveillai avec la pensée que Mintaka n'était point pour moi, il n'était point là pour m'épauler, pour m'aider avec le toit.  Je pris aussi conscience que si cela n'était pas du toit à réparer, je ne penserais point à avoir de l'aide, du soutien de sa part pour la maison.  (J'étais retombée dans mon rôle de victime.  Je ne faisais point confiance en mon âme, en mes capacités de débrouillardise sur ce plan-là.)

Ce jour-là, je vécus beaucoup de batailles en moi face à Mintaka.  Je croyais que pour mon mieux-être, je devais arrêter de songer à un futur avec lui et de laisser alors mon coeur libre pour rencontrer quelqu'un d'autre.

le 16, ma personnalité revient en force, j'avais droit à ce qu'il y avait de mieux selon mes rêves et mes aspirations et je trouvais que ce que Mintaka m'offrait n'entrait point là-dedans.  Je comparais ce que j'avais vécu avec Serge G., qu'il y avait plus avec Mintaka mais ce n'était point ce que mon être désirait soit mes projets de vie de couple, projets à deux, bâtir, avancer ensemble.  Allais-je croire les dires des copines et courir, attendre ce qui pouvait être qu'une illusion de leur côté romanesque ? Étais-je trop impatiente ?  J'allais continuer à vivre ce que j'avais à vivre avec lui jusqu'à son départ pour l'hiver et ensuite, selon s'il y avait du nouveau, je verrais si j'allais l'oublier ou non.

(Plus haut j'ai mis en blanc et souligné le mot "mais", car lorsque en nous, dans une bataille, on se dit "oui mais...." on peut être sûr qu'alors c'est le mental qui parle, rire.)

Plus tard, lorsque la tempête en moi s'est tue, je me dis alors que le bouquet de la journée serait l'apparition de Mintaka.  Avec le calme revenu, je revis la comparaison d'avec Serge autrement.  Je recevais beaucoup plus que juste de la tendresse et Mintaka avait été là lorsque j'avais eu besoin de sa présence suite au décès de Mélodie.  C'était comme si Mintaka faisait confiance en la forte en moi et était là pour la fragile au bon moment. Je vis que j'aurais à m'observer comment je me sentais avec lui lors de nos prochains moments ensemble.  Le soir même, selon le style de repas que je fis, je me dis que j'aurai aimé le partager avec lui.

Le 17, je notai dans mon journal que je n'avais reçu aucune nouvelle de lui.  Allait-il m'envoyer émail pour me signifier son arrivée ou allait-il venir directement chez moi ?  Durant la journée, les filles me taquinèrent moins à son propos, cela me fit du bien.  J'avais hâte qu'il revienne, de me retrouver avec lui, d'être dans ses bras.  Dans l'invisible, même si j'aimais peu utiliser ces mots, je lui dis qu'il me manquait.

Le 18, je vis tristesse, aucune nouvelle de lui.  Je me demandai s'il s'était senti mal d'en recevoir autant de moi durant son voyage. Je lui envoyai court émail lui disant qu'il me manquait.

En soirée je confiai au divin en moi mes craintes face à Mintaka, qui étaient que dans cette relation, j'avais tendance à m'oublier, je n'osais point être moi entièrement dans ce que je vivais comme sentiments, émotions envers lui.  Mintaka était manifestation de ce que je désirais en grande partie, amoureux là mais pas continuellement.  Maintenant je pouvais demander autrement puisque je connaissais cette beauté et que mes autres aspirations revenaient.  Je pris conscience que ma crainte que Mintaka se sente prisonnier avec moi m'avait fait dévier de ma route, de rester moi-même en quelque part.

Le 19, alors que je ne recevais pas non plus de nouvelles d'un couvreur, je me demandai si le toit était relié à Mintaka.  Je pris ensuite conscience que mon désir de couple au niveau de projets futurs, que cela n'avait même pas besoin d'être des projets définis.  Juste de savoir que l'autre aurait envie, désirerait réaliser des projets avec moi me suffirait.  J'eus l'impression que petit à petit, on m'amenait à voir et à enlever ce que je voyais encore comme barrière avant de me laisser aller complètement à aimer Mintaka encore plus.  Je vis que depuis son départ en voyage, beaucoup de ménage intérieur, de batailles s'étaient vécues en moi et que cela se reflétait maintenant à travers le ménage que je faisais dans la maison et dehors.

Le 20, je notais que je n'avais reçu aucune nouvelle de lui.  J'eus aussi sensation que j'avais mal décodé certains signes en 2001.  Que ce ne serait pas un conjoint qui prendrait charge financière mais que l'autonomie pour payer la maison se ferait par celle-ci, à travers des chambreurs.   Sûrement que mon désir de couple était très fort et me voyais  voir ce que je voulais voir.  5 ans auparavant j'étais sortie de l'aide sociale grâce à un chambreur, en 2001 j'avais pu garder la maison grâce à un autre chambreur.  (Avec les prises de conscience faites ces derniers jours, je sais maintenant que j'avais surtout à avoir foi que mon toit me serait toujours assuré par mon âme et qu'elle mettrait les moyens à ma disposition pour cela.  Faire confiance à la partie divine en moi.  Avoir la foi.)

Le 21, je vis déception, il y a un écrit nouveau de Mintaka sur un forum et rien encore pour moi comme émail.  Je me demandai alors si j'étais capable de l'aimer.  Est-ce que je l'aimais assez pour vraiment le laisser libre d'être lui sans chercher à le changer ?  Je pris conscience que je souffrais surtout lorsque je me créais des attentes face à lui et je me posai la question suivante:  voulais-je être plus aimée de lui que l'aimer lui?

Je vécus ensuite d'autres batailles du mental, je plaçais des barrières pour ne pas souffrir.  Point lui le bon, je désire présence et non absence, il est trop vieux, juste  cadeau, etc.  Je vis que mon mental adorait se torturer l'esprit.  J'avais l'impression de retomber dans un schéma, je te donne à condition que tu me donnes.  Je m'attendais à recevoir réponse à mes mails et je vivais alors colère de ne pas en recevoir.  Je vis que son absence me faisait travailler fort sur moi ma conception et mon vécu surtout de l'amour sans condition, du respect et de la liberté d'être.  Que je laissais point couler certaines choses de moi de crainte qu'il me fuit, que notre relation se termine alors.  Mon ego avait peur de souffrir, il préférait quitter plutôt que d'être quitté.  Je vis que j'avais encore du chemin à faire et qu'il était vrai qu'à travers cette relation amoureuse je pouvais plus travailler tous ces aspects là que sans relation amoureuse.

Il était comme ça Mintaka, il écrivait peu et l'attirance qu'il avait envers moi n'était pas la même, de même degré de sentiments  que celle que j'avais pour lui.  Les copines me taquinèrent à nouveau.  J'allais bien voir si elles étaient le miroir de mes désirs envers Mintaka ou si elles percevaient vraiment un futur potentiel, intuitions en quelque sorte.

Je vis aussi que dès que je retombais dans des attentes envers lui et que celles-ci ne se réalisaient pas, je regardais alors pour mettre fin à la relation afin de ne point souffrir à nouveau.  C'était pourtant moi qui me faisait souffrir par mes attentes.  Je laissai couler mes larmes sur cette amour que j'éprouvais envers lui et qui n'était point entièrement comme je le voulais.  Je vis que tant que je l'avais vu comme cadeau de passage, je vivais alors mieux ces absences mais que depuis que j'avais idées de futur avec lui, qu'il soit le conjoint idéal pour moi, je vivais alors batailles, des attentes et je vivais mal ses absences.  (J'avais beaucoup à travailler mes attentes, et bien vivre les présents.)

Je demandai à mon âme de m'aider à voir clair, à choisir le meilleur chemin face à Mintaka afin de grandir dans l'amour et de m'aimer encore plus, de mieux en mieux.  Avec lui, les valeurs étaient là, le respect et liberté d'être, ne me manquaient que mes rêves, l'engagement de couple, bâtir, construire la relation, réaliser des projets, rêves communs.   J'avais la sensation qu'oublier mes rêves pour continuer avec Mintaka était alors de m'oublier complètement.  (En 2003, à travers notre relation, j'eus à travailler beaucoup sur cela et cela transforma plusieurs de mes conceptions.)

Un peu plus tard, je réalisai que mon homme intérieur ne rassurait pas ma femme fragile.  Que je donnais ce pouvoir à un homme extérieur, soit Mintaka.  Quand il était là je me sentais en sécurité et quand il ne donnait point de ses nouvelles, je n'arrivais plus à me sentir en sécurité avec moi-même.  Je regardai ce qui en lui amenait ces sentiments de paix et de sécurité en moi.  Il y avait sa confiance en lui, son assurance en la vie, ses connaissances intérieures.  Je vis que j'avais perdu cela au cours des 18 derniers mois.  Point perdu, juste égaré quelque part à travers les obstacles de ces mois.  Et pourtant, je ne me laissais peu aller à tomber, à être fragile, être faible, sauf parfois le temps d'un court moment,  par crainte de quoi ?  Je demandai à l'univers compréhension et solution afin de me sentir plus confiante et de mieux en mieux.

Le 22, je trouvai drôle qu'alors que je me disais que je devais me détacher de lui, car point avec lui le futur, je reçu mail de blague de sa part.  Point la première fois que cela survenait, je faisais un détachement et il réapparaissait alors.  Je voulais aussi me détacher de lui afin de pouvoir continuer à l'aimer sans chercher à le changer et à m'aimer moi en ne m'oubliant point.  Durant la journée, je vécus encore dilemme face à lui car arrêter tout avec lui serait de me punir, de me priver de merveilleux moments avec lui.  N'en tenait qu'à moi de garder en tête de vivre le présent sans penser au futur.  Je trouvais qu'il n'était pas intéressé à vivre de quoi avec moi.  J'avais envie de le revoir, de l'aimer, de faire à nouveau l'amour avec lui.

Le 23, je me dis que je ne savais point si Mintaka de retour ou non, je ne savais point quelles étaient ses pensées. Je ne savais point s'il s'était senti étouffé par mes émails.  Il ne disait rien alors je ne savais rien et mon mental s'amusait à faire un tas de suppositions. 

