Femme-Mère

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Durant cette période de ma vie que fut "Passage", je fus souvent déchirée entre la femme en moi qui désirait donner à elle-même de par le voyage en Europe et la mère en moi de par les situations vécues avec chacun de mes 3 enfants. Le départ de ma grande pour cohabiter avec son copain se précisait. Elle prenait son envol et désirait aide financière car encore étudiante. Jusqu'où alors, allait ma responsabilité de mère à son égard, face à ses choix aussi. Les confrontations avec fiston et les difficultés vécues par ma plus jeune face à son nouveau programme scolaire, l'intensif international. À la fin du mois d'août, je vis que chacun me reflétait certains aspects plus forts en moi à ce moment-là où je me posais plusieurs questions. Gaby: mon être, liberté et bonheur. Nico: ma dualité face à l'argent, ma sécurité intérieure. Cricri: ma propre non énergie à me ramasser dans la maison, à y faire du ménage. le 27, suite à un échange avec ma mère, je me suis sentie accusée de ne point être chez moi certains jours pour mes enfants. Pour elle, c'était prioritaire la mère à la maison. Pour moi, de par l'âge auquel les enfants étaient rendus, ça l'était moins. Elle me reflétait mon sentiment de culpabilité que je tentais de dépasser. Dès septembre, Cricri éprouva des difficultés à suivre le rythme du programme, elle ratait des journées d'école car se levait avec des maux de ventre. Je faisais alors mon possible pour l'aider à gérer ce qu'elle vivait, pour voir avec elle ce qui n'allait point. Je me sentais fatiguée du poids de mes responsabilités parentales, des responsabilités pour les rénovations sur la maison. De par le désir de Nico de quitter l'école, je vis que je ne me sentais point mauvaise mère, que je lui avais en outre montré les conséquences, guidé au meilleur de moi-même et qu'à lui de faire son choix et d'assumer celui-ci. Il y eut des soirs où les filles vinrent discuter avec moi dans ma chambre, se vivait alors une belle complicité, de beaux moments. Le "chat" et travail sur moi sur divers aspects de ma vie prenaient beaucoup de mon temps. Je vis que je me sentais mal de m'offrir un souper au restaurant, de prendre 20$ pour moi et point alors offrir pizza aux enfants. Il y avait en moi, celle qui désirait penser à elle et celle qui devait s'oublier et vivre pour la famille. J'en voulais à Nico d'être là 24 heures sur 24, à Cricri de ne point se ramasser. Je vis qu'inconsciemment j'étais dans le "paraître" pour répondre aux attentes que je supposais de mes parents. mes enfants me reflétaient alors cela dans un contraire. Je vis que je me sentais encore coupable de ma séparation, d'avoir ainsi brisé pour les enfants, leur vision d'une famille aisée et d'en être arrivée à vivre avec un faible revenu. Je tentais de ne point prendre sur moi les émotions des enfants face aux situations qu'ils vivaient avec leur père. J'avais la crainte que Nico ne prenne point sa vie en main et perdre ainsi du temps. J'avais la crainte que Cricri cherche trop à dépasser ses limites à l'école pour pas déplaire à son père, à son entourage. Je sentais en moi un besoin de vacances, de prendre 1 semaine loin des enfants, de la maison, de l'ordi. Ma seule semaine de vacances était déjà loin dans le passé. Le 6 octobre, je pris conscience que j'avais dit que je trouvais lourde ma responsabilité de mère et là, Cricri soupait chez son père depuis 3 soirs. Le 12, après une énième confrontation avec Nico, les difficultés que Cricri vivait, j'eus le goût de vendre la maison de par le peu d'aide que je recevais d'eux. Je me sentais comme si j'avais raté mon rôle de mère avec eux alors que j'avais le rôle presque à temps plein de père-mère depuis 4 ans. Je demandai à mon fils de me laisser espace le temps d'une fin de semaine, de se trouver un ami chez qui aller loger. Je vis que je prenais encore beaucoup sur moi afin que