Pré-Voyage

Mon projet pour réaliser mon voyage en Europe, s'est fait sur 2 périodes bien distinctes.  La première tentative afin qu'il soit cadeau d'anniversaire pour moi soit pour l'automne 1999.  La deuxième tentative pour qu'il se réalise en mai 2000.  Voici ce que cela m'amena de travail sur moi, d'écueils.  Pour chacune de ces tentatives, il n'y avait point d'argent de disponible dans l'immédiat.

Première tentative

Automne 1999

Dès le mois d'août, je débutai l'idée de projet, aller en Europe pour l'automne.  Je mis donc mon projet en action, fixai des dates et observai les signes, ce qui se placerait.

Le premier signe fut l'offre d'un inconnu du Québec qui m'offrait de payer mon voyage tout en m'accompagnant.  Je me demandais quoi penser de cela.  Je lui fis part de mon désir de le connaître mieux, de le rencontrer avant de partir si loin avec lui.  Il me trouva alors trop compliqué et retira son offre.  Je vis en cela le signe que tout pouvait arriver de sources auxquelles je ne pensais point pour réaliser ce rêve.

Je pris conscience aussi que d'avoir accepté cette offre aurait été alors de ne point me respecter dans mes limites face à l'inconnu.

Je me questionnai par intermittences si j'arriverais à matérialiser ce voyage.

En début septembre, je rencontrai Johanne qui était de passage au Québec pour ses vacances.  Cette jeune femme québécoise rencontrée sur cara travaillait en Suisse depuis quelques années et m'avait offert le gîte pour mon séjour en Suisse.  L'entente en concret fut aussi belle qu'en virtuel.  Mon intuition était bonne face à elle.

Le projet devenait aussi un rêve important pour plusieurs.  Cela amenait espoir, foi en eux, que si j'arrivais à matérialiser cela sans un sous au départ, eux aussi pouvaient alors créer leur vie, matérialiser leurs rêves.

Je vis que j'en arrivais à désirer ce projet autant pour les autres que pour moi, leur faire plaisir ainsi qu'à moi-même .  Le plaisir de les serrer dans mes bras ces gens chers à mon coeur et qui m'aidaient sans le savoir, à progresser sur mon chemin.  Le plaisir de réaliser un autre miracle.

Je discutais souvent avec Johanne sur cara, de mes peurs, mes craintes face à ce voyage, face à l'argent, face à l'inconnu.  Première fois pour moi de voyager seule, de prendre des trains, de faire confiance à mes intuitions pour qui m'offrait le gîte, première fois hors pays.

Je reçus mail de Franck, ce jeune avec qui je correspondais depuis des mois.  Lui et sa copine étaient prêts à me loger une semaine en France, dans la région de la Corrèze.

Je pris conscience que je me mettais beaucoup de pression avec ce projet afin de le réaliser.  J'eus à lâcher prise.  Des gens extérieurs au monde du chat passèrent dans ma vie pour me dire que j'étais capable de réaliser ce projet.  Je savais que beaucoup de gens mettaient énergie en pensées afin qu'il se réalise, ils voulaient fêter mon anniversaire là-bas avec moi.  Plusieurs étaient prêts à faire des gestes aussi pour m'aider à cette réalisation.  Un ami était prêt à déplacer  son temps de vacances afin de pouvoir me rencontrer lors de mon séjour en Suisse.

Je fis un pas de plus et allai chercher le formulaire de demande de passeport à remplir.  Je retournai voir ma voisine si son offre de billets à très bas prix fonctionnait encore.  Tout était ok.

Le temps passait et rien ne se plaçait monétairement.  Vrai que mes pensées face à l'argent étaient très dans des schémas de négation, je travaillais fortement sur moi sur ce plan-là.

Je me demandai si j'étais point en train de forcer la réalisation afin de démontrer que la vision qu'en avait eu Gilles M. était alors non bonne. Il m'avait prédit qu'à l'automne, homme serait dans ma vie, je trouverais emploi et que je ne voyagerais point en Europe.

Les invitations pour des rencontres, des repas avec des gens d'Europe continuaient d'arriver. Invitations à loger arrivaient aussi pour les 3 pays où je désirais rencontrer des gens.

Nico me parla que son père et sa femme devaient aller eux aussi en France pour voir des clients de cette dernière.