Je ne savais point comment gérer la situation, la relation avec lui car c'était du nouveau pour moi ce genre de relation.  Je voulais l'aimer sans condition sans m'oublier, sans oublier de m'aimer et de réaliser mes rêves.  Je me demandai ce que mon âme voulait pour moi.  J'avais l'impression qu'avec lui j'allais passer mon temps à espérer de ses nouvelles, une réponse à mes mails lors de ses voyages. Je vis que ce n'était point avec ses absences que je vivais le plus d'émotions mais bien avec ses silences.  Pour moi, ses silences signifiaient alors indifférence, du non intérêt à qui j'étais en dehors des temps ensemble.  Lors qu'il était là, ses silences ne me dérangeaient point.  Il est vrai que je sentais alors son intérêt pour moi à travers ses attentions.

Un peu plus tard monta en moi ces mots à lui dire dans un émail:  "Bonjour beau monsieur, je ne sais comment interpréter tes silences à mes émails et juste recevoir une blague.  Si tu as l'impression d'étouffer, de te sentir prisonnier, navrée, ce n'était point mon intention. Je m'intéressais tout simplement à toi."

Je sentis que je lui posais les bonnes questions sans l'accuser de quoi que ce soit et que j'avais maintenant à lâcher prise.

Selon Kama, quelques heures plus tard, elle sentait en son âme que Mintaka avait peur de ses sentiments pour moi, que sinon, cela ne lui aurait rien demandé que de répondre à mes mails.

En soirée, je ne pus m'empêcher d'imaginer des scènes, des dialogues, des moments d'amour avec lui.  Je voyais bien que pour le moment, mon âme ne voulait point que je l'oublie, que j'ouvre mon coeur à un autre.  Je me dis aussi que , avec ou sans Mintaka à mes côtés dans le présent, je continuais d'avancer.  Et je trouvai drôle le fait que c'était lui qui m'offrait cadeaux de ses mains à travers le bâton de sagesse, le collier de shamane, le récipient pour l'encens et bientôt la fontaine.

Le 24, je reçois mail de Mintaka, il m'indique où il est rendu et qu'il sera de retour d'ici une à deux semaines.  Je sentis alors que j'avais à lui exprimer par émail une grande partie de mes prises de conscience et mon choix pour le futur, de me choisir de nouveau.  Je me dis qu'avec lui tout sera fait selon ce qui doit être.  le soir même, en méditation j'allais dans mon centre en tentant de ne point y inclure Mintaka.

Le 25, je reçois bel émail de lui, il s'ouvre à moi à travers celui-ci.  Je lui répondis et sentis que tout était là afin qu'on fasse connaissance encore plus, s'ouvrir dans le profond de nous-mêmes.  Je désirai aussi retrouver le papier que j'avais sur l'engagement de couple selon le livre "Communication avec Dieu" afin de partager cela avec lui.  Oui, je me donnais le droit de rêver, d'aimer Mintaka jusqu'à son départ pour l'hiver, savourer le cadeau.

Le 26, aucun mail de lui, je me dis alors qu'il s'est sûrement remis en route.  Alors que je discutai avec Kama, elle me dit que je ne romprai point avec lui pour en chercher un autre.  Que je n'étais point femme pour une relation d'exclusivité quotidienne avec un homme de par mon don de moi-même aux autres et qu'en cela, le voyageur qu'était Mintaka me correspondait.  Je vis que les 5 mois sans le revoir me faisait peur, sans pouvoir le toucher, sans pouvoir être en sa présence.

Par moments, je me sentais déchirée entre arrêter ou continuer ma relation avec lui lors de son départ pour l'hiver.  Je me demandai aussi s'il allait fuir ses sentiments pour moi ou avancer doucement.  Dans quelques jours cela était pour faire un mois qu'il était parti en voyage, j'en avais vécu des choses depuis.  Je vivais constipation et je me demandai si mon corps par ce malaise m'indiquait comme message que je me retenais trop en voulant vivre engagement de couple. 

Je vis aussi que lorsque mes guides m'avaient annoncé leur départ peu avant, j'avais bien pris cela, j'avais confiance en moi et en leur retour.  Avec Mintaka, je manquais de confiance d'être aimée de lui et qu'il revienne vers moi.  Je demandai quel était mon chemin.  Monta alors en moi que de rompre avec lui serait alors de dire oui à la peur d'aimer.  Avec lui j'avais reçu  plus de respect et la liberté d'être moi qu'avec tous les autres hommes de ma vie.  J'avais quand même vécu d'être heureuse sans lui durant ses absences, j'avais pris soin de moi.  Je vis que lui et moi on se battait pour ne pas aimer l'autre de tout notre coeur pour ne point souffrir à nouveau.  Qui allait gagner, la peur ou l'amour ?  J'avais à faire quoi de mes rêves de couple ?  Me fut alors dit que je les vivais, qu'ils ne faisaient que débuter, de donner le temps au temps. 

Lorsque nous étions ensemble, nous nous aimions tout simplement et cela coulait de façon harmonieuse.  Dès qu'on se séparait nos batailles reprenaient pour ne pas aimer. Ce qui était important n'était point les dates de ses retours mais de sentir, savoir qu'il revenait, reviendrait, avoir confiance , foi.  Y avait-il encore en moi un manque de confiance en qui j'étais, en ce que j'apportais de merveilleux à l'autre ?  C'est lorsque je me battais avec moi-même pour ne pas l'aimer, ne pas souffrir que je me faisais souffrir le plus, ironie du sort. 

Plus tard en soirée, en discutant avec une amie, il en ressortit que j'étais capable de concilier amoureux-moi-mission-création et de voir que déjà, avec lui dans ma vie, la conciliation se faisait d'elle-même.  Je me dis que j'étais mieux d'attendre, de voir s'il voulait aussi avancer, faire quelque chose avec moi.  Nous étions les deux avec notre libre arbitre.  Je lui envoyai ensuite un court émail d'humour ainsi que de lui partager une de mes nouvelles créations graphiques.  Je lui dis ce qu'il en était pour moi, en quoi étaient mes aspirations et que le reste pour le moment était entre ses mains pour ainsi dire.  J'eus sensation que du fait que je fus des années dans des relations amoureuses non harmonieuses, ce que je vivais là avec Mintaka, je voulais que cela ne finisse point.  Je pris un bain moussant, je me dorlotais, donc je n'attendais point cela de sa part.  Je m'attendais à quoi ?  Aimer et être aimée corps et âme ?  Présence aimante ?

Le 27, je vis que sans vouloir une présence permanente de l'amoureux à mes côtés, je désirais quand même  vivre plus de moments que ce que j'avais vécu avec Mintaka.  Cela dépendait de lui, si sa peur de souffrir serait plus forte que son désir de passer du temps avec moi.  Je vis qu'une partie en moi s'accrochait à lui de par les beaux moments vécus car  je n'avais point connu cela dans le passé et il y avait en moi une peur de ne point connaître cela à nouveau avec un autre.  À la demande de mon âme, je créai ensuite un fond d'écran pour lui, racontant en quelque sorte notre histoire et le lui fis parvenir.  Je choisis alors de l'aimer au-delà de la peur de souffrir jusqu'à son départ pour l'hiver.  Il n'en tenait qu'à moi de bien m'occuper de moi durant ses absences afin de moins me sentir en manque.  Ce n'était point ses absences qui me faisaient souffrir mais bien ce que je faisais de celles-ci.  Entre 5 mois de vide et 5 mois de beaux moments avec lui, ces moments valaient-ils le coup que je poursuive avec lui ?  Je voulais aimer tel type de personnalité, mon âme m'avait amené autrement.  L'engagement de couple auquel j'aspirais était-il aspiration de mon âme ou désir de ma personnalité ?  Je sentis que personnalité.  Avais-je envie d'aimer quelqu'un qui avait peur de l'amour ?  Et lui, m'aimait-il malgré ses peurs ?  Étions-nous tous deux à aimer et à se protéger par amour ou par peur ?  Aimer l'autre et s'aimer soi-même sans condition, point un chemin facile.  J'avais tout mon temps pour me regarder face à lui, à ma vie.  Je sentis que j'avais aussi à lui donner le temps.  Que lorsqu'il se sentirait prêt, il reviendrait vers moi puisqu'il aimait aussi être avec moi.  Je sentis qu'on me demandait de l'aimer comme je voulais être aimée, dans un partage, avec sa peur, son besoin de partir aussi.  Rien n'était acquis de toute façon, tout était à construire, nourrir, semer, etc.  Je demandai à voir clair, si mon chemin que de rester en relation avec lui. 

Septembre avait été tout un mois de travail en profondeur sur mes peurs d'aimer corps et âme.  M'attendre à son arrivée et cela sans attente.  J'avais le choix, être celle qui attendrait après l'amour ou celle qui vivait, s'aimait et aimait quand les occasions se présentaient et  de les savourer alors pleinement et ainsi s'amuser chaque jour de sa vie même si cela ne correspondait pas exactement à ses désirs, rêves.  Je dis d'accord, que je ne romprais point avec lui, que j'allais avancer dans cette leçon d'amour.  Je demandai des signes m'indiquant que mon bon chemin.  Je demandai aussi à ce que tout se mette en place afin que je sois libre aussi d'être à ses côtés, dans ses voyages si tel était notre chemin aussi.

Est-ce que je croyais possible la conciliation entre nous de nos désirs respectifs ?  Monta en moi que oui car le respect et la liberté d'être étaient présents entre nous, dans notre relation.  J'étais à relire un livre de Jacques Salomé et un petit paragraphe vint me toucher:  "Si je peux amplifier ce que je reçois pour le laisser germer durant le temps de l'absence, j'agrandis alors le temps des retrouvailles."  Je vis que lors de la journée avec Kama, Brigitte et Marc, alors que j'avais dit oui à l'aimer, le lendemain je m'étais testée si j'étais vraiment prête à l'aimer tel qu'il était de par ma réaction à la vue de son message sur le forum et rien pour moi.

