4 Hommes

Durant cette période de ma vie, il y eut quatre hommes avec lesquels je travaillai plus fortement au niveau de relation de couple, de par l'attirance que j'éprouvais pour eux ou l'inverse.  Cela m'amenait à voir où j'en étais rendue face à ma dépendance affective et ce qui était le plus à travailler sur moi dans chacune des relations. Chacun de ces hommes fut connu par l'entremise du "chat" de caramail, donc par internet.

"Bernard"

Lors de ma première rencontre en réel avec Bernard le 31 juillet 99, je passai alors de beaux moments.  Durant ce déjeuner, a passé Pierre C. du passé et je saisis alors de ce signe, que Bernard était dans ma vie pour m'aider face aux rénovations, car il était dans la construction. 

Suite à cette rencontre, alors qu'il m'avait plu physiquement, je pensai beaucoup à lui, son image revenait souvent en moi, ma dépendance affective que je voyais ressurgir.  Je passai même un après-midi complet chez lui afin qu'il enregistre un vidéo que j'avais de mon camping d'hiver pour envoyer à un ami en Suisse.  J'avis pris en note qu'en arrivant chez lui, je m'étais enfargée dans les marches, je voyais donc là le signe de faire attention, d'y aller doucement pour moi.

Le 2 août je fis ce bilan:  j'avais l'impression de m'en vouloir de désirer sa présence alors que cela était naturel puisque je m'étais sentie bien en sa présence.   Que je ne m'en voulais point lorsque je voyais ceux du passé régulièrement.  Que du fait qu'il m'attirait physiquement, c'était bon signe, que cela indiquait que mon corps se réveillait.

Pour un pique-nique organisé pour plusieurs de cara, j'eus à lui demander s'il voulait bien me voyager avec mes enfants car l'auto de ma mère allait point bien, je me rendis donc chez lui et fit le trajet jusqu'à Québec avec lui.  J'appréciais sa présence, je constatais les réactions de mon corps et pensais encore plus à lui.

Il ne cheminait point comme moi dans la spiritualité, avait peu de connaissance ésotérique et le 19 août je pris conscience de ceci:    qu'en demandant quelqu'un qui chemine comme conjoint, je mettais ainsi une barrière car il se pouvait fort bien que celui auprès de qui je serais, ne soit point dans un même cheminement afin de  grandir à mes côtés tout comme je grandirais à ces côtés.  Je pris comme exemple qu'il y avait des amitiés autour de moi qui ne cheminaient point et d'autres qui cheminaient comme moi.

Le 21 août, j'eus l'intuition qu'il n'y aurait point de relation amoureuse avec lui car j'étais prête à aimer et m'engager dans une relation amoureuse alors que lui ne l'était point selon la perception que j'en avais eu.

Le 23 août, lors d'une réflexion, je pris conscience de divers miroirs, et qu'avec Bernard, il se sentait inférieur à moi de par mes connaissances et forces intérieures et que de mon côté, je m'étais sentie inférieure à lui de par l'argent. 

Je vis aussi que j'étais en dualité entre mon désir d'expérimenter la sexualité dans la joie avec un homme dont un sentiment amoureux serait entre nous, et mon désir de maîtriser ma sexualité.

Le 28 août, je pris conscience en discutant avec Karen, ma jumelle de Lémurie, qu'avec Bernard, je prenais sur mes épaules ses émotions potentielles futures advenant une relation amoureuse avec lui qui ne se continuerait point.  Et que je craignais alors de revivre le même schéma d'avec mon mari, soit de ne point quitter l'autre, être faible, pour ne pas qu'il souffre.

Le 29 août, je pris conscience que Bernard était de la même date anniversaire que mon ex-mari, donc, du signe aussi de la Vierge tout comme mes parents.

Je continuai à échanger sur le net avec Bernard en toute amitié.  Je sentais qu'il se fermait lorsque j'avais besoin d'écoute.