les enfants ne souffrent point, surtout Cricri qui vivait des situations avec son père, et de ses réactions suite à mon hypothèse de vendre la maison. Inconsciemment je cherchais à contrôler mon fils afin de ne pas être contrôlée par lui. Je réévaluai avec les enfants le système de tâche et de paie afin de les motiver plus à faire leur part. Je reçois cadeau de ma grande qui m'offre à déjeuner au restaurant pour mon anniversaire prochain. Le 17, Cricri s'ouvre réellement sur son vécu scolaire, sa difficulté surtout avec la pression, son manque de temps alors pour elle et relaxer, voir ses amitiés. On prend ensemble la décision de retourner au programme régulier. Elle se sent bien avec cela. Le professeur -conseil pour sa part soutien qu'elle a les capacités intellectuelles pour suivre le programme international. De son côté, son père lui dit qu'elle ne peut pas changer, cela la chamboule et elle choisit alors de continuer. Son père continue de se mêler de tout cela sans vraiment discuter avec elle, de comment elle se sentait et écrivit au professeur-conseil. J'avisai alors le professeur de la situation familiale vécue par ma fille et que le père ne voulait aucune communication avec moi. J'eus difficulté à dormir. Je me faisais un scénario de procès, me défendais devant un juge face à mon rôle de mère. Je savais pourtant que je faisais au meilleur de moi-même. Je voyais très bien que mes enfants apprenaient alors de 2 systèmes de pensées, de 2 façons d'aimer différentes, que leurs âmes avaient choisi ce chemin-là. Le 22, je m'offre des émotions de colère envers mon ex mari qui avait invité les enfants à souper pour le jour même de mon anniversaire. J'avais difficulté à me sentir une bonne mère du fait que je ne réussissais point à travers mon choix de chemin, à m'entourer de "réussites" financières. Le 2 novembre, alors que Cricri continue à éprouver de plus en plus de difficultés dans son programme scolaire. Les maux de ventre le matin reviennent souvent et ainsi que les retards dans ses travaux. Je lui parlai pour mettre fin à cela, qu'elle arrête de se rendre malade ainsi. En accord avec elle, ce fut le choix définitif de changer de programme. Dans les jours qui suivirent je la vis plus sereine avec elle-même et lors d'une rencontre quelques mois plus tard avec plusieurs de ses professeurs qui étaient sur les 2 programmes avec elle, ceux-ci me dirent que cela avait été le meilleur choix pour elle, qu'ils la voyaient beaucoup plus épanouie. Le 28 janvier, j'eus à nouveau à aider Cricri à gérer ses émotions. Son père ne voulait pas la prendre avec lui le temps de mon voyage si je ne lui donnais pas une pension pour cela, ni la prendre toutes les fins de semaine si c'était mes parents qui la gardait, il s'en tenait qu'à ses fins de semaine à lui. Le 10 février, suite à une situation, je vis que je vivais encore colère face à mon ex mari dans nos rôles de parents. Je me donnai ce jour-là le droit d'exprimer ma colère avec une amie, me donnai le droit de me sentir lésée quand lui se donnait des droits que je ne me donnais point pour ne pas faire de tort aux enfants. Je ne me donnais point les mêmes droits que lui face à mes besoins de temps sans les enfants. Je vivais colère qu'il dise aux enfants que parce qu'il payait une pension, que c'était alors ma responsabilité seule de rendre les enfants heureux, de voir à tous leurs besoins avec cet argent-là. Le 23 février, Cricri revient de chez son père perturbée, son père ne peut la prendre 2 fins de semaine en ligne et lui offrait de "sauter" les fins de semaine avec lui. Elle reporta alors sur moi sa colère en me disant: Pourquoi tu travailles pas pour de l'argent? Pourquoi tu t'occupes pas de moi ? Mon regard, travail sur moi face à la femme et la mère en moi ne s'arrêta point là. Il se poursuivit au fil du temps et fut encore plus profond un an plus tard. |
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