Je me demandai aussi quelle blessure en moi je cherchais à guérir à travers ma relation avec lui, surtout à travers mon désir de couple et de projets communs avec lui.  Être entendue, approuvée dans mes désirs ?  Est-ce que moi même je m'entendais, m'approuvais dans mes désirs ?  À travers les 2 femmes plus présentes dans ma vie, je vis que Yalye vivait une relation de couple comme celle que je vivais avec mon ex-mari, Kama de son côté vivait une relation d'âme jumelle où elle avait besoin de l'autre alors que ce que je vivais avec Mintaka en était une de respect et liberté d'être, un amour ré-inventé.  Je vis que dans le présent, j'avais peur d'écrire à Mintaka, de lui dire que la peur de souffrir pour l'hiver me faisait rompre à son départ, peur qu'il me rejette, qu'il fuit encore plus par peur de souffrir et que s'il voulait bien de moi encore, peur de sa réponse, qu'il me prenne pour une girouette.  À l'intérieur de moi, cela m'indiqua que cela pouvait attendre de lui dire, de le laisser déjà digérer les derniers envois.  Était-ce alors la peur qui me parlait ?  Lui donner le temps de tout lire, de recevoir, de faire des choix pour avancer ou fuir à nouveau.  Déjà lui-même me laissait jusqu'à son départ pour changer ma décision.  Oui, il m'enseignait la patience, donner le temps au temps,  D'une certaine façon dans le dernier mail, je lui avais partagé mes peurs, donc  ce serait de me répéter, de me justifier ?  Peur qu'il me trouve compliquée avec mes batailles intérieures ?  Foutu peur, vas t'en, allez-vous me laisser tranquille afin que je puisse aimer selon le désir de mon âme ?  Je manquais encore terriblement de confiance en qui j'étais comme femme amoureuse.

Je relus son long mail.  Je vis que ma blessure à guérir avec lui serait l'échec de mon couple et je demandai compréhension de cela.  "Tu n'as point développé l'amour dans ton couple et tu en as souffert, alors tu es à la recherche de l'amour et là, tu l'as trouvé dans ta relation avec Mintaka, te reste à l'admettre."  Je sentis que de son côté, à travers notre relation, lui viendrait guérir aussi cette même blessure, ce manque de "respect et liberté d'être" qu'il avait connu.  Je vis qu'on me faisait patienter pour son retour afin que je me rassure et ne cherche point à être rassurée par lui.  Qu'incertitude était là afin de voir si j'ébranlais ou pas ma confiance en qui j'étais, ce que je pouvais apporter à un homme dans une relation amoureuse.  Il me restait maintenant à lâcher prise sur une réponse de sa part, sur son désir de me voir ou ses peurs d'aimer.

Le 29, aucune nouvelle de lui et mon intuition me dit de ne plus lui écrire, de le laisser venir, de faire confiance aussi.  Je m'aperçus que ma personnalité se battait encore pour ne point m'attacher à lui de par cette peur de souffrir lors de sa longue absence pour l'hiver.

J'avais à m'occuper de moi, prendre soin de moi, créer pour moi lors de ses absences et faire confiance qu'il était bien, heureux lorsqu'il était avec moi.  Que j'étais pour lui un oasis comme il était le mien.  J'avais désir de l'aimer et s'il voulait fuir mon amour, c'était alors son choix.  Cela ne me donnait rien de me battre avec moi-même.  Toute façon selon moi, une relation, un amour non nourri finit par s'arrêter de lui-même, donc s'il ne nourrit pas de son côté, mon coeur, mes sentiments changeront d'eux-mêmes.  (Quelques années plus tard j'annotai dans mon journal aux côté de cette phrase que cela n'était point vrai et ce jour, je peux en effet confirmer à nouveau cela puisque même si depuis 2 ans la relation, l'amour entre lui et moi ne fut point nourri, il est quand même encore présent.)

Drôle la nature humaine, quand on a pas quelque chose on s'en passe bien, vit bien avec cela et dès qu'on en a un peu, on demande alors plus. Avant que Mintaka soit dans ma vie, je vivais bien seule, me donnait ce dont j'avais besoin.  Et là, ai lieu de juste apprécier ce qui est là avec lui, même si c'est peu, fort et merveilleux, je demande plus alors que je ne suis même pas libre de vivre plus avec lui, surtout pour les voyages. 

J'avais peur d'avoir tout gâché entre lui et moi, de lui avoir fait peur encore plus.  (Il est pourtant revenu avec moi et nous avons vécu d'autres beaux moments ensemble.)  J'avais à réapprendre cela, refaire mon cercle complet, profiter, apprécier les moments avec lui, l'aimer alors et apprécier, m'aimer quand il n'était point là.  Je choisis alors d'arrêter de lui écrire, de l'envahir de mails, respecter son besoin de solitude, sa fuite aussi puisque peut-être il n'était point revenu à cause de tout cela.  Aimer l'autre, c'était aussi de le respecter.  Comme je n'aimais point quelqu'un de trop collé après moi, il s'était peut-être senti trop collé à travers mes mails.  Je me dis que lorsqu'il serait là, je lui ferais alors part de mon choix de rester en relation avec lui, mon désir d'aimer, de grandir s'il veut encore de moi.  Auprès de lui dans ce "respect et liberté d'être", c'était ma femme blessée que je finissais de guérir.

Quelques heures plus tard, je reçus émail de lui, il me remerciait pour mon cadeau (fond d'écran) et il avait aimé que j'y mette des papillons le représentant.  Il me dit que j'avais grand talent et une belle inspiration.  Il me dit aussi que mes miettes de passé lui apportaient beaucoup, que je lui donnais une grande image du présent et du futur.  Ce mot de "futur" me donnait espoir qu'il tienne à moi, qu'il désire que je sois dans sa vie encore un bon moment.  Patience Marie-Claire, patience. L'aimer de toute ton âme avec ses peurs, c'est alors de t'aimer toi de toute ton âme avec tes propres peurs.  Mon intuition me disait qu'il était en route pour le retour.

Je me sentis plus sereine et lui écrivis.  Je lui fis part de mes dernières prises de conscience et de mon choix d'avancer s'il voulait bien encore de moi.

Le 29, je notai que j'espérais que Mintaka arrive ce jour-là.

Le 30, je regardai pour créer un châle en tricot pour lui.  J'avais à lui demander sa couleur préférée.  Ce jour-là, il passa sur ICQ et me dit qu'il était de retour depuis le matin.  Il avait plusieurs choses à voir ce jour et viendrait alors me voir le lendemain matin et nous nous ferions un feu dans la cheminée.  Je me disais, qui sait ?, il était capable aussi d'arriver avant.  Vers 15h 45, Nico me dit que j'avais un message sur ICQ de sa part, il m'y demandait si je voulais découcher le soir même.  Les mots qu'il employa intriguèrent fiston.  Cela me fit rire, nous avions notre propre langage pour nous amuser Mintaka et moi.  Je lui répondis que oui.

Il arriva après le repas du soir et nous vécurent une très belle soirée et nuit.  Il m'enseigna un massage sur mon corps afin que celui-ci me donne les hormones dont il avait besoin et que puissent disparaître mes bouffées de chaleur de la pré ménopause et il m'enseigna un autre massage afin que mes intestins soient moins paresseux.  Lorsque je regardais ce que je vivais avec lui au niveau sexualité, je n'aurais alors jamais cru auparavant vivre de quoi d'aussi fort.  Je lui parlai du collier qu'il m'avait fait et de ce qui était arrivé avec celui-ci et avec l'invisible.  Il me dit qu'il le transformerait dès qu'il trouverait ce qui correspondrait à la nouvelle vision que j'en avais et que lui voyait aussi. 

Nous passâmes la journée du 1er octobre ensemble et il m'invita à rester une autre nuit.  Nous nous sommes promenés en moto, avons cueilli des champignons.  à un moment, il me redit que j'étais libre de ma vie puisque aucun engagement.  En soirée nous avons joué aux échecs, cela fut entrecoupé par des longs moments qu'il passa avec sa fille qui avait besoin de lui sur internet.  Elle n'allait point bien. Durant ce temps, je fis le bilan de ma journée, j'avais apporté mon journal.  Dans la journée, j'avais pris l'initiative pour faire l'amour avec lui car la veille j'avais constaté que c'était souvent lui qui débutait.  Je sentis qu'il avait bien aimé que je prenne cette initiative.  Je remerciai la vie pour sa présence dans ma vie, ses enseignements.  Je le sentis très préoccupé par ce que vivait sa fille, même si elle avait plus de 30 ans.  J'aurai aimé l'aider à ce moment-là, je sentais que je ne pouvais que lui envoyer de l'énergie.  J'attendis qu'il ait terminé avec elle, afin d'être présente pour lui avant d'aller me coucher ce soir-là. 

Lorsqu'il eut terminé, il s'excusa auprès de moi d'être un si piètre compagnon, d'avoir gâché nos moments ensemble.  Je tentai au mieux de le rassurer, il était normal pour moi que sa fille soit importante pour lui et qu'il lui accorde son temps alors qu'elle en avait besoin.  Je comprenais qu'il soit inquiet pour elle selon ce qu'il m'avait parlé de sa vie.  Lorsque nous nous sommes couchés, je le pris dans mes bras afin de lui apporter réconfort, je sentais qu'il en avait besoin et qu'il appréciait.

Le lendemain matin, 2 octobre, j'écrivis dans mon journal le temps qu'il fit autre chose.  J'étais heureuse d'être avec lui au moment où j'avais vécu les bouffées de chaleur.  Il m'avait bien accueillie là-dedans.  Il m'accueillait dans chacun de mes moments de faiblesse physique, pour lui c'était une phase normale dans la vie d'une femme.  Je me souvenus que mon ex lui, ne me donnait pas le droit d'être malade, de vivre des faiblesses, il m'aurait envoyée voir un médecin plutôt afin que j'aie des médicaments pour soigner le tout.  Quand j'étais avec Mintaka, je pouvais me donner le droit de vivre des malaises normaux.  J'avais aussi à me recentrer car on aurait dit que lorsque j'étais avec lui, je libérais tellement de tensions que j'en venais à me sentir faible et que mon corps m'envoyait alors beaucoup de messages.  Il est vrai aussi que c'était très fort pour moi énergétiquement lorsque nous faisions l'amour.

Lorsque j'étais chez Mintaka, c'était pour moi comme si j'étais dans un autre monde, j'étais beaucoup plus près de la nature, plus souvent dehors et j'apprenais beaucoup sur les plantes, la nature.  En après-midi nous partîmes en moto sur la réserve afin de trouver ce qu'il fallait pour mon collier et il me ramena chez moi car il voulait aussi aller parler avec sa fille.  Pour le moment, il ne savait trop quand il allait repartir du Québec, cela dépendrait de ce qui se vivrait avec sa fille.  Je me demandai s'il resterait alors ici tout l'hiver. Il parla de me ramener une autre fois sur la réserve car il y avait aussi de beaux musées à visiter.