À la fin d'octobre,  alors que j'étais fatiguée et avait besoin d'un recul, je lui ai demandé de me recevoir quelques jours, le temps de reprendre des forces, prendre vacances de la maison et des enfants.  Ses seules réponses étaient qu'il y réfléchissait, je compris alors que cela était trop pour lui, que ses peurs étaient plus grandes et qu'il n'osait pas non plus me dire non tout simplement.

Au fil du temps, il s'est retiré du net et je n'ai plus eu de ses nouvelles.

"Yves"

En début septembre, j'avais commencé à discuter avec lui sur cara, au fil des jours, alors que se mettait en place la visite d'une de Chicoutimi, se mit en place aussi un déjeuner avec lui afin de le rencontrer avant puisqu'il s'offrait de me voyager pour la rencontre organisée sur Montréal.

Je vivais parallèlement beaucoup de conflits avec mon fils.  Le lieu de rencontre sur Montréal, me plaisait plus ou moins, je sentis qu'Yves chercherait à annuler alors le déjeuner à venir.

Le 11 septembre je le rencontrai au restaurant, les moments furent agréables en sa compagnie.  Je sus qu'Yves était aussi du signe de la Vierge.  Il m'invita pour une partie de billard le lendemain.  Et je choisis aussi d'organiser pour le samedi suivant, rencontre dans ma ville pour celle de Chicoutimi et d'autres lors d'un "brunch".

Lors du billard, je pus observer qu'il était un grand nerveux tout comme l'était Jean C. Qu'il me disait beaucoup des: je vais t'aider pour ci, te ferai cela.  Et je vis que mon corps ne réagissait point, je n'étais point attirée par lui comme je l'étais par Bernard.

Je vis que face à lui, ce qui me dérangeait le plus était son côté plaignard, trop perfectionniste.  Donc, que je rejetais cela en moi.  Je compris que j'avais encore quelque chose à apprendre, surtout face à des gens du signe de la Vierge, puisque Bernard l'était et que je venais de passer 2 semaines à aider mes parents qui eux aussi sont de ce signe.  Je vis surtout que je rejetais le côté perfectionniste en moi. 

Je me demandai si je l'étais, cela me dit que non, je demandai le pourquoi et a monté que trop d'attentes vécues ainsi par rapport aux autres, peur que l'autre me demande trop, donc vieux schéma qui refaisait surface comme quoi je cherchais à répondre aux attentes des autres.  En somme je rejetais pour ne point retourner dans le schéma.  Je demandai comment transformer cela pour le dépasser et me fut répondu que cela se ferait puisque je manifestais l'intention de le dépasser.  Qu'en m'affirmant encore et encore, je le dépasserais.  J'avais conscience que c'était la plus difficile des leçons, car j'avais une personnalité très douce, j'avais horreur des conflits.  Je compris que je pouvais m'affirmer avec douceur et fermeté, que je le faisais déjà depuis quelques temps sur le net.  J'avais l'impression d'être passée d'un extrême à l'autre, autant je demandais comme l'approbation des autres, qu'on me dise quoi faire à:  que personne ne me dise quoi faire, ce qui est le mieux pour moi surtout si je n'ai point demandé un avis.  En somme, je ne voulais point que quiconque me dise que j'étais incorrecte, et pourtant il m'arrivait encore de me sentir ainsi.  J'avais aussi cela à dépasser.

Je constatai aussi que j'avais eu de la difficulté à être longtemps en sa présence alors que cela n'avait point été le cas avec Bernard.  De ne point me sentir incorrecte de cela, de ne point généraliser suite à 2 expériences.

Yves me laissait beaucoup de messages sur mon logiciel icq, je trouvais qu'il me cherchait trop, je me sentais comme point libre de mon temps ainsi.

Le 14 septembre, je constatai qu'après avoir fait le bilan pour ces 2 hommes, que je n'avais point revu la vieille au soir Yves sur icq, mais beaucoup jasé avec Bernard.

Le 20 septembre alors que je vivais beaucoup d'émotionnel, il m'amena en ballade tout l'après-midi suite à un conseil de Karen.  Ce furent des moments agréables.

Je pris aussi conscience que face à lui c'était l'attirance physique qui me bloquait même si je disais souvent que je regardais l'intérieur et que l'extérieur n'avait point d'importance.