Le 13 octobre, je pris conscience qu'en ayant fixé des dates, soit le départ le 23 octobre, j'avais cherché inconsciemment à tout contrôler, alors que pour les logements, j'avais laissé l'univers s'en occuper et tout se plaçait doucement.  Je remis donc les dates du voyage dans les mains de l'univers.

Le 18 octobre, je vis que si j'avais été dans les préparatifs imminents du départ, j'aurais alors été moins présente, moins à l'écoute de ma petite dernière qui éprouvait des difficultés dans son programme scolaire de l'international.

Les gens continuaient de m'offrir logis, de m'aider matériellement lors de mon séjour chez eux.  La date fixée se rapprochait et rien n'était là monétairement.  Je lâchai prise totalement et remis à plus tard ce projet, ce n'était point le bon moment, le bon temps.

Je pris conscience aussi que j'avais eu peur de décevoir les gens si ce projet ne se réalisait point.  Que cela avait alors amené pression supplémentaire en moi pour le créer.

Deuxième tentative

Janvier 2000

Je commençai l'année avec la sensation que quelque chose de merveilleux se préparait pour moi. Avec mes parents, je parlai d'aller en Europe pour mai.

De par mon offre et l'arrivée de Michel G. chez moi comme chambreur, cela allait amener surplus financier et une présence adulte pour mon fils durant mon absence en Europe.

Je regardai avec des amitiés si j'avais besoin de visa spécial pour les 3 pays.

Mon frérot virtuel qui avait projeté de venir chez moi en avril-mai, reporta celui-ci pour juillet.  Ceci me laissa plus grande marge de manoeuvre pour mon propre voyage en mai.  Il m'offrit aussi de payer ma passe de trains pour mon séjour.  Il ne voulait point que l'argent empêche la matérialisation de celui-ci.  Il m'amena l'argument qu'il économiserait de son côté beaucoup plus que le prix de cette passe en venant loger chez moi, donc qu'il économiserait beaucoup sur les hôtels pour son propre voyage. Quelques jours plus tard, j'acceptai son offre.

En recevant des papiers de mon assurance-vie, je vis que j'avais droit à retirer une belle somme d'argent.  Je fis la demande de cette somme sans trop savoir si elle arriverait à temps pour le voyage car on me donna avril-mai comme date pour recevoir.

Une connaissance m'offrit l'hébergement qui me manquait sur Paris.  Je parlai avec Johanne au téléphone.  Des dates semblaient se placer pour moi pour structurer mon voyage.

Je regarde encore une fois avec la voisine pour les billets d'avion.  Mon père me parle d'avoir en main une carte de crédit assez haute afin de me sentir plus en sécurité durant ce voyage.  Je fis visualisation de moi en Europe et je m'y sentais bien.

Février 2000

Le contact sur icq et sur cara s'établit plus ou moins bien afin que j'apprenne à connaître encore plus cet homme prêt à me recevoir sur Paris.  Mon intuition à son  égard est quand même bonne. 

Je constate aussi que je vis crainte face à la femme qui m'offrait le séjour en Belgique.  Je discutai de cela dans les jours suivants avec Tony, autre ami de Belgique qui ne pouvait me recevoir par manque d'espace, il était en plein temps de rénovations dans sa maison.  Mon intuition me fut confirmée quelques temps plus tard de par le séjour de Karen chez cette dame qui fut plus ou moins agréable.  À ma demande, Tony me trouva alors hôtel peu cher près de son lieu de travail et m'offrit le prix d'une des nuits.  Mon séjour de quelques jours en Belgique venait donc de se régler et je me sentais très bien en compagnie de Tony et sa femme avec qui j'avais aussi discuté.

Je pris conscience que je m'apprêtais enfin à réaliser un vieux et nouveau rêve.  Ancien de par mon  désir d'aller en France depuis ma jeunesse et nouveau de par les pays ajoutés et surtout de par les gens à y rencontrer.

Un autre m'offrit logement sur Paris mais je me sentais forcée, sous pression d'y aller.  J'écoutai donc mes sentis et refusai son offre.

(Comme c'était un premier voyage pour moi, j'avais surtout regardé pour accepter les offres de femmes pour me loger, et que les offres d'hommes, ceux-ci étaient alors heureux en couple, ceci afin de me protéger quelque part.)

Tout se plaçait pour mon arrivée sur l'Europe, quelques jours en Belgique en étant accueillie dès l'aéroport par Tony et sa femme et ensuite le séjour  de deux semaines chez Johanne en Suisse.  Je me sentais rassurée pour cette première partie de mon voyage.