À mon retour j'avais un émail et une création graphique de Yalye, un avis de recherche de moi et Mintaka, cela me fit beaucoup rire.  En soirée je laissai un bonne nuit à Mintaka sur son ICQ.

Le 3 octobre, je notai dans mon journal que je me sentais bien, que je songeais à Mintaka sans ressentir le manque des autres fois.

Le 4, je notai que je n'avais aucune nouvelle de lui et que je ne sentais point que j'avais à lui écrire pour le moment. En journée, je me dis qu'aimer Mintaka  c'était comme de faire le choix d'être seule.  Je me demandai si c'était de m'aimer que de continuer cette relation où l'autre avait peur d'aimer.  Est-ce que je vivais dans l'espoir qu'il change et ouvre son coeur à l'amour, au couple ?  Je savais bien que d'autres couples vivaient avec des séparations continuelles de par le travail, avais-je envie  de vivre un amour où je ne saurais jamais quand l'autre serait là, selon ses désirs ?  Et les miens dans tout ça ?  Les doutes me reprenaient déjà et il n'était même pas parti en voyage, cela me déconcertait.  Le soir même alors que j'allai en mon centre pour méditer, je constatai que je l'incluais constamment.

Le 5, lorsque mes pensées allaient vers lui, c'était pour constater que je n'avais nulle envie de découcher s'il me le demandait.  Je me sentais trop comme un petit chien accourant alors ou comme la femme arabe qui acquiesce aux désirs de l'homme.  Je n'avais nulle envie de nourrir que de mon côté cette relation.  Lorsque je me couchai ce soir là, je vis que dans le fond, c'était comme si j'étais seule, sans homme dans ma vie.  Je m'observais et vivais cela sereinement, sans vivre d'émotions.  Je me demandai aussi si j'avais besoin d'un homme dans ma vie de tous les jours, d'un conjoint.  Je voyais que coloc m'aidait dans la maison et qu'avec Mintaka, je vivais tendresse et sexualité de temps en temps et j'étais capable de vivre sans cela, je l'avais fait durant plusieurs années.

Le 6, je laissai un court message à Mintaka sur ICQ, comme quoi sa chaleur, sa force intérieure me manquaient. Quelque temps plus tard, je me demandai ce que cela donnait de dire cela à un homme si celui-ci ne voulait point aimer, partager.  Je m'imaginais souvent un conjoint que dans mon lit ou ailleurs  que chez moi et c'est ce que j'avais attiré.  Qu'avais-je à comprendre, à apprendre de cette relation avec Mintaka.  Relation sans futur, sans création, sans partage de vie.  Je ne voulais point que cela m'amène à ne plus désirer faire l'amour par crainte de n'être qu'un corps selon les désirs de l'autre, selon ses disponibilités.  Qu'avais-je à comprendre que mon âme me pousse ainsi vers lui ?  Où était-il ce conjoint qui m'épaulerait, partagerait mes joies et peines.  Qui partagerait la responsabilité de la maison, qui désirerais voyager avec moi, qui s'intéresserait à mon chemin, mon cheminement spirituel ?  Aimer Mintaka, était selon moi, me préparer à une vie de solitude en dehors des moments où il serait là.  Je demandai à mes guides, mon âme de me donner la force de continuer sur ce chemin de mon coeur.  (J'avais à apprendre la patience, de vivre les présents, de faire confiance et de voir le conjoint en moi, retrouver toute ma force intérieure, ma valeur.  De changer ma vision de l'amour de couple.  Cela s'est plus vécu, travaillé lorsque notre relation a repris en 2003.)

Un peu plus tard en journée, alors que je lâchais prise sur ma relation avec Mintaka et que je jasais avec un inconnu au bord de l'eau, Mintaka arriva avec mon collier transformé ainsi qu'une chaîne en or qu'il avait trouvée et achetée.  Nous sommes alors retournés à la maison, avons fait l'amour, discuté et il m'amena manger au restaurant, au retour, petite ballade et avons pu contempler un autre magnifique coucher de soleil.  En soirée, il s'amusa à réparer mon aspirateur central.  Nous avons fait l'amour à nouveau et j'ai vu des couleurs dont celle de mon âme.  Avec lui, j'atteignais des sommets de plaisirs jamais atteints auparavant.

Le lendemain matin, je vécus légère crise d'angoisse et me demandai si ces malaises-là étaient plus présents depuis que Mintaka dans ma vie ou si reliés à toutes les limites émotionnelles dépassées depuis les 18 derniers mois, ou si reliés à la pré ménopause.  Mintaka m'annonça qu'il repartait la semaine suivante pour l'Arizona car le temps devenait très froid maintenant pour lui alors qu'il se baladait qu'en moto.  La veille je m'étais questionnée s'il venait me voir que pour le sexe et suite à une discussion avec lui, je pus voir que point le cas.  De son côté il vivait certains petits désagréments physiques et je lui fis lire la cause métaphysique dans mon bouquin.  De ce que je savais de lui, cela lui correspondait en effet.

La matinée se déroula avec diverses actions et il repartit.  Ne lui restait que diverses choses à trouver pour finaliser la création de ma fontaine pour mon anniversaire et il avait encore diverses actions à faire pour son départ pour l'hiver. Plus tard en journée, coloc me dit que la veille, Mintaka avait eu grand sourire aux lèvres lorsqu'il avait su que j'étais au bord de l'eau.  Monta en moi ma progression dans une relation d'amant que je vivais maintenant avec Mintaka et le peu que j'avais vécu avec Pierre C.

Le 8, en fin de soirée, j'eus l'impression que mes guides me disaient que Mintaka était juste un cadeau de passage.

Le 9, je transmets à Mintaka une information que j'avais reçu suite à un endroit qu'il m'avait décrit et une action qu'il voulait faire à cet endroit.  En journée je trouvai drôle que j'allais relire pour mon site ma période de ma vie intitulée Co-équipe alors que Mintaka serait au loin pour 6 mois, comme si la synchronicité, les parallèles s'arrêtaient maintenant, que je ne pouvais plus me fier au passé. ( Lorsque je regarde cela avec recul, la synchronicité était parfaite, car j'avais à travailler justement l'équipe en moi pour les mois suivants.) Je me demandai aussi si c'était mon destin une vie de couple, en amoureux.  Je me demandai pourquoi alors j'avais choisi mes parents comme modèles de vie de couple dans cette vie si ce n'était point pour le vivre aussi.  Un point sur lequel je trouvais que Mintaka n'allait pas dans le sens des dires de mes guides, c'était au niveau de la conscience semblable à coloc, travail sur soi, écoute des signes de la vie, compréhension des situations.  Et pourtant mes guides m'avaient annoncé cela.  Avec Mintaka j'avais l'impression de revivre une situation semblable d'avec Pierre C.  (C'était les attentes que j'avais à travailler au niveau du même schéma.)  Lorsque je songeais que chemin n'était pas avec lui, il réapparaissait et quand je songeais que chemin avec lui, rire, il disparaissait.  La grosse différence était dans le respect mutuel, la liberté d'être et le merveilleux des moments ensemble, le merveilleux de la tendresse, sensualité, sexualité aussi.  On aurait dit que j'aimais cela me torturer à me demander si lui ou pas le bon.  Il y avait aussi une autre différence, Mintaka ne me faisait aucune promesse qu'il ne tienne pas et il n'y avait aucune lutte de pouvoir avec lui.  Je sentis qu'il y avait une clef dans la période de ma vie à relire que Co-Équipe.

Si je regardais ma relation avec Mintaka, il y manquait quoi pour répondre à mes aspirations, à ce que je désirais fort.  Cela était aussi le reflet de ce qui manquait en moi entre mon homme et ma femme intérieurs.  Partage de vie, projets futurs, engagement de couple. Je ne savais même pas si le dimanche d'avant il était venu suite à mon message laissé sur ICQ comme quoi sa chaleur me manquait ou pour par désir de me voir.  Et comme je ne lui avais point demandé, je sus que je ne le saurais peut-être jamais.

Le 10, je trouvai drôle une autre coïncidence, car lors du retour au printemps prochain de Mintaka, j'en serais alors sûrement rendu dans ma lecture de la période de ma vie où je vécus la relation amoureuse avec Gilles M. de la Corse.  Pour Mintaka, je me dis alors que si j'avais encore à être avec lui, la relation serait nourrie aussi de son côté, que si point lui, l'univers mettrait quelqu'un d'autre dans ma vie, aussi simple que cela.  Le soir même, alors que j'avais en main 2 estimés de couvreurs pour le toit, j'envoyai les informations à Mintaka pour avoir son avis.

Le 11, je reçois mail de Mintaka, me donne sa réponse, et je sentis à travers celle-ci qu'il ne voulait point s'impliquer dans ma vie.  (Mon besoin de reconnaissance à ce moment-là fit que je voyais tout cela avec un certain regard, au lieu de voir qu'il se fiait à  qui j'étais, que pour lui, j'étais capable de prendre la bonne décision.)  Je pris conscience que je n'avais pas encore entièrement concilié en moi argent-amoureux-mission.  À chaque fois que j'avais eu besoin d'aide financière, cela n'était point arrivé à travers l'amoureux mais d'ailleurs.  (À ce moment-là j'étais encore dans le schéma que l'amoureux serait le sauveur.)  Je me demandai si c'était aussi parce que moi-même, inconsciemment, je n'aurais point assez impliqué l'autre dans ma vie.  Du fait que je ne voulais point que l'autre me dise quoi faire, que je me sente alors nulle.  Est-ce qu'inconsciemment une partie de moi, mon ego, cherchait encore à  prouver que je pouvais m'en sortir seule ?  Déjà je n'avais point  impliqué mon père pour le toit pour ne pas me faire dire que je devrais chercher emploi.  Manque de confiance en moi ? En mes choix de vie si point reconnu ?  Voulais-je trop que l'amoureux prenne la charge financière de ma vie ?  Les amoureux arrivaient dans ma vie à chaque fois que je prenais plus soin de moi, m'investissais moins dans ma mission envers les autres.  M'étais-je blessée à nouveau dans le processus du procès d'avec mon ex-mari ? À travers ses attaques sur mes choix de vie ? 

