Cricri

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Dans "Arrière-Scène"de ma période "Passage", j'ai résumé en gros ce qui s'est passé avec ma fille après mon retour d'Europe. Voici ce bout du résumé: "Durant l'été, après mon voyage, elle me parla d'aller vivre chez son père. Je lui dis alors de faire un essai de 3 semaines durant ses vacances afin de voir si elle y serait bien. Je me souvenais de son retour et comment elle se sentait après la seule semaine de vacances chez son père. Je n'ai jamais vraiment su lequel des deux était contre, il en est advenu qu'il avait besoin de ses vacances et qu'elle ne passerait alors qu'une semaine et ce furent la femme et la fille de la femme de mon ex qui s'occupèrent de Cricri. Je n'en ai plus entendu parler pendant des mois, jusqu'au début de 2001 où là, ce fut très émotionnel et son départ pour vivre totalement chez son père." Et voici maintenant ce qui s'est passé encore plus en détail et mes perceptions, émotions vécues face à cela.
Le 9 juin Cricri soupa chez son père. À son retour, elle me parla d'aller vivre avec lui. Cela me travailla car je ne sentais point qu'elle y serait heureuse, je constatai qu'elle vivait une dualité en elle de par son passage de l'enfance à l'adolescence. 11 juin: Je sens que Marcel achète l'amour de Cricri et que celle-ci ne voit rien, qu'elle s'entête à ne voir que le "beau côté" qu'il veut lui montrer. Je sens qu'inconsciemment, elle cherche à me punir ainsi de ce mois en Europe, et lui aussi par la même occasion face à l'argent encore. Je sens que je dois la laisser libre tout en m'affirmant avec elle afin qu'elle fasse essai de 2-3 semaines à vivre avec son père. Je vis aussi que la question des sous me dérangeait. Cricri partie, comment allais-je vivre ?, quels seraient mes revenus? Je vis aussi que d'un autre côté, je serais plus libre pour voyager. Ma grande crainte était qu'elle soit malheureuse chez son père. Je sentais que dans le présent, elle cherchait une stabilité de par un couple, une famille. Que si amoureux avait été dans ma vie, elle aurait changé d'idée pour habiter chez son père. Je sentais qu'il lui faisait une forme de chantage affectif en lui disant qu'elle était la seule qui l'aimait, qu'il pouvait discuter avec elle. Vrai qu'à ce moment-là, les deux autres enfants s'affirmaient de plus en plus avec lui. Je me demandais si elle me lançait un S.O.S. en me reprochant de ne pas lui demander comment avait été sa journée après l'école, etc. Je me demandais si j'avais à faire un détachement d'elle comme je le faisais avec les gens du net. J'eus un oui comme réponse intérieure. Je demandai alors à mon âme de m'éclairer sur ma direction à suivre avec elle. Dans les jours suivants, je fis voir à Cricri certains aspects pour sa vie chez son père, ce qui s'y passerait, qu'elle s'interroge sur cela, qu'elle en voit toutes les potentialités. Qu'arriverait-il quand la femme de son père recevrait des clients? Quand son père serait en vacances ? Puisque jusqu'à maintenant, elle ne pouvait pas aller le voir lors de telles situations. Il y eut encore de beaux moments de rire avec elle. Je lui offris de vivre la garde partagée. Elle refusa. Le 15 juin lors d'une discussion avec ma mère, je sus que Cricri me reprochait mon voyage, que pour elle j'avais pas été correcte de le faire alors que j'avais peu d'argent. Le 24 juin, pour une première année, je fus sans Cricri pour les fêtes de la St-Jean, elle était chez son père et devait y être plusieurs jours. Elle revient plus tôt et déçue car il ne l'amena pas avec lui à Hull pour aller y mener la fille de sa femme. J'eus alors prise de position avec elle. J'exigeais le 2 à 3 semaines d'essai avant de dire un oui concret à ce qu'elle vive avec son père. Elle réagit comme lui l'avait fait lors de l'idée de séparation, tout ou rien, point de conciliation. Le jour même, je pris conscience, eus sensation qu'elle se mentait à elle-même face à aller vivre avec son père, de par le miroir qu'était sa copine qui mentait à sa grand-mère en se servant du nom de Cricri. Je sentis que Cricri voulait que je m'occupe d'elle comme son père voulait que je m'occupe de lui durant nos années ensemble. Je me questionnai sur ce qui était le mieux , le meilleur moyen d'agir avec elle afin qu'elle trouve lumière. Si vraiment elle avait à vivre avec son père pour son chemin de l'âme. J'avais sensation qu'après 2 à 3 semaines, elle voudrait revenir vivre avec moi alors. Je demandai protection pour elle à ses guides et de m'indiquer ce que j'avais à faire pour son évolution. Je vis que je retombais dans de vieilles pensées envers Marcel, qu'il ne fasse point partie du décor afin qu'ainsi je n'aie point à vivre de confrontation possible avec lui au sujet de la garde de Cricri et ni confrontation avec elle du fait que je demandais le temps d'essai. Je détestais les confrontations, d'avoir à m'affirmer, ainsi mon vieux schéma de pensée me permettait de les fuir. J'eus à travers divers rêves, le message de pardonner à Marcel ce qu'il était, de lui envoyer lumière, de ne point garder rancune en moi. Le soir même, Cricri est déçue, son père ne peut la recevoir à souper car il est trop occupé. J'eus diverses pensées et me demandai alors si intuition ou désir. Exemple: que sa femme voudrait garder libre la 2ième chambre afin d'en faire son bureau, donc pas vraiment de place pour Cricri. Le 2 juillet, lors d'une fête de famille, elle passe la journée bien collée à moi. Je trouve aussi cela drôle qu'elle ne veuille faire l'essai que d'une semaine, pas plus et que sinon, elle n'ira pas vivre avec lui. Suite à une fin de semaine chez lui, les 8 et 9 juillet, Cricri m'indique la date que sera sa semaine de vacances chez lui, sans me reparler de vivre avec. Le 20 juillet elle part vivre sa semaine. Durant cette semaine-là, elle ne fait aucune sortie avec son père, sa seule sortie est avec la fille de sa femme. Je fus des mois sans en entendre parler à nouveau. 26 novembre, son père lui achète un manteau neuf pour l'hiver alors qu'elle en a déjà un. Pour une deuxième année, le réveillon de Noël se vit avec son père. 27 décembre, alors que j'ai fait une fausse manoeuvre pour une page web et que je perds tout. Cricri s'offre de me la retaper. Elle lit alors mon vécu adulte, ce que fut ma vie avec son père selon ma vision.
Entre le moment où j'ai écrit pour "Arrière-scène" et celui où j'écris ceci, soit le 22 juin 2004, j'ai vécu un pardon intérieur envers Cricri et son père face aux évènements du passé, de son départ et de ce qui en suivit. Je vois le résultat de ce pardon sur moi, car en relisant mes journaux, prenant des notes et faisant l'écriture, aucune émotion de colère n'est montée en moi, je vis cela sans émotion. |
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© lumdam 2004