Année 2001

Le 4 février 2001, je pris conscience que Coloc et moi, nous nous étions enfermés inconsciemment dans une routine de couple.  Chaque fin de semaine, nous allions déjeuner ensemble au restaurant comme si nous étions un couple.  Je brisai alors cette routine-là et j'allai déjeuner avec une amie.  Je trouvais qu'il était temps aussi qu'il se crée son propre cercle d'amitiés, de connaissances, qu'il prenne son envol pour sa vie.  Je vis que je lui servais trop de pilier.

Avec ma copine, je pus évacuer mes émotions, sentiments, ce que je vivais de non-respect de la part des enfants de Coloc, de l'envahissement de mon espace par ceux-ci et que j'avais eu à m'affirmer.

À mon retour chez moi, je partageai avec Coloc, les prises de conscience vécues le matin même.  Tout cela se vécut dans le respect et le partage.

Le 7, je remarque que Coloc a cheminé, a fait lui aussi des prises de conscience suite à notre partage quelques jours avant.

Pour la maison, il m'aide dans les tâches pour lesquelles je n'ai point la capacité physique ou les connaissances.  Pour lui c'est nouveau que quelqu'un lui laisse la responsabilité d'une rénovation, de voir comment cela se fera.

Le 22, je prends conscience que je retiens souvent certains gestes de tendresse envers Coloc par crainte d'éveiller son désir sexuel, par crainte qu'il se crée des faux espoirs puisque je n'éprouve rien d'autre qu'une belle amitié envers lui.

La cohabitation se poursuit avec la présence en alternance  de ses 2 enfants.  De m'être affirmée avec eux a produit un résultat.

Le 2 avril, je reçois des papiers de justice, mon ex veut arrêter immédiatement la pension. Le plafond de la chambre de coloc défonce, le toit coule de là.  Plusieurs tuiles en même temps.

Le 4 avril, suite au départ de ma fille, aux changements de revenus que cela impliquera, à l'arrêt de la pension, au possible retour à l'aide sociale, je demande à coloc si prêt à me suivre sur mon chemin.  Les conséquences possibles sont exprimées.  Je sens que j'ai à continuer mon chemin de travailleur de lumière, sans emploi selon la société.  Coloc y réfléchit et me dit qu'il est d'accord car il sent que c'est aussi son chemin à lui pour continuer à grandir.

Le 8 avril, alors que ma fille Cricri a quitté la maison depuis peu, aucun des enfants de Coloc ne vient pour sa semaine.  Dans les mois qui ont suivi, ils ne revinrent presque pas à la maison en semaine.

Le 17, lors du rendez-vous avec l'aide sociale, j'apprends que je peux garder la maison de par fiston qui vit encore avec moi, sa  valeur et le fait que j'ai coloc comme chambreur.

Le 15 mai, alors que je relisais une période de ma vie pour la partager sur mon site web, je pris conscience qu'auprès de Coloc, à travers notre amitié et notre co-habitation, j'avais appris et apprécier de partager ma maison, mon temps, des parties de ma vie avec un homme.  Que tout cela amenait une aide à ma guérison des blessures vécues durant mon mariage.

Dès que le temps le permit, Coloc m'aida pour la démolition du garage, car celui-ci était aussi relié métaphysiquement avec sa vie amérindienne.  Vie dans laquelle nous avions eu un bout de chemin ensemble.  Nous ne savions pas encore quel était notre lien ensemble à ce moment-là. 

Le 20 mai, nous avons fêté ensemble le début des travaux en nous offrant un déjeuner au restaurant.  Cela faisait des semaines que nous n'avions pas vécu cela.

Coloc me fait travailler mon ego et d'apprendre à recevoir financièrement d'un homme à travers des petites sommes qu'il me donne tout au long des mois.

Le 13 août, alors que les 3 enfants de Coloc sont là depuis presque 2 semaines durant les vacances de ce dernier, je décroche, j'en ai assez d'avoir à leur dire et redire. Ils passent leur temps devant la télé, enfermés.  Je trouve cela lourd, je n'ai point connu cela avec mes enfants qui savaient comment s'occuper d'eux-mêmes, être actifs.

En août, ma situation financière est de plus en plus difficile.  Le 22, je dois plier sur mon ego, demander à Coloc de me payer mes cigarettes.  Ma leçon de demander son aide financièrement est très présente ainsi que ma difficulté à recevoir de sa part pour des besoins que je considère personnels.  Du fait qu'il soit un ami et non un amoureux, cela venait me déranger beaucoup.

Le 13 septembre, je remerciai l'univers qu'il soit dans ma vie, prêt à m'épauler et même m'aider sur plusieurs plans de ma vie.  Mon ego avait encore beaucoup de difficulté à recevoir de lui dès qu'il s'agissait d'argent.

Le 13 octobre, j'eus à m'affirmer avec Coloc qui ne réussissait pas à s'affirmer avec l'une de ses filles.  Celle-ci voulait organiser pour le lendemain, son "party" d'anniversaire chez moi.  Encore une fois, elle était à la dernière minute alors que cela avait été clair qu'elle pouvait en autant que je le sache d'avance afin de pouvoir aussi m'organiser pour l'espace, la nourriture, etc.  Coloc avait encore beaucoup de difficulté à se faire respecter au niveau du temps avec ses enfants, avec le respect des ententes.  J'en discutai ensuite avec lui.

Le 22 octobre, j'eus à m'affirmer avec l'ex-femme de Coloc qui utilisait ma ligne téléphonique au lieu de la sienne pour simplement aviser ses enfants qu'elle les attendait dans la cour, au lieu de simplement venir sonner à la porte.  Par la suite j'en tremblais car elle laissa de longs messages de plaintes sur le répondeur de Coloc.  Celui-ci n'en fit aucun cas, il connaissait la tendance de son ex à jouer la victime.  Par la suite, elle décida de ne plus venir chercher ou porter ses enfants.  Elle savait pourtant que coloc était à pied.  Les enfants firent une fois ou deux le trajet à pied, soit presque une heure de marche.  Par la suite ils ne revinrent point voir Coloc, même pour les fins de semaine.

Le 26, je reçois la visite d'un huissier, Coloc est convoqué par mon ex-mari pour témoigner au procès qui aura lieu le 2 novembre.  Pourtant, il passera la journée du procès présent à mes côtés, sans avoir à passer devant le juge, tout s'étant réglé entres les avocats le matin-même.

À la fin de l'année, nous sommes tous les deux épuisés, l'année avait été riche pour chacun de nous en leçons et en actions.  Notre amitié se poursuivait ainsi que notre co-habitation dans le respect et le partage.  Notre route sur le chemin de nos âmes continuait.

© lumdam 2006