Avec coloc et d'autres se vivaient de merveilleux partages, en quoi je bloquais à partager avec l'amoureux ?  Dans le temps du scoutisme, je rêvais de partager cela avec conjoint.  De par mon vécu sur Internet, je rêvais aussi de partager cela avec conjoint.  Est-ce que je rêvais trop de partager mes passions avec un conjoint du fait du modèle de mes parents?  Du fait que j'avais vécu le contraire avec mon ex-mari ?

Alors que je me plongeai dans la lecture du passé, je pris certaines notes dans mon journal.  Je n'avais point à avoir peur de revivre le passé, je n'étais point celle d'avant.  Mes relations avec Mintaka et coloc me le prouvaient.  Il ne me restait qu'à concilier les 2, amoureux et quotidien ainsi que finance.  Lorsque je faisais l'amour avec Mintaka, ce n'était point par besoin d'être aimée comme par le passé, mais bien un désir de partager intimité, plaisir, amour avec lui.  J'imaginais surtout conjoint dans des scènes hors d'un quotidien, en nature, et c'est ce que je vivais avec Mintaka.  Il était selon les visualisations que j'avais faites.  En somme, il me restait à imaginer  l'amoureux dans un quotidien et pourtant une partie en moi ne le voulait pas "dans mes jambes" continuellement.  peur d'avoir à me battre pour faire mes choses si dans un quotidien ?  Me suis demandé si j'étais capable de faire équipe puisque j'avais appris à me débrouiller seule.  Lorsque je soutenais les autres je me sentais utile.  Si j'avais soutien des autres, je me sentais comment ?  Avoir le soutien d'un conjoint dans un quotidien, je me sentirais comment ? J'avais eu difficulté à me donner le droit d'être faible, d'avoir besoin du soutien d'un autre, dont l'homme amoureux.  Est-ce que je préférais être seule plutôt que d'avoir des miettes avec un homme ?  Pourtant d'un homme à l'autre à travers ces "miettes", il y avait de moins en moins de négatifs et de plus en plus de belles choses, de merveilleux moments.

Je sentis que je voyais trop mes diverses responsabilités comme des fardeaux, d'où mon désir de soutien, de partager cela avec conjoint.  Mon ego ne voulait pas avoir besoin d'un homme, mettait ainsi des barrières alors que mon désir de vivre le couple dans un quotidien était un désir et non un besoin.  Mon ego avait peur de quelque chose qui n'existait point, d'une illusion.  Est-ce que je vivais une certaine culpabilité de demander de l'aide à l'amoureux-conjoint de par mon vécu avec mon ex-mari ?  Ce dernier ne pouvait point m'accueillir dans mes demandes car il voulait lui-même être soutenu et non soutenir l'autre.  Dans la période Co-équipe, j'écrivais que je voulais retrouver auprès d'un homme, la tendresse d'avec Serge, la sensualité d'avec Jean C., l'équipe d'avec Daniel O, l'aventure d'avec Pierre CO, le plaisir d'avec Rémi.  Avais-je cela avec Mintaka ? sauf pour l'équipe, le reste c'était un oui.  Je vis que dans le présent, j'avais peut-être tendance à vouloir que Mintaka entretienne la relation plus que moi l'entretenir.  C'était à observer cela, comme si je voulais donner à condition de recevoir de sa part.  Dernièrement je m'étais très bien vue chez lui en train de lire, d'écrire.  Qu'est-ce qui faisait que je ne le voyais pas chez moi ?  pourtant l'autre jour il avait réparé l'aspirateur, cela faisait partie aussi d'un certain quotidien.  À l'époque de Co-équipe j'écrivais que je voulais d'un homme dans ma vie qu'à temps partiel.

Je m'attendais que la réparation du toit, soucis financiers se règlent par l'arrivée d'un conjoint.  Mintaka avait réparé des choses, m'avait dorlotée mais point selon mes attentes prévues.  Je repensai à une phrase que Mintaka m'avait dite, comme quoi le quotidien détruisait le couple.  Avais-je peur inconsciemment que cela se reproduise alors que mes parents me démontrent le contraire et encore plus.

J'écrivais en 1998 que je désirais faire connaissance de l'amoureux à temps partiel afin que chacun garde une bonne partie de sa liberté d'action.  Que chacun apprenne en douceur pour faire connaissance avec l'autre afin que chacun s'apprivoise dans ce qu'il est.  J'avais cela avec Mintaka et je n'en étais point contente.  Nous avions tous deux des blessures à guérir pour vivre un quotidien, un engagement de couple, etc, et cela demandait du temps pour se vivre.  Que j'étais donc impatiente, rire.

À l'époque de Gilles M., j'écrivais mon désir, ma sensation d'être une guerrière ayant besoin de l'oasis que serait l'amoureux et je donnais ce terme d'oasis à mes moments avec Mintaka.  Revenait souvent depuis le matin d'envoyer mail sensuel à Mintaka.  Remonta aussi en moi tout en faisait cette lecture du passé, que mes guides m'avaient dit de ne point imaginer le conjoint dans une rencontre mais bien comme déjà présent dans ma vie et Mintaka en effet avait été présent.  Je m'attendais peut-être trop à vivre un coup de foudre. 

(Alors que j'écris ceci, après des années à avoir souvent relu et entendu ce même conseil de plusieurs de mes guides, je me demande si je n'aurais point mal interprété ce conseil.  Ressentir comme déjà là, cela ne veut-il plutôt dire de vivre avec la foi que déjà accompli et non pas ma compréhension de ce moment-là comme quoi le conjoint était quelqu'un dans mon entourage. Vrai aussi que les années suivantes, tout au long de ma relation avec Mintaka, mes guides me firent travailler d'arrêter d'imaginer le futur mais de ressentir encore là comme déjà accompli.  C'est à méditer que tout cela...)

Je trouvai aussi bizarre, qu'avec Mintaka, je me retrouvais encore une fois avec un homme qui avait été trompé par sa femme.  D'un autre côté, à travers notre relation, je ne me sentais point touchée, concernée par cela.  Je n'agissais pas comme j'avais agis avec mon ex-mari ou autres et ne pas être moi-même par crainte qu'il croit que je veuille le tromper.  Lorsque je regardais mon désir de vivre une relation de couple avec un homme d'affaire et qu'elle avait ressurgi lors de mon étape avec Jean H., je vis qu'avec Mintaka, cela n'avait aucune importance pour moi.  Sa liberté de se déplacer, ses déplacements me plaisaient beaucoup plus et  entraient encore plus en conciliation avec ma mission en couple.  Je trouvai cela bizarre aussi.  Je retenus aussi une phrase écrite que par le passé j'avais retenue:  "Quand on est réellement disposé à recevoir ce dont on a besoin, cela devient disponible".  À l'instant même je pris conscience que même si je désirais que Mintaka m'offre un prêt d'argent pour le toit, une partie en moi se sentait trop mal pour accepter cela.  Je désirais aussi voyager avec lui mais me sentais mal d'avoir peur de vivre cela.  J'attirais donc à moi ce qui était le plut fort, soit la peur et ainsi je ne réalisais point mes désirs.

Je désirais beaucoup le soutien d'un conjoint.  Derrière cela se cachait un manque de confiance en moi, en mon homme intérieur, en ma force de création et de réalisation. 

Je voulais une relation amoureuse hors de la famille, j'avais besoin de la vivre pour moi seule et c'est ce que je vivais avec Mintaka.  Il était la manifestation de plusieurs de mes désirs qui n'étaient point de vivre le couple dans un quotidien.  Je vis aussi que je plaçais beaucoup de barrières pour l'amoureux en voulant contrôler de quelle façon cela se vivrait et cela de par mon manque de confiance en moi, ma peur d'être blessée à nouveau.

Le soir même, je m'amuse avec Mintaka sur ICQ.  Il eut problème avec son ordinateur, j'attendis un bon moment mais quittai ensuite, je n'avais plus envie d'attendre encore.  Il achevait ma fontaine, ne pouvait venir me voir car n'avait pas terminé des actions pour son prochain départ.  Toute façon il faisait froid et je ne voulais point qu'il se gèle à venir me voir en moto.

Je poursuivis ma lecture du passé et vit que si plusieurs amoureux  voulaient que j'aie un emploi pour m'aider financièrement, Mintaka de son côté ne m'en parlait point, il faisait confiance en la vie et en mon chemin.  Je sentis que coloc et Mintaka étaient cadeaux dans ma vie pour me démontrer ma progression et que je n'avais point à avoir peur de revivre le passé.  Il m'arrivait encore de vivre des émotions lorsque Mintaka ne répondait pas à mes attentes.  Je vis que cela était normal et me montrait alors mon désir de contrôler.  J'avais encore une certaine tendance à comparer avec le passé.

Le 12, je me dis que pour Mintaka, je verrais, je laissais venir.  Je continuerais le travail de visualisations pour du quotidien et que si lui le bon, cela se mettrait en place pour le voir plus souvent, et que si point lui, un autre arriverait dans ma vie.  J'aimais beaucoup Mintaka et je désirais aussi réaliser mes aspirations de couple.

Je reçois mail de Mintaka comme quoi il a bien aimé mon émail érotique et il me dit qu'il passerait me voir dans le courant de la semaine pour le vivre en vrai.

Le 13, je crus que Mintaka n'était que de passage dans ma vie, je reliai sa présence avec mes débuts de travail dans l'énergie comme guérisseuse, pour Mélodie entre autre.

Un peu plus tard, je vis que je vivais encore une non acceptation de ce qu'avait été la réponse de Mintaka au sujet des estimés de mon toit.  Il était vrai que j'étais impatiente de lui dire au revoir pour voir si ensuite il entretiendrait la relation ou qu'alors je passe à autre chose.  (Rire, je vivais beaucoup en fonction du futur.)  J'avais à visualiser conjoint, ce que je désirais vivre, sans mettre le visage de Mintaka ou autre dans ces visualisations.  Tous les hommes de ma vie avaient été des cadeaux et avec Mintaka j'avais senti cela encore plus fortement contrairement aux autres.

En numérologie, le prénom Mintaka était un 6 soit la conciliation, son autre prénom Bob, donnait un 10, soit nouveau cycle.  La somme des deux donnait un 7 pour Victoire.  Mintaka n'était que de passage mais la durée de ce passage m'était inconnue.  Mon mari avait été de passage dans ma vie durant 16 ans.

le 14, alors que je poursuivais ma lecture des journaux du passé, je pris conscience que si j'avais eu un idéal physiquement auparavant pour l'amoureux, avec Mintaka, cela ne m'avait nullement effleuré l'esprit de regarder s'il correspondait à cela.