Mars 2000

Parallèlement,dès le début mars, j'expérimentai de faire confiance à mon intuition pour les gens qui me logeraient de par une rencontre  de "chat" organisée sur le Québec à quelques heures de route de chez moi.  Quelqu'un m'offrit le voyagement et une autre de me recevoir à dormir.  Tout s'est merveilleusement bien déroulé lors de ce petit séjour.  J'avais avancé dans de l'inconnu en écoutant mes intuitions et celles-ci s'étaient révélées très bonnes.

Je commençai à établir une liste de numéros de téléphone afin de pouvoir contacter les gens à rencontrer durant mon voyage.  J'envoyai aussi émail à des amitiés de mes parents que je connaissais pour leur signaler ma présence en France. 

Je rencontrai aussi une connaissance de France venu voir sa copine au Québec et qui serait à ses côtés  au moment de mon voyage.  Il me donnât plusieurs numéros de téléphone en cas d'urgence pour moi.  Il faisait parti d'une association de motard et avait des contacts partout en Europe.  Je lui exprimai mon malaise face aux motards tout en lui exprimant aussi que je savais qu'il existait un code d'honneur donc que j'aurais été en sécurité avec l'un eux.  Mon intuition était bonne face à lui et je pris donc note des numéros.

La vie m'aidait de son côté à me préparer pour ce voyage.  Alors que je devais retrouver Karen dans un restaurant et ville inconnus pour moi.  Nous nous sommes manquées, aucune de nous n'a vu que l'autre était dans ce restaurant.  J'expérimentai donc d'être seule pour ce repas, de m'observer comment je me sentais dans cet environnement inconnu.

J'avais une crainte pour le séjour chez Franck de par l'endroit plus campagne, plus désert où il vivait. Comment arriverait-on à se déplacer.  Je lui fis part de cela et il me rassura, il n'en avait jamais parlé auparavant, mais il avait une voiture pour se déplacer.  Ma crainte fut donc dissipée.

Les actions se faisaient afin de voir au passeport; authentification, prise de photos, aller porter le tout aux douanes pour que tout soit en règle.  Voir à l'assurance voyage, les divers offres pour la passe de train, les prix.

Diverses rencontres de groupes se préparaient de l'autre côté de l'océan dont une soirée scoute en Suisse.

Pour la France, logement se concrétisait encore plus.  J'étais ok pour fin de semaine sur Lyon, la semaine en Corrèze et Paris pour une fin de semaine.  Ne me restait que la dernière semaine sur Paris à trouver logement.

Le 10 mars, Annie que je croise depuis peu sur cara, m'offre le séjour de ma dernière semaine en banlieue de Paris.  Mon intuition est très bonne face à elle.

Je n'avais aucune nouvelle des 2 demandes de carte de crédit que j'avais faites, ni de la voisine pour mes dates de billets d'avion.

Je relus mon vécu d'avec Gilles M., mes peurs de cette époque à voyager pour aller le voir.  Je vis alors tout le chemin parcouru, travail de la confiance en moi fait depuis 1 an.  J'étais fière de moi car là j'y allais d'avancer dans l'inconnu.

Le 16 mars, le chèque de l'assurance-vie arrive.  je vais chercher mon passeport qui est prêt.  Je commence à regarder pour me trouver une valise de voyage.  Je discute avec une de Paris, je la recevrai début avril et elle m'offre de me loger ma fin de semaine sur Paris.

Parfois les doutes reviennent face à l'argent pour ce voyage et sont aussitôt transformés.

Le 29 mars, le transfert d'argent de mon frérot virtuel arrive.  L'argent est donc disponible pour ma passe de train.  Des rencontres de groupe  sont à s'organiser par Tony en Belgique et par mon frérot et Thierry en Suisse, on établit la liste des gens que je désire rencontrer lors de ces soirées-là.  La voisine me redonne nouvelle, j'aurai mes billets d'avion, lui reste à confirmer les dates avec les miennes.  Je trouve valise de voyage à un coût minime.

Avril 2000

Le 1er avril, après avoir été conduire la femme de France que je logeais chez moi, à la gare d'autobus et qu'elle voyageait seule, en discutant avec mon père je pu voir d'où me venaient mes peurs, mon insécurité pour voyager seule et face à l'argent durant le voyage.