Dans les jours suivants, je jasais aussi avec lui au téléphone, sur icq, je me sentais étouffée car selon lui il aurait fallu que je lui parle chaque jour, que je l'appelle.  Je sentais qu'il voulait m'offrir beaucoup au niveau matériel mais qu'il me reprocherait mon côté spirituel.  Pourtant j'avais l'impression de ne pas être ok de constater cela, de me sentir ainsi face à lui.  Je vis aussi que ma crainte de me laisser étouffer était encore présente. Je me questionnai si Yves serait capable d'accepter cette partie de moi au service de la lumière ou s'il prendrait soin de moi afin que je prenne soin de lui.  Je me sentais bousculée par lui, je sentais qu'il voulait vivre relation amoureuse alors que pour moi, je désirais vivre une amitié en premier.  Il me laissa un message comme quoi il partait à une convention et je fis oufff.

Le 25 septembre, je me dis que j'aurai à lui parler, à espacer nos communications, que seule l'amitié entre nous.  Le soir même je le croisai sur Internet et j'eus droit à des critiques de sa part.  Selon lui, j'aurais dû plus penser à lui, en savoir plus que les autres sur son retour, j'aurais dû être plus attachée à lui.  Il rejetait complètement ma spiritualité, me traitait de folle là-dedans, que cela ne m'apportait pas d'argent.  Ce fut donc lui qui mit fin ainsi à la relation.  Je sentis suite à cela, qu'en affirmant qui j'étais, en ne cachant point ce qu'était ma vie, qui j'étais, j'avais ainsi dépassé le vieux schéma.

J'échangeai encore quelques messages avec lui tout en sentant qu'une rancoeur l'habitait à mon égard.  Plusieurs fois, il chercha à me rabaisser de par mon choix de chemin de vie.  Que j'étais incorrecte selon lui de ne point avoir beaucoup d'argent.  Je regardai si vraiment cela m'appartenait, si pour moi le surplus d'argent pour bien paraître était important.

Il repassa plusieurs fois dans les jours suivants sur cara pour tenter une lutte de pouvoir avec moi, à chaque fois je m'affirmais fermement.

Un jour, il me dit même qu'il ne se souvenait plus des "méchancetés" qu'ils m'avaient dites.  Il continua pourtant et je le rayai alors de ma liste icq.  Il refit certains passages sur cara et se retira complètement de là par la suite.

"Daniel"

Mes journaux relatent que c'est le 1er octobre que je fis sa connaissance sur internet.  Il était dans une relation amoureuse dans laquelle il n'était point bien. Il regardait pour se séparer.  Il vivait dans la même ville que moi.

À travers son nom, Daniel H., je vis une drôle de coïncidence avec le Daniel H. de mon adolescence, et qu'en plus, il vivait dans le même coin.  Je me sentais adolescente dans ce que je vivais face à lui, j'avais même été voir où il demeurait.  J'étais attristée de voir qu'il m'attirait alors que je ne l'avais même pas vu et qu'il n'était point libre.  Je continuais à découvrir des points communs entre nous.

Le 7 octobre nous allâmes souper ensemble suite à son invitation.  Ce fut merveilleuse rencontre, il ne correspondait pas physiquement à l'image que je m'étais faite de lui mais je savais que mon âme pouvait m'amener vers autre chose.

Suite à certaines situations, je constatai que mon désir de toucher et d'être touchée, le désir de contact physique revenait en moi.

Je continuai à dialoguer avec lui par ordinateur tout en sentant qu'il prenait recul lorsque je parlais de se revoir pour rencontrer d'autres gens d'internet.

Je vis qu'il s'apercevait quand j'allais moins bien, juste de par ma façon de répondre sur icq.  J'admirais ce qui émanait de lui en tant que respect.

Le 29 octobre je rêvai à lui, comme quoi quand je lui disais un non, son visage alors se déformait.  Je fis le parallèle au niveau des voitures, la sienne n'était point de couleur grise comme celles des hommes du passé de passage dans ma vie.  Ma copine Esther décoda de mon rêve que je craignais peut-être de revivre le passé, qu'il change d'attitude avec moi si j'osais m'affirmer, dire non dans une situation future.  Je pris conscience que je refaisais un certain schéma avec lui, Qu'il était présent sur Internet surtout quand il avait besoin d'énergie en semaine, et que les fins de semaine, je restais sans nouvelle, donc seule.