Le 15, toujours en poursuivant la lecture du passé, je vis que Mintaka avait été le premier homme auprès de qui, dans les bras de qui je m'étais laissée aller à pleurer plus d'une fois et qui m'avait alors dit de me laisser aller.  Il m'avait accueillie là- dedans en me berçant même.  Je voyais qu'il était merveilleux cadeau pour moi.

Le 16, j'eus le désir et non désir d'écrire à Mintaka et de lui dire que mon silence était du à ma créativité très présente.  Étais-je à justifier mon silence ?  de son côté, il ne justifiait point ses silences.  Je vis aussi que de ne point lui écrire quand j'en avais envie était alors de vouloir recevoir au lieu de donner.  Je vis aussi que j'étais encore en dualité dans mon amour, mes sentiments pour lui.  Je voulais l'aimer, grandir dans cette relation et ne voulais point oublier mes rêves et désirs profonds.  Quelques instants plus tard, j'envoyai émail à Mintaka.  Je pris aussi conscience qu'envers lui, mes désirs étaient  peu des désirs sexuels pour combler le physique mais plutôt une envie de l'aimer, de faire l'amour, de partager tendresse, plaisir, caresses avec lui.  Un peu plus tard j'eus l'impression que je ne croyais point que lui aussi ait désir de me voir plus souvent.  Je ne croyais point que je pouvais lui apporter, que j'étais quelqu'un d'assez merveilleuse pour qu'un homme comme lui ait envie de passer plus de temps avec moi. J'avais cela à méditer.  Je n'avais aucune nouvelle de lui depuis quelques jours, il était peut-être reparti en voyage pour sa cueillette, pour ses réserves avant son départ.

Je continuai lecture du passé et vis certains parallèles, Pierre M. de mon adolescence me considérait à l'époque comme "intouchable", était-ce ainsi aussi que je voyais Mintaka ?  Intouchable en son coeur pour vivre avec lui plus de beaux moments ?

Le soir même, j'eus difficulté à m'endormir, je pensais  à Mintaka, que j'avais peu envie de regarder ailleurs, de le remplacer dans mon coeur.  J'avais envie de vivre encore beaucoup d'autres moments merveilleux avec lui, découvrir encore car c'était magnifique avec lui.

Le 17 au matin, je reçois émail de Mintaka, il me dit qu'il passera bientôt me voir avant son départ sans me dire quand.  Selon ma copine Kama, il avait très peur d'aimer, de le dire, même à travers des émails.  Lorsque j'étais avec lui, dans ces moments-là, je sentais à travers ses attentions que j'étais précieuse pour lui.  Durant ses absences, je ne sentais rien, rien ne m'indiquait qu'il tenait à moi, si j'étais précieuse pour lui.  Allais-je aller au-delà de ma peur d'aimer, m'abandonner avec lui ? Et lui, ferait-il la même chose de son côté ?  Cette absence de 6 mois deviendrait-elle richesse d'éclosion, de dépassements ?  Je demandai à mon âme de m'aider, de me guider pour mon chemin avec lui.  Je lui écrivis un court émail.  Je trouvai drôle que tout se replace financièrement pour moi, le toit allait être enfin réparé alors que Mintaka allait partir.  Je voyais que d'avancer avec lui était de prendre un risque, c'était d'avancer dans de l'inconnu.  Je prenais une chance pour le futur.

Note:  C'est à peu près vers la fin d'octobre que dans mes journaux, j'écrivis son prénom Bob et utilisai moins celui indien que j'affectionnais, soit Mintaka.  Ici, pour le besoin de la lecture, j'avais poursuivi avec Mintaka. Au fil de la suite de mes écrits, j'utiliserai celui que j'avais utilisé à l'époque dans mes journaux intimes.

Le 18, je notai que j'avais aucune nouvelle de lui, je sentais qu'il me fuyait à nouveau.  (Aujourd'hui, je sais que c'est mon manque de confiance en ma valeur qui me faisait sentir cela.)  Il y avait des moments où je désirais continuer avec lui pour toutes les découvertes, les moments merveilleux à venir et d'autre fois où j'avais envie de laisser tomber, de ne point continuer à suivre un chemin avec quelqu'un qui fuyait.  Je songeai aussi que de vivre ainsi sans engagement de couple, sans projets futurs, c'était de vivre une relation non structurée en un sens, du nouveau que cela.  J'eus l'impression que je me questionnais pour rien sur la route à suivre avec Mintaka, je n'avais qu'à continuer à être moi et de laisser couler.  L'impatiente en moi, la contrôlante qui désirait savoir où elle allait.  En soirée j'allumai mon ICQ pour au cas où il passerait sur internet.  Je me demandai si de vouloir continuer avec lui était alors de m'accrocher à du passé.  Un passé encore présent mais un passé tout de même.  Est-ce que je m'oubliais pour ne point l'effrayer, pour lui laisser son espace ?  Était-ce l'insécure en moi qui avait besoin d'un engagement de couple de sa part ?  Dans le passé j'avais écrit que lorsque ma fusion intérieure serait accomplie, cela se refléterait à l'extérieur.  Lorsque je regardais ma relation avec Mintaka, je voyais que j'avais encore du chemin à faire.  Était-ce l'homme ou la femme en moi qui fuyait ? J'avais aussi noté qu'il ne nous était jamais donné de désir sans nous  être donné le pouvoir de le rendre réalité.  J'avais désir de vivre pleins d'autres moments avec lui.  Dans le passé, je me mettais en attente du compagnon divin et là je refaisais le même schéma en me mettant en attente des moments avec Mintaka. Je me mettais aussi en attente de recevoir de ses nouvelles.  Je vis que Mintaka était miroir d'où j'étais rendue et miroir très différent de celui qu'avait été Serge au niveau de mon accueil de mes faiblesses. Cet été j'avais plus pris soin de moi, moins donné sur Internet et Mintaka m'avait  apporté beaucoup aussi.  J'avais à continuer à prendre soin de moi, désirer vivre des choses mais sans me mettre dans l'attente de lui.  Faire confiance en ma capacité d'adaptation, en qui j'étais.  Voir qu'il respectait mes obligations même si moi je m'en voulais de certaines car cela coupait alors mes temps avec lui.  Ce n'était qu'un début avec lui, je voulais inconsciemment "mettre la charrue devant les boeufs", l'impatiente en moi.

Je sentis que j'avais à lui partager, m'exprimer ce que je vivais auprès de lui, qu'ainsi il apprendrait lui aussi à s'ouvrir, à partager.  C'était une de mes forces qu'il admirait, qu'il pouvait alors développer en lui.

Je vis que toute cette relecture me permettait d'éclaircir ma route, ce que j'avais à Être, faire avec Mintaka et de faire confiance.  Je manquais de confiance que je pouvais être assez merveilleuse pour lui, pour qu'il ait envie de guérir son passé comme je guéris le mien dans cette relation avec lui.

Le 20, je notai que point facile à vivre certains jours cette relation avec lui. De ne point savoir quand il reviendrait, quand il passerait sur ICQ, s'il répondrait à mes émails.  Je sentis que le mieux face à lui, était de prendre cela un jour à la fois et de continuer à rêver un futur pour le matérialiser si tel était notre destin commun.  Plus tard en journée, je lui envoyé un long émail pour lui exprimer mon vécu face à lui, mes choix, mes sentiments pour lui.  Je lui lançai une invitation à venir partager mon feu le soir même. 

Je constatai plus tard, que suite aux émails que je lui avais envoyés, je m'étais remise en situation d'attente, d'espoir de le voir arriver, d'être dans ses bras.  C'était ainsi dans mon moment présent et je m'acceptai ainsi.  Je vis aussi que j'attendais trop à ce que la tendresse ne vienne que de lui tout comme c'était dans l'époque que je relisais.  J'avais à me redonner tout cela.  Autant je sentais que Michel C. était cadeau pour apprendre à recevoir, autant là je sentais que Mintaka était cadeau, tout simplement un cadeau à savourer dans les "ici et maintenant".  Je me demandai ce que je n'avais point guéri du passé et qui m'empêchait de m'abandonner complètement avec Mintaka.  Monta en moi le fait que je ne savais point si lui le bon, et que je n'étais point sûre de son amour pour moi.  Je me posai alors la question: peut-on être sûr à 100% de cela ?  Je ne croyais point.

J'avais envie d'être égoïste en désirant voyager avec lui, prendre soin de moi ainsi, ne penser qu'à moi alors et non à ma mission collective, d'aider et de guider les autres.  Je vis que dans ma sexualité vécue avec lui, je voyais alors très bien ma progression, ma guérison.  Je le remerciai intérieurement car par qui il était, c'était une joie de faire l'amour avec lui.  Je me remerciai pour tout le travail de guérison accompli.  Je notai cette autre phrase:  "nous trouverons dans une relation ce que nous allons y apporter".

Je regardai et caressai le bâton de marche qu'il m'avait donné et monta en moi qu'il était comme moi, il donnait et je lui donnais mes mots puisque force en moi.  Lorsque j'étais avec lui, je me sentais en vacances.  Avant d'aller dormir je regardai sur ICQ et caramail et je n'avais aucun mot de lui.  Je relus ce que je lui avais écrit et constatai que je m'étais trompé de fichier, je lui avais envoyé celui où je rompais.  Était-ce un acte manqué ? Je corrigeai mon erreur et lui envoya le bon. Cet acte manqué signifiait-il ma dualité encore présente face à cette relation que je vivais avec lui ?  C'était, je fuyais, je ne fuis plus.  J'étais déchirée, je me choisis.  Il y eu aussi acte manqué de son côté car j'avais reçu sa réponse en double exemplaire.

Le 21, je reçus une blague de sa part, il avait donc lu mon courrier au matin, je pensai alors qu'il devait être en réflexion face à cela.  Je poursuivis la lecture de mes anciens journaux et je me demandai si j'espérais trop que Mintaka change d'idée pour son non-engagement de couple.  En quoi cet engagement était-il important pour moi ?  Une preuve que j'étais précieuse pour lui ?  Preuve qu'il m'aimait ?  J'avais encore besoin d'être rassurée sur qui j'étais sur ce plan-là. (En 2003, à travers tout le travail sur moi que mon âme me fit faire, ce fut moi qui changea ma conception de cela, je transformai ma vision et pus voir ce que cela pouvait signifier comme sécurité pour moi que cet engagement.)  Je préférais être seule que vivre le négatif d'une vie à deux.  Jamais je ne voyais le positif afin de me faire arriver cela.

