Fiston-2

Au retour de mon voyage en Europe, fiston m'aida un peu plus dans la maison.

Mes parents de leur côté me partagèrent leur crainte, ils trouvaient que Nico manquait de joie de vivre, qu'il détruisait sa vie, son futur.

En juin de par le nettoyage du garage, il m'aide un peu, bougonne très fort certains jours.  J'atteins une limite, j'en ai assez de lui, de sa non aide, de ses humeurs.  Il m'écrit et nous avons une discussion où je lui demande de réfléchir à ses gestes.

4 juillet, je me questionne si j'ai bien joué mon rôle de mère avec lui car je le vois qui n'assume point ses choix, je sens aussi qu'il a peur de la vie.

11 juillet, je vis des moments de découragement, je me sens incorrecte dans mon rôle de mère.  J'aime mes enfants tout en ayant l'impression d'être leur esclave qui doit tout leur donner et que pourtant, aucun d'eux n'apprécie cela et qu'ils veulent même pas me donner un coup de main.  Ma tolérance faiblissait devant leurs demandes continuelles.  À ce moment-là, j'avais aussi la visite chez moi de frérot Dan de la Suisse avec sa soeur et sa petite nièce, âgée de quelques mois et je me baladais beaucoup avec eux.

Nico s'amusa à sortir avec des amis, sans m'aviser, sans rentrer la nuit ni au petit matin.  Fin juillet il se trouva un emploi avec un copain qui dura que peu de temps car le copain perdit les contrats, c'était un travail très physique pour Nico.

Certains jours je me décourageais face à lui, me culpabilisais dans mon rôle de mère du fait qu'il avait décroché de l'école.  La vie mit sur ma route un ami de cara avec qui je parlai, partageai cela et qui m'avoua être lui-même un ancien décrocheur.  Il me ramena à mieux voir la situation afin que j'arrête de m'accuser.

À travers le net, il y eut plus de discussions avec fiston, des échanges constructifs.

Le 18 septembre alors que je discutai avec une amie de Nico, je compris qu'il semblait qu'il ne savait faire la différence dans nos discussions sur le net pour quand je blaguais et quand j'étais sérieuse dans mes propos.

Le 19 septembre je vois Nico discuter avec son père alors qu'il ramène Cricri.  Je perçois que Marcel n'écoute pas son fils, qu'il lui dit que c'est aux enfants à téléphoner aux parents et non l'inverse.  Qu'il lui dit quoi faire de sa vie avec des il faut..., tu dois, fais ceci, fais cela...  Je sentis la déception de mon fils.  Je me sentis impuissante à l'aider dans ce qu'il vivait avec son père.

30 septembre, Nico sort en disant qu'il va régler des choses avec des amis et je prends alors conscience que lorsqu'il s'exprime ainsi, je crains alors qu'il ne vive de la violence, qu'il soit blessé.

1er octobre, tristesse en moi car Nico s'engueule avec ses amis.  Nico que je sens qu'il ne s'aime pas, qui teste les autres dans leur amour pour lui.  Je me demandai ce que je pouvais faire pour lui.

J'avais le pouvoir de semer dans son inconscient.  En avais-je la permission de son âme ? oui.  Je commençai alors à lui parler dans l'invisible mais comme je n'étais point bien avec cela, j'envoyai surtout de la lumière.

Le lendemain matin, j'eus la surprise qu'il pose sa main sur mon épaule, comme une caresse, et me souhaite une bonne journée.  Ce geste était très rare de sa part.

Dans les jours suivants, je demande aide pour aller chercher la nouvelle vanité et il me dit oui et vient sans regimber.

Un matin, je me rends compte que Nico est allé lire une de mes discussions icq avec une de ses amies.  Je me sens alors trahie dans ma confiance en lui.  Je discute avec lui et lui partage mes sentiments.  Il se voit des ennemis partout.  J'éclate en sanglots suite à cela, j'ai fait au meilleur de moi-même, je demande à ses guides de l'aider.  Je lui dis aussi que j'en ai assez d'être considérée en ennemie par lui.  Je lui partage que la dernière fois que quelqu'un a trahi ma confiance ainsi, ce fut son père et que séparation a suivi, que je me questionnais là si je devais le mettre à la porte.

Ensuite a monté en moi vision de ma vie amérindienne, Nico alors âgé de 1 à 2 ans, mort dans mes bras.  Je n'avais pu le sauver car j'avais donné mes pouvoirs de chamane à ce moment-là.  Je vis que maintenant je les avais retrouvés donc que je pouvais le sauver.  Je demandai à être guidée.  Je mis la musique de Raindance.  J'étais Lune Argentée, il était petit-Loup.  J'avais gardé de cette vie-là un sentiment de culpabilité de n'avoir pu le sauver.

