Communauté

De Juin à octobre 2002, la cohabitation sembla vouloir prendre la route pour y établir une forme de communauté, voici ce qui fut à ce moment-là.

Note:  Dans "Jonathan", j'avais point écrit que le 25 mai, mon guide Aigle-Blanc me dit alors que Yannick, le copain de ma fille,  ne viendrait point vivre chez moi.

Le 2 juin, pour la première fois Coloc et moi, mettons notre petite monnaie en commun afin d'acheter certains articles. Plus tôt en journée, j'avais eu à m'affirmer avec Yannick, lui rappeler les ententes alors qu'il n'était pas encore rentré chez moi.

Le 3, je dois encore m'affirmer avec Yannick sur le net, il ne respecte pas une simple demande de ma part.  Je me demandais comment cela se vivrait quand il serait chez moi.  J'atteignais mes limites avec lui, j'avais même eu droit à des lignes de bêtises et d'accusation.

Le 4, alors que j'indique que je suis occupée sur le net, il vient me relancer mais je ne lui réponds point. Il  le refait un peu plus tard et vient même me relancer sur le "tchat" de caramail et passe par une amie en plus.  Je le mets alors en "ignoré" pour le reste de la journée.

Le 5, il passe et ne vient pas me relancer.  Plus tard en journée, je vis de l'émotionnel car Jonathan passe sur le net et m'indique que son arrivée est remise dans 2 mois.  Comment ferais-je financièrement d'ici là ?

Le 8, monta en moi qu'avec plus de chambreurs, la maison et la nourriture, cela s'autofinancerait automatiquement.

Le 11, alors que je recevais message à travers les cartes d'intuition, je vis que pour la maison, je pouvais l'ouvrir pour accueillir mais point à n'importe quel prix, surtout pas au détriment de ma paix intérieure car ma maison était avant tout mon espace personnel pour m'y ressourcer, être en contact avec toutes les parties de moi-même.

Le 17, Yannick me relance encore une fois, il tient à venir vivre chez moi un temps pour apprendre et continue portant à me lancer des accusations.  Un peu plus tard je lui dis d'arrêter de songer à venir vivre chez moi, qu'il n'en sera plus question.

Le 18, alors que Coloc ne sait pas si ses enfants viendront pour la fin de semaine, il m'invite à souper au restaurant afin que nous fêtions nos cinq belles années d'amitié.

Le 26, je vis colère envers Jonathan qui voit tout en noir, qui désespère de pouvoir venir vivre au Québec.

Le 7 juillet, arrive de Suisse pour ses vacances, mon frérot virtuel Dan et sa copine.

Le lendemain matin à son réveil, je constate que rien ne se vivra comme avant car dès son réveil, lui et sa copine quitte la maison pour la journée, cela me donna un choc. Lorsqu'il revienne en soirée, la copine me parle de leur journée et ils montèrent dans leur chambre presque aussitôt.

Le 9, encore une fois, dès leur réveil, Dan et sa copine quitte la maison.  Lorsqu'ils revinrent en fin de journée, j'eus peu l'envie de tout laisser tomber de ce que je faisais pour discuter avec eux le temps qu'ils mangeaient.  Je me demandai si je devenais sauvage.

Le 11, je vis des brûlements d'estomac, mon corps me parle ainsi.  Je vis mal le séjour de Dan cette fois-ci, sa façon de fonctionner qui est très différente des fois où il venait avec ses soeurs.  Je me sentais comme si j'étais juste la propriétaire d'un hôtel à la différence que je n'étais point payée pour la chambre.  Je savais aussi que cette sensation m'appartenait.  Je voyais que Dan avait difficulté à s'affirmer avec sa copine, qu'elle menait le voyage.  Dan me parla d'aller manger ensemble au restaurant le soir même et je dis oui.  En fin de soirée, je vis que je vivais des déceptions et de la colère face à l'attitude de Dan, du fait qu'il agissait différemment de ses autres voyages.  C'était terminée l'atmosphère familiale avec lui.

Le 12, mes brûlements d'estomac se poursuivant, je vis que j'étais surtout en colère, que j'avais encore de la difficulté à accepter que Dan agisse différemment, de voir aussi qu'il se laissait "contrôler" par sa copine, qu'elle avait pouvoir sur lui. Il était vrai que je ne donnais plus le mien à quiconque mais que j'avais à aimer celle en moi qui le donnait des années avant.

Le 13, alors que je mange au restaurant avec Coloc, on voit alors Dan et sa copine qui en sortent, alors qu'on n'avait même pas remarqué avant qu'ils étaient là.  Je sentis que Dan n'avançait pas comme avant, et que c'était pour cela que nos chemins se croisaient beaucoup moins.