Suite à une discussion avec une rencontre du passé au resto et que je lui avais exprimer mon vécu avec Mintaka, je vis que j'avais peut-être trop tendance à céduler mon temps en fonction qu'il passe me voir.  Je me demandais aussi s'il ne retardait pas son arrivée afin de passer ses derniers moments au Québec avec moi et pour mon anniversaire, me faire ce cadeau-là.

Alors que je poursuivais lecture du passé, je vis que Mintaka était entré dans mon coeur parce que j'avais choisi de savourer le cadeau au lieu de le mettre de côté puisque pas lui le conjoint tel que je le désirais, puisque je ne me sentais pas attirée physiquement par lui, puisque cela ne correspondait pas à ce que je croyais que serait le signal de mon corps pour le conjoint.  (En fait, le signal puissant de mon corps avec Mintaka est que le jeu des phéromones fut très présent entre nous.  En ce jour où je poursuis l'écriture de ce texte, après 2 ans de séparation physique, j'ai revu Mintaka hier et ce lien de phéromone est toujours là, rire.)

Note:  Cette page s'est écrite en plusieurs jours. :)

Je sentais qu'avec Mintaka, j'avais à sortir de la structure sécurisante du "couple" pour aller de l'avant.  Ce jour-là, se termina la première lecture de la période de ma vie intitulée Co-équipe-couple.

Le soir même, Mintaka m'envoit émail en me demandant une faveur, d'arrêter de lui envoyer des mails car sa boîte était pleine et de lui donner ainsi le temps d'arriver chez lui pour bien la vider.  Il était donc à l'extérieur, en voyage si je comprenais bien à travers ces mots et il avait peur de me demander cette faveur, peur de me blesser et qu'il n'était point contre de recevoir mes émails.  Je lui répondis court message avec humour afin qu'il sente que cela ne me blessait point, que tout était correct de mon côté. 

Comme j'avais peu confiance en moi, je demandai à coloc son ressenti.  Il me dit qu'il sentait que Mintaka demandait un peu d'espace à travers sa demande.  Je pensai que sûrement l'un de mes messages l'avait troublé beaucoup.  Je remarquai qu'il signait Bob dans ces derniers mails, sûrement signe d'intimité puisque son prénom, selon coloc.  Je remarquai que je revenais dans mon vieux schéma de me sentir incorrecte, envahissante envers Mintaka alors que si c'était vraiment cela, c'était aussi à lui de me le dire.  J'avais à ne plus m'empêcher d'être moi-même par peur que l'autre croit ou craint de revivre son passé.  Là j'avais à ne plus laisser mon vieux schéma du passé de me sentir incorrecte, de revenir en moi.  Ce qui pouvait sembler envahissant à coloc, ne l'était peut-être pas pour Mintaka. Alors qu'un non envahissement était un signe de non amour pour mon ex-mari.  C'est ce que j'apprenais à concilier dans ma relation avec Mintaka, de respecter ses désirs et de me respecter dans mes désirs.  Je me sentis comme si j'avais tout gâché entre lui et moi, que je le faisais fuir encore plus en osant exprimer qui j'étais, mes sentiments et pourtant, je sentais que j'avais cela à faire, communiquer, m'exprimer afin de ne point m'oublier.  Je me demandais comment cela se faisait que mon amour  faisait fuir alors que les dépendants affectifs se trouvaient vite quelqu'un.  Qu'avais-je à comprendre, apprendre que mon âme me pousse à aimer quelqu'un qui ne voulait point partager sa vie, faire des projets futurs avec moi ? (J'annotai plus tard que je croyais que c'était la peur en lui.) Je sentis que dans le présent, je retombais dans une forme de défaitisme, de négativité de mon estime de moi.  Je rêvais d'une relation de couple comme celle de mes parents avec respect et liberté d'être et mon âme me poussait à aimer Mintaka dans une relation de non couple et pourtant nous formions un couple d'amant. 

De son côté, Kama avec qui je partageai le mail reçu de Mintaka, sentit que cela pouvait être fort possible qu'une boîte de courriels arrive à saturation, avait déjà connu cela.  Monta ensuite en moi que coloc pouvait avoir senti cela suite à sa journée de la vieille où il s'était senti envahi par la copine qu'il avait rencontrée.  Je constatai encore une fois qu'en demandant l'avis des autres cela signifiait que je doutais de mon propre ressenti.

Un peu plus tard sur un forum, je lus un message de l'ancienne copine de Mintaka, dans sa façon de parler, j'eus l'impression que c'était de lui qu'elle parlait, qu'elle  avait cherché à forcer l'autre à s'exprimer.

Par la suite, je pris conscience que j'aspirais plus à partager des moments, des voyages avec lui que de vivre avec.  Partager nos vécus, s'ouvrir l'un à l'autre.  Était-ce juste le voyageur en lui qui m'attirait fortement ?  Reflet de mon désir, rêve de voyager ?

Le 22, j'observai mes pensées et me demandai comment je pouvais créer un futur avec Mintaka puisque mes pensées étaient dans le doute de continuer la relation puisque je me sentais seule même si j'étais en relation avec lui.  Je doutais qu'il ait envie de voyager avec moi, qu'il ait envie de partager cela avec moi.  Pourtant remonta en moi son offre pour Tadoussac et que je n'avais pu y aller.  Il offrait mais voyait bien aussi que j'avais de la visite.  Était-il dans ma vie afin que j'arrête d'attendre la présence de l'autre ?  Quelle était la partie en moi qui voulait plus de Mintaka, qui avait difficulté à accepter, accueillir la situation, le type de relation entre nous ?  La contrôlante ?

Alors que je discutai avec Yalye, je vis qu'il y avait une chose que j'aurais du demander à Mintaka avant de me créer des illusions.  Lui demander s'il avait envie de voyager avec moi, de partager cela de sa vie avec moi.  Ainsi je saurais où je m'en vais, cela ferait que l'homme en moi aura posé action pour rassurer la femme en moi.  J'avais peur de souffrir, que mes sentiments, rêves avec lui ne soient point partagés.  Je trouvais que je me préoccupais plus de lui que de moi en osant point rêver de futur avec lui.  Je me donnai encore une fois jusqu'au printemps pour continuer cette relation, l'alimenter et qu'au printemps ou selon mon senti s'il l'alimentait ou pas, je prendrais alors une décision afin de me choisir, de vivre mes rêves de couple.  Je prenais aussi ce temps afin de me fortifier, de penser à moi, de me dorloter, de faire ce que j'aimais tel le patin à glace.  Je n'avais nulle envie de payer pour le passé, son passé avec les autres.  Je méritais mieux que cela. 

Je laissai monter pensées, émotions face à des situations futures avec Mintaka et je constatai que ma crainte de m'abandonner était due au fait que j'avais peur de n'être aimée que pour mon corps.  Pourtant il faisait l'amour avec son âme, en me faisant plaisir aussi, en ne pensant pas juste à son plaisir.  Je demandai l'aide de mon âme afin d'être sereine dans cette relation amoureuse, de m'aimer autant que je pouvais aimer l'autre.  J'avais encore à travailler sur moi, à guérir des parties de moi et de continuer la relation me permettrait de faire cela.  Je verrais plus tard au printemps où cela en serait rendu.  Il était cadeau me permettant de réaliser des rêves et de voir où j'en étais rendue dans l'amour de moi.  J'avais été vraie avec lui, lui avais fait part de ce que je désirais vivre avec lui.  Si lui ne voulait point cela, il en avait le droit, j'espérais qu'il me le dise afin que je puisse aussi m'aimer et réaliser , vivre mes rêves.  Dans le moment, je sentais qu'il était pris dans sa propre bataille, à m'aimer ou non, à avoir peur d'avancer ou non.  J'avais à lui laisser du temps, sans lui laisser l'éternité.

Souvent en journée, je laissais mes pensées vagabonder et elles allaient vers de futurs moments heureux avec Bob.  Je désirais vivre avec lui le même genre de relation qu'avaient mes parents.  Ne point être devant ou derrière lui, être à ses cotés.  Je sentis que son absence pour l'hiver était parfaite afin que je me fortifie, me fasse confiance à nouveau pour créer ma vie, mon autonomie financière, mon pouvoir sur ma vie. 

Est-ce que je cherchais trop inconsciemment à être parfaite pour  Mintaka ?  Je voyais que je me questionnais trop, que je vivais beaucoup avec le mental lors des absences de Bob-Mintaka.  Tout en nettoyant dans la maison, je pris conscience qu'à travers les différentes relations amoureuse, si j'avais eu l'impression de passer en dernier dans leur vie, cette sensation m'appartenait et n'était pas nécessairement une vérité.  L'autre y répondait selon ses peurs, ses limites, ses désirs aussi.  Quand  j'étais avec Mintaka, il me démontrait à travers ses attentions, son respect de moi, de mes désirs, son désir de me faire plaisir, que j'étais importante pour lui.  Il devait être pris dans sa bataille de sentiments comme j'étais prise dans la mienne lors de ses absences car dès qu'on était ensemble, les batailles s'arrêtaient, du moins de mon côté.

Je téléphonai ensuite à ma copine Danielle de Belgique qui senti elle aussi, que l'absence de l'hiver nous serait profitable à Mintaka et moi.  Elle nous voyait ensemble en Europe pour mai-juin.  Je me dis alors qu'avec lui, pour le moment, c'était d'arrêter de me demander quand tout allait venir.  J'avais confiance qu'il viendrait me voir puisque me le disait dans ses émails et pour me donner ma fontaine.

Le 23, lorsque je songeai à Mintaka, à notre relation, me me sentis plus sereine, moins de doute.  Dans la journée, Yalye me dit qu'elle sentait que  Mintaka serait là pour mon anniversaire.  Au moment  de dormir, j'eus vision qu'avec Mintaka, nous allions voir une chamane amérindienne et je lui offrais comme cadeau une mèche de mes longs cheveux toute tressée.  Par la suite cela m'indiqua de la donner à Bob pour son départ.