Je lui exprimai mon attirance envers lui, mon désir de le revoir, lui aussi éprouvait attirance à mon égard.  Je craignais aussi qu'il soit dépendant affectif comme mon ex-mari l'était.  Je travaillai dans l'invisible le détachement des fils relationnels afin de m'aider à faire mon bonheur par moi-même.  Mon désir de soirée à 2 et non avec beaucoup de gens rejaillissait en moi. D'approfondir une relation plutôt que de faire de nouvelles connaissances.  Désirs de moments concrets et non virtuels. Ce jour-là, je pris une marche et retournai voir les maisons de mon enfance et de mon adolescence

Au fil des jours en discutant avec Daniel, je vis qu'il était beaucoup plus matérialiste qu'il le disait, qu'il s'empêchait beaucoup de sortir par peur que la copine disparaisse avec les meubles comme celle d'avant.  Je me demandai quelle était ma leçon derrière cela.  Je vis aussi qu'il quittait brusquement l'ordi lorsque le dialogue n'allait point dans le sens qu'il voulait.  Je me demandai si c'était ce genre de relation amoureuse que je désirais vivre, juste du virtuel.

Je pris conscience qu'il était le miroir de moi  qui n'avais pas oser m'affirmer avec mon ex-mari par peur qu'il pense que je le trompais.  Je me sentais bien à ne vivre que de l'amitié avec lui tant qu'il vivrait avec sa peur.  Je me disais que je méritais mieux que cela, que juste du virtuel.  je continuai à partager mes connaissances avec lui, mes outils de cheminement spirituel. Je pris un congé de l'ordi en soirée pour quelques jours.

Le 10 novembre, je vis que cela le faisait bouger du fait que j'étais moins disponible, il m'invita alors pour un déjeuner pour quelques jours plus tard.  Lors du déjeuner je lui fis part que point intéressée à une relation amoureuse  sur juste le virtuel, que je méritais mieux qu'une relation en cachette.

Le lendemain, je rêvai à lui, que j'étais bien dans ses bras mais mal à l'aise vis-à-vis la copine encore présente dans sa vie.  Je vis une situation semblable à celle de Gilles M. dans ce sentiment de malaise, à la différence que Daniel avait été franc dès le début contrairement à Gilles.  Je me disais de faire confiance à son cheminement, son travail sur lui qu'il avait fait après sa première séparation, des prises de conscience qu'il avait de ses propres schémas.  Je constatai que je me sentais son égale avec des connaissances différentes de lui.

Je me mis à penser à lui, me visualiser auprès de lui, dans des sorties avec lui, de m'attendre à un coup de fil, une visite surprise.  Je me demandais quelle était ma direction à suivre avec lui. Je me questionnais aussi si je devais enlever la barrière de "pas de relation amoureuse sur le virtuel".

Je fut moins présente sur l'ordi en soirée, je pensais plus à moi.  Je m'ouvrais à lui sur ce que je vivais face à lui et ma crainte qu'il ait du mal à me suivre, qu'il souffre de mon cheminement.  Je lui fis part de ma vision d'une relation de couple.  Revenait souvent de sa part dans nos discussions, son désir de me faire l'amour.

Je vis qu'en désirant le voir en vrai plus qu'en virtuel, je cherchais alors inconsciemment à contrôler ce qui arrivait.  Aussi, que je me faisais revivre ce style de relation du fait que j'avais affirmé fort après Gilles, de ne pas vouloir revivre cela en virtuel.  Je lui fis part aussi de tout cela.

Il ne faisait que de court passage sur icq et je vivais frustrations, j'avais encore la sensation que j'étais disponible pour l'autre sans retour pour moi.  Je m'étais créée encore une fois des attentes de la relation.  Je pris aussi conscience que c'est lorsque je parlais de moments à 2 qu'il quittait alors brusquement avec une excuse.  Je pensais que cela lui faisait peut-être mal de par sa situation.