Le 15 au matin, la copine de Dan m'annonce qu'ils quitteront dès le lendemain matin pour poursuivre leur voyage et qu'ils ne reviendront point ici d'ici la fin.  Je sentis qu'avec le départ de Dan, un autre chapitre de mon passé allait se fermer car je n'avais nulle envie de lui ouvrir à nouveau ma maison pour qu'il y passe comme dans un hôtel.

Le 16 au matin ils quittent en laissant sur le sol de leur chambre les lits défaits ainsi que des serviettes mouillées. Je sentis que je ne devais plus rien à Dan et que c'était mieux ainsi qu'ils quittent si tôt.

Le 17, alors que je travaillais sur moi, je vis que Coloc me payait de bon coeur son espace chez moi ainsi que le supplément qu'il m'apportait depuis le départ de ma fille Cricri.

Le 3 août c'est l'arrivée de Solène de la France pour ses vacances chez moi, superbe arrivée, nous avons chanté une bonne partie de la soirée.  Elle dort avec moi dans ma chambre du fait qu'elle a une cheville blessée et pour ne pas avoir à monter et descendre des escaliers.

Le 6, Coloc me partage qu'il a pris conscience qu'il jalousait Solène.  Qu'à travers sa présence, du fait que nous étions souvent à discuter ensemble dans ma chambre, il se sentaient alors exclus de nos discussions.

Le 15, je discutai avec une connaissance qui fut de passage et qui nous avait amené à Tadoussac.  Elle voyait que Coloc avait difficulté à bien définir son rôle auprès de moi, qu'il était trop attaché à moi.  Pour moi c'était clair qu'il n'était qu'un ami et chambreur, selon ce qu'elle me disait, il semblait que ce n'était pas aussi clair pour lui.  Je sentis que j'aurais à en discuter avec lui afin de bien redéfinir.

Une chose de sûre, je voyais qu'avec lui, j'avais alors repris goût à partager espace, repas, discussion, sorties avec un homme.

Le 16, je vis aussi que cette copine avait difficulté elle-même à comprendre ma relation d'amitié, le lien créé à travers nos cheminements respectifs et communs, et qu'elle avait tendance à regarder Coloc avec les yeux de la thérapeute en elle et cela venait la déranger que Coloc me paie mes cigarettes alors que lui et moi savions le dessein pour nos egos à travers ce geste.

Le 26, je signe un papier pour la copine de fiston car elle viendra désormais vivre avec lui chez moi.  Il y aura alors surplus d'argent aussi pour moi.

Le 4 septembre alors que je discute avec Kamarai, elle me dit qu'elle et son copain seraient prêts à me donner 800$ par mois pour loger  chez moi, qu'on forme une sorte de communauté avec des pièces propres à chacun et les pièces communes.  De son côté mon fils râle un peu car il va perdre la jouissance totale du salon du sous-sol.  De mon côté, je sens que je vois le bout du tunnel pour une partie de la maison.

Le 5, je discute avec Jonathan, il est prêt à prendre la plus petite chambre afin que je puisse louer la grande à Kamarai et son copain.

Le 14, la copine de fiston débute son aménagement en apportant des choses personnelles, des meubles. Le 16, elle me donne un somme d'argent et c'est officiel, elle aura tout entré son matériel pour la fin de semaine suivante.

Le 18, je vis que j'avais à faire confiance, que tout se mettrait en place pour l'arrivée de Kamarai, son copain ainsi que pour Jonathan, que cela demanderait un temps dans l'énergie.

Le 20, Kamarai m'annonce que son logement sera visité demain.  On sait que dès que celui-ci est reloué elle s'en vient alors vivre chez moi.

Le 23, je dois m'affirmer avec les jeunes afin qu'ils me donnent leur part pour la nourriture.

Le 26,  je me rends compte qu'avec les 2 jeunes à la maison, je perds de grands moments de silence dans mes journées.  Dès qu'ils ne sont point là, je profite alors du silence retrouvé.

Le 10 octobre, une autre connaissance du net parle de peut-être me louer une chambre pour un temps et me dit qu'il viendra la visiter le lendemain.  Merveilleux, donc possibilité d'un surplus non attendu pour moi.  Je trouvai drôle le parallèle car j'allais relire la partie de ma vie intitulée "Co-équipe/Couple" et allait se former une communauté dans la maison.  De son côté Kamarai n'avait aucune nouvelle pour le logement.

Patience était à l'ordre de mes journées, ce n'est que plus tard que l'univers m'indiqua  encore plus ce que j'avais à vivre  en co-habitation.

© lumdam 2006