Le 24, je sentis montée en moi la peur que Mintaka soit reparti sans venir me dire au revoir, j'avais peur qu'il mette fin à la relation et j,étais gelée.  Un coup recentrée je songeai à lui et je me dis que c'était son genre de m'arriver par surprise.  Je fis l'action de couper une mèche de mes cheveux et de la tresser comme j'en avais eu la vision la veille. Cela me donna une mèche de 14 pouces soit le chiffre 5. J'y ajoutai une plume selon mon intuition.  Monta ensuite en moi de placer sur mon bureau le collier que Mintaka m'avait fait, d'y placer à l'intérieur celui en or qu'il m'avait donné et d'y placer la mèche en milieu et en rond aussi  et tout au milieu d'y mettre ma pierre de shamane.

Lorsque je parlai à coloc de ce que je venais de faire selon vision et intuitions, il me dit qu'il avait lu que les bouddhistes coupaient et offraient mèche quand ils renonçaient à la vie matérielle pour être moine.  Et que dans l'ancien temps, les belles donnaient mèche de cheveux quand  l'amoureux partait au loin afin qu'il ait souvenir.  Je voyais que de mon côté, j'avais plusieurs objets de Bob, dont des objets travaillés de ses mains et que là il aurait une mèche de mes cheveux en souvenir de moi.  Selon ma copine Kama, je renonçais à renoncer, je renonçais à l'engagement puisqu'il n'en voulait point et je lui indiquais alors que je restais présente pour lui.  Monta en moi d'ajouter  morceaux de tabac autour de la pierre, en dedans du cercle de la tresse, ce que je fis aussitôt.

Un peu plus tard en journée, je demandai à mon âme de m'aider à guérir la femme en moi qui avait besoin d'être rassurée sur l'amour de l'homme qu'elle aimait.  Au moment de dormir, on me demanda d'aller dans mon jardin intérieur et de m'y voir avec Mintaka-Bob à mes côtés.  Le sentir, le ressentir, que j'avais cela à travailler, à développer.  Que cela m'aiderait à me rassurer en sentant la force de son amour pour moi, même si tout comme moi, il se battait avec cela.

Le 25, jour de mon anniversaire, alors que vers la fin de la matinée je n'avais eu aucune nouvelle de Bob, je pris conscience que je m'accrochais à ses mots, à ce qu'il m'avait dit dans ses émails et du fait que je le sentais un homme intègre qui ne s'amuserait point à jouer avec mes sentiments et pour me rassurer qu'il avait des sentiments envers moi.  Il semblait que mon âme me fasse travailler l'insécure même sur le plan sentimental alors que celle sur le plan matériel reprenait confiance.

Je discutai avec une connaissance sur MSN et celle-ci perçut que Mintaka aurait à affronter son côté sombre au cours de l'hiver.

Je voyais bien que j'étais trop dans l'attente de sa visite, que j'arrivais mal à gérer cela, à lâcher prise.  Je déjeunai dehors et cela fit remonter en moi les souvenirs des matins chez lui.  Souvenirs de moments d'oasis de l'été et de l'automne.  Je relisais mon journal de l'an d'avant à date semblable et que contrairement à ce que j'avais vécu avec Jean H., avec Mintaka, même si je le voyais peu, quand je le voyais les moments étaient alors forts en présences, je ne passais pas en dernier dans ces moments-là.

Je revoyais les débuts, alors qu'avec Mintaka, il n'avait émis aucune difficulté à ma demande d'utiliser préservatifs, il en avait même acheté.  Je le trouvais génial dans son respect de l'autre.  Je remerciai de l'avoir mis sur ma route.  Je vis que la non arrivée de Mintaka était la manifestation de toutes mes pensées de peur, de doutes, de scénarios que je m'étais fait et dans lesquels il me rejetait.

En fin de soirée, mon âme me guide sur le "tchat" du forum d'une connaissance commune à Mintaka et moi, elle me dit alors que dans les derniers jours l'ex de Mintaka était chez lui et selon elle, la relation était encore existante et qu'il y aurait même eu une troisième femme dans sa vie au cours de l'été.  Cela me donna un coup, un choc.  Je vis que cela me permettrait de me détacher de lui et d'entamer le processus de deuil de cette relation car je n'avais point envie d'être une sur trois au niveau sexualité même si nous n'avions aucun engagement de fidélité sur ce plan-là. 

Comme m'avait  dit une autre connaissance, il n'aurait été qu'un oasis afin que je refasse mes forces et j'avais appris à ses cotés.  Après ma dernière déclaration d'amour, je me disais que cela devait être pour cela qu'il ne venait point me voir, je croyais qu'il se sentait mal de sa malhonnêteté envers moi.  (Le lendemain je sus que cela n'avait point été le cas, il avait eu un tas de problèmes avec ses véhicules lors de déplacements.)

Note:  Ne point oublier qu'en ce temps-là de ma vie, je manquais terriblement de confiance en moi face à cet amour, que je vivais énormément de batailles en moi aussi et que je tombais facilement dans l'émotionnel de par celles-ci.

J'aurais bien aimé comprendre pourquoi mon âme m'avait poussé à l'aimer et à lui écrire  la lettre intitulée "je te choisis".  Était-ce pour me choisir ?  Je ne lui en voulais même pas, j'avais de la peine pour lui à ce qu'il vive ainsi dans des mensonges.  Je me souhaitai un joyeux anniversaire en cette journée riche en enseignement et en cadeau surprise de la soirée.  Je remerciai pour Mintaka, cadeau dans ma vie.  Je me dis aussi que de toute façon, je verrais bien s'il était pour venir me voir ou pas.

Le 26 au matin, caramail fut en maintenance et je ne pus aller voir si j'avais émail de Mintaka.  Je ne voulais point faire l'amour avec à nouveau, j'avais peur de me blesser alors.  Lorsque caramail est redevenu fonctionnel, je lui envoyai un court message. Je lui indiquai que j'avais trop de mal avec son silence et que je mettais  fin à la relation et lui demandai de ne point venir me voir avant son départ. (Je ne lui parlai point de ce que j'avais su la veille et jusqu'à ce qu'il lise ceci dans je ne sais encore quel présent, il ne l'aura jamais su.)

 J'avais un deuil à faire, deuil de mes illusions de croire qu'il éprouvait sentiment aussi fort envers moi que moi pour lui.  J'avais la sensation d'être sereine de me choisir ainsi tout en ayant conscience que mon âme me demandait d'aimer sans oublier mes désirs profonds, mes désirs d'engagement de couple et de partager des projets.  J'avais beaucoup appris dans ce cadeau, cet oasis des derniers mois et  je remerciai pour cela,  J'aspirais à être capable de le revoir un jour sans  aucune émotion négative comme quand je revoyais Daniel H. de mon début d'adolescence.  Mon journal allait se terminer le jour même tout comme prenait fin ma relation amoureuse dans la sexualité avec Mintaka.  

Lorsque je pris ma douche, je me sentis soulagée d'avoir mis fin à une relation dans laquelle je ne savais jamais les sentiments de l'autre et s'il avait envie de partager.  (Tu verras que plus tard en 2003, par la reprise, continuité de la relation, mon âme me fit travailler tout cela afin de voir le tout dans une autre perspective pour m'aider dans ma confiance en moi.)

Il est ensuite arrivé en surprise vers 11h30, midi, il était parti de chez lui depuis le petit matin, il n'avait donc pas reçu mon message.  Lorsque je le vis arriver alors que j'étais assise au salon, je me demandai bien ce que j'avais à comprendre, à quoi s'amusait mon âme de ce tour-là. Il avait apporté avec lui tout ce qu'il fallait pour finaliser ma fontaine. Il a bien senti que je vivais un malaise et me le dit.  Je lui répondis alors que je venais de lui envoyer émail pour rompre.  Le malaise dissipé, nous avons retrouvé notre complicité. 

Je lui parlai que j'avais eu une vision sans lui dire ce qu'il en était vraiment et du rituel que j'avais accompli pour le cadeau pour lui.  Il m'expliqua que ce rituel signifiait qu'il y avait offrande et purification.  Ensuite j'allai chercher la tresse et la lui offrit. Tout ému, il m'expliqua le signe, le talisman puissant qu'était ce cadeau chez les indiens.  Je lui donnais ainsi une partie de mon âme.  Je sentis qu'il fut très touché par le fait que je rompais et très très touché par mon cadeau.  Il me demanda pour faire l'amour une dernière fois, je dis oui mais n'y fus pas aussi présente et m'en excusai auprès de lui, il est vrai que je vivais beaucoup d'émotionnel en même temps.

Au moment où il m'a quitté, il me dit qu'il aurait aimé pouvoir m'amener avec lui dans ses bagages.  Je lui dis alors que c'était la première fois qu'il me disait une telle chose.  Première fois qu'il m'exprimait un désir de partager plus avec moi.

Lors de sa présence, il me disait qu'il avait vécu une semaine d'enfer avec divers problèmes matériels.

Après son départ, je vis que par son arrivée surprise, mon âme voulait que je lui donne le cadeau et que je lui dise en personne que je rompais,  Et j'avais choisi de dire oui à faire l'amour une dernière fois même si mon être n'en avait point envie complètement. Dans l'invisible je lui déclarai: Mintaka je t'ai aimé de tout mon coeur.  J'étais heureuse aussi d'avoir réussi à être celle qu'il avait connue, à pouvoir continuer à rire avec lui même si c'était pour une dernière fois.  J'étais restée moi-même.

Je vis que Mintaka avait fait silence sur ses autres relations, s'il en avait eu et de mon côté j'avais fait silence aussi car je n'en voyais point l'utilité puisque surtout ses silences que j'avais difficulté à bien vivre.

Ce que je ne savais point, c'est que loin d'être terminée, cette relation allait prendre une autre direction dans les mois suivants.  Mon âme avait encore du travail pour moi à travers mon amour pour Mintaka.  À suivre...

Note:  au moment où j'en étais dans les dernières journées d'écriture pour cette page, Mintaka fut de retour dans ma vie. Nos retrouvailles se sont vécues dans une fête.  C'était comme si les 22 mois d'absence n'avait jamais existé.  Nous nous sommes retrouvés dans cette même complicité, ce même amusement, même joie, même plaisir de partager, même amour qu'avant.

© lumdam 2006