Je vis que j'avais encore difficulté avec moi-même, que l'enfant en moi voulait qu'on s'en occupe.  Je vis aussi que j'entretenais l'égrégore, les pensées que l'autre avait point de temps pour moi.  Par l'entremise d'un ami, j'eus le message de faire des choses que j'aimais, de vivre à nouveau pour moi et non d'attendre signe de lui, ses passages sur le net.

J'avais tendance à le comparer avec ceux du passé, si j'avais envie de vivre les mêmes schémas.  J'idéalisais inconsciemment le peu de positif que je voyais de lui.

Le 23 novembre, il me laissa un message comme quoi son père avait eu un A.C.V. et qu'il se rendait à son chevet.

Durant son absence, je travaillai sur moi de vieilles peurs reliées aux expériences du passé dans ma sexualité.  Je sentais que de son côté, d'être au chevet de son père le ferait travailler aussi sur son passé.

Le 29 novembre, après avoir vécu encore une fois frustrations, je compris que je ne voulais point le forcer à changer et que je ne voulais point m'oublier non plus.  Je pris la décision de continuer dans une amitié seulement la relation avec lui et à travers la lecture d'un nouveau livre, j'eus le message suivant:  "Si le temps est venu de formuler vos préférences et que vous ne le faites pas,  on vous servira du ragoût avarié où vous irez."

Je compris de tout cela, que Daniel était un autre test après Yves afin que j'indique clairement mes préférences.

Dans les jours suivants, je le vis souvent passer sur icq.  Je n'allais point vers lui en premier et il ne venait point vers moi.

Je pris conscience que je n'attirais point des hommes forts intérieurement car je ne laissais point la partie  fragile en moi s'exprimer, que je n'acceptais pas cette partie en moi.

Le 13 décembre, je me demandai si j'avais été impatiente,, intolérante face à lui.  Le soir même, il vient me parler sur icq et me dit alors de prendre soin de moi.  Le lendemain, je pris conscience que je lui demandais inconsciemment de faire ce que moi je n'aurais point fait, soit de vivre 2 relations en même temps.

Quelques jours plus tard je lui tendis la perche à nouveau pour se rencontrer pour un café, il ne pouvait pas.  Je lui parlai que j'étais pour réveillonner sur le net à Noël, il n'y a vu que du négatif, point la beauté du geste. Je vis par la suite qu'il n'avait point de temps pour me parler, se mit invisible sur le icq pour moi et apparaissait sur cara.  Je fis en sorte alors que lui non plus ne me voit plus.

Le 21 décembre je pris conscience que ma difficulté à arrêter le désir d'une relation avec lui était due au fait que nous avions des points communs, des goûts communs surtout.

Je vis que nos chemins se séparaient de plus en plus et le 29 lors d'un bilan de l'année, je compris que j'avais finalisé plusieurs schémas relationnels.

Note:  Daniel était lui aussi du signe de la Vierge.

"Patrick"

Depuis quelques jours, je discutais avec lui sur cara, il était de la France.  Le 21 décembre nous fîmes échange de photos.  Il fut absent de cara durant le temps des fêtes.

Le 2 janvier alors que je discutais avec Didier comme quoi je sentais en moi une euphorie, un sentiment que quelque chose de beau s'en venait pour moi, ce dernier me dit que j'étais prête à celui pour moi, que j'avais finalisé avec Daniel.

Le 3 janvier, Patrick revient sur le net, nous échangeons nos numéros de téléphone et dès le lendemain, il me fait la surprise d'un coup de fil. 

Dans nos échanges, j'avais constaté que nous avions divergences d'opinions sur plusieurs sujets.  Je constatai aussi que je m'étais vite attachée à lui.

Parallèlement se mettait en place pour la préparation à la cohabitation avec Michel G., j'y vis que cette future cohabitation serait une préparation à vivre avec un conjoint.

