Arrière-Scène

Ce que je ne voyais point durant la période "Passage" , c'est que se tramait une ligne qui allait changer ma vie plus tard.

À partir du moment où j'ai parlé d'aller en Europe, commencé à créer ce voyage, mon ex-mari a commencé à inviter plus souvent chez lui Nico et surtout Cricri.  À ce moment-là, je voyais qu'il se décidait enfin à jouer son rôle de père, se rapprocher plus de ses enfants.

 Et comme par "hasard", les enfants me dirent que lui aussi irait en France voir des clients de sa femme.

Je vis des situations où j'avais l'impression qu'il se rachetait auprès d'eux, de Cricri surtout car l'invitait alors en semaine pour compenser des fins de semaine où il cancellait sa venue.

Il invita même les enfants pour le jour de mon anniversaire, cela me fit grincher des dents.

Lors d'un retour de 2 jours chez son père, un soir Cricri s'ouvrit à moi de certaines discussions chez son père, qu'il y avait eu une certaine pression mise sur les enfants afin qu'ils pensent plus à leur père.  Ce que je vis à travers cela, fut encore une fois, qu'il désirait reprendre son rôle et se rapprocher d'eux, surtout que je voyais bien que les enfants s'étaient éloignés de lui avec le temps.

Une autre fois, Cricri m'arriva avec le fait que cette année-là, ils réveillonneraient chez leur père pour Noël, c'était la première fois depuis 4 ans qu'il faisait cela.

Durant cet automne-là, il y eut aussi le fait que j'étais fatiguée, je donnais beaucoup de mon temps sur Internet et j'avais eu à voir aux difficultés de Cricri à l'école et aux conflits réguliers avec Nico.  Souvent, j'en avais eu assez de mon rôle de mère, de toute la responsabilité parentale des enfants.  L'univers faisait donc en sorte de par les offres de mon ex-mari, de me décharger un peu les épaules.  J'avais inconsciemment attiré cela.

Dès l'hiver 2000, plus mon voyage se précisait, bien souvent les enfants revenaient de moments avec leur père en m'accusant de ne pas avoir assez d'argent, de temps pour eux.

Cricri vécut de fortes émotions face à son père lorsqu'il ne voulut point la prendre durant mon séjour en Europe.  Il ne voulait point si je lui donnais point de pension.  De mon côté, je savais que je n'avais point cette obligation de par des informations reçues de mon avocate et je me rebellais à lui donner un sou du fait que depuis 4 ans, il n'avait pris les enfants en vacances que 3-4 jours en tout et une semaine simplement Cricri l'année d'avant.  Pour moi c'était clair que je ne lui devais rien pour cela.  Il ne prit sa fille que seulement ses fins de semaine habituels, ce fut ma grande qui l'a reçu afin de permettre à mes parents d'avoir leur fin de semaine seuls.  Elle voulait m'attendre, être là à mon retour de voyage, mais il lui trouva d'autres occupations afin qu'elle ne revienne que le dimanche soir.

Durant l'été, après mon voyage, elle me parla d'aller vivre chez son père.  Je lui dis alors de faire un essai de 3 semaines durant ses vacances afin de voir si elle y serait bien.  Je me souvenais de son retour et comment elle se sentait après la seule semaine de vacance chez son père.  Je n'ai jamais vraiment su lequel des deux était contre, il en est advenu qu'il avait besoin de ses vacances et qu'elle ne passerait alors qu'une semaine et ce furent la femme et la fille de la femme de mon ex qui s'occupèrent de Cricri.  Je n'en ai plus entendu parler pendant des mois, jusqu'au début de 2001 où là, ce fut très émotionnel et son départ pour vivre totalement chez son père.

Au moment où je mettais ces écrits sur papier, faisait la synthèse de ce sujet, je pris conscience qu'en moi, je vivais des émotions de colère.  Colère, face à moi-même, de n'avoir pas vu avant ce qui là me sautait aux yeux.  De n'avoir pas vu ce qui se tramait en arrière-scène, que déjà ma fille souffrait en silence, prise dans une forme de conflit affectif, émotif et qu'à ce temps-là, je n'avais point à voir afin que le reste se vive pour nos évolutions respectives.

J'ai beau savoir avec le recul, que tout était parfait afin que je vive ce que j'avais à vivre pour devenir celle d'aujourd'hui, la mère en moi s'en veut à ce que je constate, j'ai donc cela encore à guérir, à dépasser, à illuminer.

Tout avait débuté à se mettre en place à ce moment-là, afin que ma fille aille vivre chez son père et qu'il arrête de payer une pension pour les enfants. Elle aussi avait et a encore son chemin de l'âme à vivre à travers tout cela.  Namasté.

© lumdam 2004