Le 3 je reçus l'acceptation d'une des cartes de crédit avec une limite de 6000$

Le 5 j'eus l'intuition que la dame de France en séjour chez moi ne me recevra point pour la fin de semaine sur Paris.  Pierre de son côté, ne pouvait plus me recevoir de par sa nouvelle relation amoureuse débutante.  Cela vient ébranler ma confiance en moi.  Je commandai ma passe de train et l'assurance-voyage.

Le 8 je me trouve un sac à dos pour le voyage à faible coût.  La voisine me téléphone, les dates ne fonctionneront point. Je ne pourrais partir que le 5 mai, cela désorganiserait toute la structure de mon voyage.  Je m'informe alors des coûts et dates disponibles de billets d'avion à mon agente de voyage.  Je pourrais payer avec ma carte de crédit alors.

Le 9 les doutes reviennent en force de par cette difficulté pour les billets d'avion.

Le 10 je vais voir une amie, elle me tire aux cartes, ce qui en ressort: de ne point m'inquiéter.

Le 11 je vois l'opportunité de retirer de l'argent sur ma carte de crédit, donc un souci de moins pour l'argent de poche durant le voyage.  Je regardai les dates disponibles pour les billets par l'agence, me fallait avancer d'une journée mon départ.  Cela impliquait que je n'avais point accès au loyer du chambreur.

Il ne me restait que 15 jours avant le départ pour la Belgique, 19 jours avant la Suisse et 31 jours avant Lyon en France.  Je m'amusai avec les chiffres, 32 jours consacrés à ce voyage, 32 = 5, le 3 de la communication, le 4 de l'ordre et le 5 qui était moi.

Je regardai avec Tony, aucun problème de son côté si j'arrivais un jour d'avance.

Je vis qu'en payant mes billets d'avion avec ma carte, donc plus haut prix, je déclarais alors à la vie que j'avais droit à m'offrir plus.

Je reçu mail de celle de France, ne pouvait me recevoir, cela confirmait mon intuition.

Je vis que les billets de la voisine avait été offerts dans un premier temps de l'époque de Gilles M., donc du passé, d'un schéma dans lequel j'étais sortie.

Le 13 je paie mes billets d'avion à l'agence avec ma carte de crédit.  Je discute avec Johanne qui ne sera peut-être point chez elle lors de mon séjour, car elle vivait problème de santé et devait se faire opérer.  Tout s'organisa avec l'ami Thierry afin qu'il ait une clef pour moi et que cela n'empêcherait point mon séjour chez elle.

Frérot Dan de son côté, s'occupait de mes horaires de train selon les villes, pays où j'étais et où je me rendrais ensuite.

Le 14 j'eus la compréhension des situations vécues des derniers jours.  Comme quoi j'avais pouvoir de co-créer, que je n'avais qu'à prendre les décisions et laisser mes guides s'occuper ensuite du reste si tout était dû pour se vivre.  Comme cette tentative de voyage était la bonne, tout s'était placé malgré les obstacles selon les décisions que je prenais.

Le 18, je trouvai à bon prix de nouveaux vêtements pour le voyage.

Le 19 la rencontre pour les gens de Belgique se précise de plus en plus.

Le 20 j'ai en main tous mes billets pour mon voyage; train et avions.  Des dates se précisent pour plusieurs rencontres en Suisse.  Me reste à m'acheter appareil photo, ce que j'apporterai comme cadeaux aux gens qui me recevront.

Le 21, je débute doucement la préparation des bagages et voir ce qui peut manquer.

Le 22, Annie m'indique qu'elle ne peut me recevoir qu'à partir du lundi.  J'avais donc à faire confiance à l'univers pour la fin de semaine sur Paris, quitte à payer un hôtel.

Le 23 je pris conscience que si celle sur Paris m'avait reçue, j'aurais alors été complètement seule à me débrouiller dans Paris même, alors que pour tout le reste du voyage, il y avait des gens partout pour me soutenir, m'aider, me guider, prendre soin de moi pour cette première situation dans l'inconnu pour moi.

Le 24, ne me reste que 2 dodos avant le départ, je finalise diverses actions.

Le 25, j'ai l'argent en main pour mes dépenses, ne me restera qu'à changer cela en billets européens au fur et à mesure des changements de pays.  J'ai aussi une ceinture  de papa à porter sous les vêtements par mesure de sécurité.

Le 26, jour "J", pour 7 heures du soir, le décollage.  Yesssssss, Europe me voilà.

© lumdam 2004