Patrick continuait à me faire des surprises en laissant des messages sur mon répondeur.  Cela venait me toucher, je sentis un sentiment amoureux débuter entre nous.   Karen me poussait vers lui, que l'on s'entendrait bien, qu'il ferait sûrement un voyage vers moi en mars pour me voir.  Elle agissait aussi selon son senti et selon ce qu'il lui disait de son côté de ses ressentis envers moi.

Je constatai que le sentiment envers lui était différent de celui envers Bernard et Daniel.  J'eus tendance à garder cela secret, ce que je vivais avec lui, et cela était nouveau pour moi d'agir ainsi.

Mon euphorie de cette relation disparaissait vite quand je voyais qu'encore du virtuel, encore alors des soirées et fins de semaine seule de par ce style de relation.

J'avais pu observer que lorsque nous nous quittions sur le net, je ressentais alors un grand froid en moi, que nos énergies se mélangeaient donc.

Dès le 10 janvier, ses propos dans nos discussions allèrent directement sur la sensualité, la sexualité, je lui dis non, que cela je n'en voulais point en lui expliquant le vécu du passé.

Le lendemain, je me regarde face à lui.  Je désirais m'engager d'un côté et point lui de par ses souffrances du passé, la relation en virtuel lui convenait car point dangereuse pour lui.  Je sentais qu'il ne viendrait point me voir au Québec.  Je me demandais si je devais rester dans une relation d'amitié avec lui.  Et je me sentais en manque de tendresse, je devenais impatiente à vivre du concret et à travers le virtuel, il m'apportait tendresse.

Nous continuâmes à échanger chaque jour, il me parlait surtout quand il allait point bien, il me raconta qu'il avait telle et telle maladie et je regardai de mon côté la métaphysique de cela.  Je ne sentais point qu'il était le futur conjoint pourtant quelque chose en moi me poussait vers lui encore.  Je trouvais qu'il ramenait les discussions souvent sur la sexualité.  Il continuait à me faire surprise de me téléphoner.  Mes guides me disaient patience avant de prendre une décision face à lui, d'arrêter de me questionner, de vivre ce que j'aurais à vivre avec lui tout simplement.

Les jours où il disait bien aller étaient rares.  D'un côté j'étais fatiguée et avais besoin de prendre soin de moi, de prendre recul de l'écoute sur le net et de l'autre côté, je restais disponible pour lui.  Il me disait:  ma douce en me parlant et cela venait réchauffer mon être.

Je savais qu'il était content quand j'étais là et pourtant il lui arrivait de ne point venir me dire bonjour.  Je vis en lui le défaitiste et sentis qu'une relation avec lui serait alors de continuellement le soutenir et je n'avais point envie de servir seule de pilier dans une relation. On continuait à échanger, il me parlait alors de ses maladies.  Et fut un bon moment à être moins présent sur cara.

Il y eut pour moi durant ce temps, des échanges avec Georges de Belgique, qui s'amusait à jouer au séducteur, me courtiser.  Ce jeu était fait  dans la franchise  de sa part car il était en relation amoureuse avec quelqu'un.  Je ne comprenais point comment on pouvait courtiser par jeu une femme tout en en aimant une autre.  Je me laissai courtisée par lui en sachant bien que c'était un jeu, en faisant attention pour ne point tomber dans l'illusion.

Début février, j'en eus assez des hommes enfants que je croisais sur cara, et je sentis tristesse revenir en moi à l'approche de la St Valentin et que j'étais encore seule.

Au fil des jours mon besoin de tendresse ressurgissait.  Je pris conscience que j'avais difficulté à croire l'arrivée d'un amoureux dans ma vie, que j'avais difficulté à recevoir de simples marques de tendresse de George sans y être attachée.

Le 10 février, alors que j'allais voir une ancienne amie par ennui, je vécus colère envers les propos de sa copine à mon égard.  Car je m'étais sentie accusé d'en vouloir à mon ex mari pour ce que les enfants vivaient face à lui.  Elle me jugeait incorrecte du fait que cela faisait 5 ans que j'étais seule.  Mon manque de confiance en moi ressortit suite à cela.