5 octobre, je dis à Nico que je regarde pour des mots de passe sur l'ordi et non de le mettre à la porte.

Le lendemain au réveil il n'est point là, n'a laissé aucun message.  Est-ce vengeance de sa part ?  Je pris conscience dans la journée que je me laissais prendre mon énergie par lui.  Je pris conscience que j'aurais voulu vivre avec Nico une aussi belle relation que celle que je vivais avec Gaby.  Tout comme avec son père, j'aurais voulu vivre la relation que mes parents vivaient.  Une relation se construit à deux.  Je prenais sur moi toute la relation avec Nico alors qu'il avait lui aussi à bâtir son bout de la relation.  Coïncidence ? quelques minutes après cette prise de conscience, il est rentré à la maison.

Il passa la journée couché.  Le soir il fut malade.  Je vis qu'il rejetait le négatif en lui, il faisait de la fièvre (colère).  Je lui envoyai lumière et j'assistai alors à une initiation sur lui,  des couleurs lui arrivaient, intenses, vives, claires, un bleu ciel comme j'avais peu vu auparavant.

Le lendemain j'allai chez le médecin avec lui, diagnostic, infection de gorge donc antibiotique et culture.

Dans les jours suivants, il fut d'humeur plus joyeuse, me parla de changement de prénom et nom de famille, cela coulait sans effort de lui.  Je lui dit que c'était à lui à faire les démarches et voir les conséquences, les réactions de son père.

J'assistai à des attitudes nouvelles en Nico.

22 octobre, Nico bougonne et je le laisse faire.  Le soir même je constate que j'ai alors réagi différemment du passé.  Qu'au lieu de continuer un affrontement avec lui, j'ai abandonné, sorti alors de la lutte de pouvoir.  Ainsi je ne l'avais point rejeté, juste abandonné une guerre.  Je laissais Nico libre de vivre son bougonnement.

Par la suite, il fut en amour et devient plus agréable à vivre, j'eus plusieurs discussions sur l'ésotérisme avec sa copine Sylvianne.

18 novembre, plusieurs visions pour des mémoires de vies antérieurs de Nico et de ses copains sont vécues par Michel et moi.

Nico vécut aussi des moments douloureux avec certains copains.  Il fit du ménage physique autour de lui et débuta l'enlèvement de clous de l'un des murs de sa chambre.

20 novembre, il continue ménage, me demande pour déjeuner au resto avec lui afin que nous puissions échanger, discuter

Fin novembre, Nico va souper chez son père qui continue à lui redire les mêmes choses du passé, sans lui demander ce que lui désire vivre.

7 décembre, Nico a presque fini les clous du mur et sa copine habite presque ici.  Ses attitudes sont transformées depuis l'initiation à laquelle j'ai assisté.

27 décembre, j'apprends que malgré les précautions qu'ils ont prises, la copine est enceinte.  Ils n'ont que 17 ans tous deux.  Je discute avec Nico, que je suis prête à les loger pour les aider mais qu'il aura à trouver emploi pour subvenir aux besoins de son enfant.  Je n'ai point ce pouvoir financier-là.

Je crée "Journal de Mamie" sur mon ordinateur afin d'y exprimer comment je me sentais face à ce bébé à venir.

Monte en moi tout en discutant avec Nico, des formes pensées de ses vies antérieures qui expliqueraient bien certaines de ces attitudes dans cette vie-ci.

-Qu'il était quelqu'un avec de hautes connaissances, qu'il était connu, public mais qu'ensuite il fut traqué de par cela, d'où son attitude d'être continuellement avec une jambe qui a un tic nerveux depuis son entrée scolaire. (lui qui me dit quand ce tic a débuté)

-Et le fait qu'il a de la difficulté à être loin de moi et que  bébé je devais toujours être dans son champ de vision peut provenir d'une vie antérieure où il fut, s'est senti abandonné par ses parents.

-Par la suite, le fait qu'il n'a jamais aimé se coucher pour dormir peut s'expliquer par une vie antérieure où il fut tiré de son sommeil pour être amené loin des siens ou tué.

Je désirai observer si le fait de ramener cela à une forme de conscience permettrait la guérison en lui de ses blessures d'ancienne vie, ce fut à suivre.

J'allai annoncer la nouvelle à mes parents qu'ils seraient arrière-grands-parents.

La copine vivait beaucoup de malaises à travers ce début de grossesse, Nico l'aidait de son mieux ainsi que moi en achetant des aliments pour l'aider à vaincre les nausées.

À suivre...

© lumdam 2004