Mai à Décembre 2000

Pour mon retour de voyage, il avait pensé à ce que j'aie mon café pour mon premier matin.  Je trouvai très agréable cette attention à mon égard.

Je regardai avec Nico ce qui s'était passé durant mon voyage pour le dégât d'eau, les décisions prises et actions qui avaient été faites.  Je fus déçue que Michel ait laissé mon fils se débrouiller à téléphoner à son grand-père pour évacuer l'eau.  Michel avait à travailler ce jour-là, pour lui, du fait que juste chambreur, sûrement que ce n'était pas sa responsabilité, qu'il avait alors délégué et envoyait Nico vers quelqu'un de plus compétent.  Se peut aussi fort bien que Michel lui-même, n'ayant jamais eu de maison se trouvait aussi dépourvu que Nico pour les actions à faire.  En vérité, je ne lui ai jamais posé la question car je pus voir au fil des années, que face à une maison, à son entretien, etc, Michel avait très peu d'initiative, ne voyait point ce qui avait à être fait tout simplement.

Il m'aide dans la maison, en réparant ce que je lui demande de réparer.  C'est déjà une bonne aide pour moi.

Fin juin, j'ouvre Michel au monde du chat en le laissant assister à des discussions publiques à mes côtés quand je suis à l'ordi. 

Le 8 août, Michel et moi avons une discussion car sa fille aînée lui demande à vivre avec lui.  Nous regardons toutes les implications de cela,  regardons avec mes 2 enfants aussi.  Quelques semaines plus tard, son fils parle aussi de venir en alternance avec sa fille.

Septembre et c'est le début de la vie avec les 2 enfants de Michel en alternance.  C'est une nouvelle adaptation car le fonctionnement interne de la maison, de la préparation des repas pour moi devient différent , je fais alors à manger pour tout le monde.  Les enfants de Michel ont certaines responsabilités, dont celle de nous dire si présent ou pas la semaine suivante afin que je fasse l'épicerie en conséquence, car les deux avaient des menus différents pour leur lunch.  Ils ont de la difficulté avec cette simple responsabilité.

Michel m'aide à rénover la salle de bain du sous-sol.  À travers cela, il apprend beaucoup car c'est une première pour lui de refaire des murs, de poser du gyproc.

À travers cette co-habitation qui était en changement, j'eus parfois à demander autant aux enfants de Michel qu'aux miens, de baisser le son, d'aller regarder la télé au sous-sol et non à la cuisine quand je préparais les repas, ceci afin d'avoir un peu de silence, de garder mon espace

11 octobre, Michel me fait part qu'il éprouve, accueille en lui, un sentiment amoureux à mon égard.  La proximité et le partage avait amené cela.  Michel était seul depuis des années, sans avoir vécu de nouvelles relations amoureuses.

Michel vivait lui aussi des passages spéciaux avec l'invisible.  Nos partages l'amenaient à beaucoup de travail intérieur.

Son séjour chez moi, son aide sur la maison était aussi relié à sa propre vie antérieure auprès de la shamane que j'avais été.  Ses visions s'affinaient, il vit des entités, des guides auprès de nous.

De par ce que je savais de sa vie auprès de sa mère, de son ex-femme, j'avais conscience qu'il me fallait faire attention pour ne point tomber dans son schéma.  Je suis une femme de tête, d'organisation, Michel avait été quelqu'un à qui on avait toujours dit quoi faire.  À travers la rénovation de la salle de bain, je lui déléguai la partie plomberie.  Il en fut étonné, ce fut à lui de regarder le matériel à acheter, d'installer le tout.  Il se trompa sur certains morceaux et ce fut à lui à réparer son erreur.  Je n'interviens nullement dans ce processus

La première semaine de novembre et suite à mon vécu lors de mon anniversaire avec les indigos, il y eut beaucoup de moments forts de partage, de rituel, d'initiations vécues avec Michel.

26 novembre, je constate que j'ai pris du poids en surplus, que suite à l'aveu de Michel sur ses sentiments à mon égard, je m'étais enrobée pour ne pas être désirée par lui.

Suite à une action de sa fille, j'eus à m'affirmer avec Michel, lui redire les limites de mes responsabilités envers ses enfants.

Décembre, j'eus à m'affirmer avec son fils qui ne respectait point les espaces personnels, dont le mien de par la salle de bain du premier qui n'était que pour moi et les miens, surtout que 2 autres étaient à sa disposition.  Mon corps m'avait dit que la situation me dérangeait de plus en plus, je passais donc à l'action en m'affirmant.

Michel aussi avait à s'affirmer avec eux, de se respecter lui-même car ses enfants ne respectaient point les ententes, les engagements, surtout au niveau du temps.  Michel avait souvent passé des soirées, perdu des moments de déjeuner au resto parce que ses enfants n'arrivaient point à l'heure dite ou omettaient de lui dire que remise au lendemain leur arrivée.

Nous vécûmes un réveillon de Noël seuls tous les deux.  Par la suite je reçus ses enfants pour un souper de raclette et un autre jour les miens.

© lumdam 2004