Karen et Georges me servirent de miroirs afin que je travailles sur moi.  Ce courtisage en sens unique de la part de George.  Le ménage se poursuivait en moi face à mon ex-mari, ce qui pouvait rester de miettes, face aussi au vécu de la relation amoureuse avec Gilles M.  Cela se travailla dans les 15 premiers jours de février.

Ce fut ensuite le calme en travail sur moi sur ce plan-là. Et vers le 8 mars, ce fut le retour de Patrick dans mon espace, et surprise, téléphone de sa part.

Je fis des rêves où je réussissais à vaincre des peurs, à m'affirmer avec des hommes voulant abuser mentalement de moi.

Le 13 mars, en voulant canaliser de l'énergie pour aider Patrick, je sentis encore une fois un grand froid m'envahir, des frissons aussi.  Pour moi c'était habituel lors des discussions avec lui mais première fois alors que je canalisais de l'énergie.  Je me demandais la signification de tout cela. Quelques jours plus tard, en partageant cela avec ma voisine, elle me dit qu'elle voyait qu'il était un grand tireur d'énergie en puissance, qu'il me jalousait à l'extrême.  Je fus étonnée car je n'avais point sensation de vide après nos échanges mais bien juste cette sensation de froid.

Les quelques échanges avec Patrick furent irréguliers par la suite.  Je vivais beaucoup de choses par rapport à mon voyage qui se précisait de plus en plus, la cohabitation nouvelle, l'argent, les enfants.

En fin de mars, je m'affirmai avec Patrick, lui dit non à l'écouter  lorsque moi-même je me sentais moins bien.  C'est parfois bataille, lutte de pouvoir entre lui et moi sur nos divergences de visions.  Il y eut des signes pour moi comme quoi je revenais dans le passé car même Daniel ressurgit sur icq.

Je vis que Patrick = tendresse, peur du futur, peur de me décevoir et que Daniel = désir d'évoluer selon ses mots, désir d'apprendre pour m'avoir ? peur d'avancer, de se dépasser.  Que les 2 entraient beaucoup dans la sexualité sur le virtuel, ce qui me ramenait à ma propre sexualité à laquelle je mettais frein en virtuel car désireuse de la vivre en concret, avec toucher, point juste avec des mots et de l'imaginaire.

Patrick vint me dire qu'en congé le jour et la semaine suivant mon arrivée sur Paris.  Le 1er avril, il me téléphone par 2 fois en ne me disant que 3 mots: je t'aime.  Je ne comprenais pas, me sentais déboussolée et lui exprimai mon senti par émail.  Le lendemain il se branche sur icq pour me faire une surprise.

Le surlendemain je vis que j'étais dans l'ego spirituel avec lui, que je le jugeais indigne d'être à mes côtés du fait qu'il ne voulait point cheminer comme il l'avait déjà fait dans le passé.  Je lui partageai cela.  Le jour suivant je me questionnais à nouveau si j'avais envie de vivre relation avec quelqu'un qui voyait la vie en noir.  Lorsque je demandais ma leçon là-dedans, mes guides me répondirent seulement ceci:  Aime-toi.

Je lui partageai tout ceci, ainsi que mon choix de vivre dans la lumière, il fit le choix de rester dans la noirceur de son côté.  Je fus alors de plus en plus en salon ésotérisme et je compris qu'ainsi je me protégeais inconsciemment de lui, qu'il ne venait pas me parler quand j'étais sur ce salon, car j'affichais ainsi clairement mon choix de chemin.  Nous furent plusieurs jours à nous croiser ainsi sans nous parler, j'écoutais mes intuitions.

Le 16 avril alors que je discutais avec lui, il me dit qu'il ne venait pas me parler, point parce qu'il m'en voulait mais parce qu'il préférait discuter avec les autres plus qu'avec moi.

Mon désir de tendresse envers lui restait latent dans l'ombre.  Nos conceptions, visions de la vie étaient à l'opposé.

Le 19 il m'annonce qu'il veut se suicider.  Il ne le fait point.

Ne me restait que quelques jours avant mon départ pour l'Europe, je ne le revis point sur le net mais c'était loin d'être terminé avec lui.  La suite s'est vécue durant et après mon voyage.

© lumdam 2004